Djwal Khôl (appelé aussi le tibétain, Djwhal Khôl, Djwal Kûl, ou souvent D.K. « Nos meilleurs théosophes préféreraient de beaucoup que les noms des Maîtres n’eussent jamais paru dans aucun de nos livres » écrit Helena Blavatsky dans La Clef de la Théosophie ; pour cette raison dans la littérature théosophique les mahatmas sont souvent désignés par des initiales) est dans les milieux liés à la Société théosophique un maître de sagesse (« mahatma »), qui a « inspiré » l'œuvre d'Alice Bailey par télépathie Cette œuvre s'articule autour de thématiques héritées de l'enseignement spiritualiste de la Théosophie d'Helena Blavatsky.. La réalité historique du personnage n'a jamais été prouvée.
Apparition du nom dans la littérature théosophique Considéré par les adeptes d'Alice Bailey comme l'inspirateur direct des ouvrages de cette écrivaine, Djwal Khul est évoqué pour la première fois dans un ouvrage posthume d'A.P. Sinnett publié en 1923 : les Lettres des Mahatmas . Qu'elles aient été écrites soit par des « Maîtres de Sagesse » et adressées à Sinnett comme l'affirment les adeptes théosophes, ou qu'elles aient été écrites par Sinnett lui-même, ces lettres ont été rédigées entre 1880 et 1885.
L'un des personnages, le « Mahatma Koot Houmi », fait ainsi référence à plusieurs reprises à un autre personnage, supposé être son disciple ou du moins collaborateur, « Djwal Khul » (aussi orthographié Djoual-Koul, Djoual Khoul ou Djual Kool ou Djwal Kool) :
La référence au personnage de Djwal Khul existe ainsi dans les cercles intérieurs de la Société théosophique dès la fin du et Alice Bailey l'a sans doute découverte dans ses premières années de recherche spiritualiste au sein de la Société.
Supercherie ou réalité Helena Petrovna Blavatsky (H.P.B.) est la première à mentionner l'existence de ces MaîtresElle en parla à sa famille, sa sœur Vera, sa tante Nadedja Fadeev dès 1859 et de manière publique à partir de 1878 dans son premier livre Les cavernes et les jungles de l'Hindoustan, Adyar, 1975. Source : Erik Sablé, La révélation des Maîtres de la sagesse, Le Mercure Dauphinois, 2004, . Face à l'aspect rocambolesque et paranormal de ses sources prétendues, elle s'est attiré scepticisme puis discrédit (Max Heindel, Madame Blavatsky et la doctrine secrète, Lienhart et Cie, 1977, ), comme en témoigne le livre de René Guénon, Le Théosophisme, histoire d'une pseudo-religionRené Guénon, Le Théosophisme, histoire d'une pseudo-religion, Éd. Traditionnelles, Paris, 1986. Néanmoins, des lettres manuscrites ont été retrouvées126 lettres des Mahatmas Morya et Koot Houmi adressées à Alfred Percy Sinnet. qui ne sont pas de la main de Madame Blavatsky ; par ailleurs, plusieurs témoins ont prétendu avoir rencontré ces Maîtres « en chair et en os » : Allan Octavian Hume, Alfred Percy Sinnett, Stainton Moses, le Colonel Henry Steel Olcott (1832-1907)Dans son livre Old Diary Leaves de juin 1893, le colonel Olcott écrit : . Lire l'enquête menée par Erik Sablé, auteur de La Révélation des Maîtres de la sagesse.. Cependant, lorsque ces lettres sont publiées, le médium américain Henry Kiddle (1842-1900), y reconnait l'un de ses propres discours, prononcé en 1880 à Lake Pleasant. Il accuse donc de plagiat, dans la revue spirite Light, H.P.B. qui se défend d'une façon étrange : elle reconnait la similitude des textes et ajoute que le Maître Koot Hoomi a pu être distrait et l'a fait « sans y penser »L'accusation de plagiat concerne la revue spirite Banner of Light. Source : Peter Washington, La saga théosophique, Exergue, 1999, … Le cofondateur de la Société Théosophique, Henry Steel Olcott a lui-même fait part de ses doutes quant à l'authenticité de certaines lettres remises par William Quan Judge (1851-1896). Il s'agissait des lettres remises à Londres, en juillet 1891 au colonel Henry Steel Olcott. Cette affaire occasionna un procès interne en comité avec Annie Besant.. En ce qui concerne le personnage de Djwal Khul, le psychanalyste Carl Jung contemporain d'Alice Bailey y voit une incarnation d'une sorte de surmoi pour l'écrivaine, une allégation que la principale intéressée réfute cependant Alice Bailey, Autobiographie inachevée, Éditions Genève, 1951, . . Thèmes de l'œuvre produite par le tibétain, et Alice Bailey Le fonctionnement de l'âme (à partir des Yoga Sutras de Patañjali). La méditation occulte La réincarnation et la question du Karma Les rayons, étude de l'influence des sept rayons — énergies spirituelles supposées influencer la vie dans les différents domaines de l'existence : civilisations, nations, règnes de la nature, psychologie et vie spirituelle de toute entité individualisée Les centres ou chakras, leurs fonctions, leur évolution. Note : le nom du tibétain peut être orthographié différemment selon l'origine linguistique des sources.
Voir aussi Bibliographie A.T. Barker, Lettres des Mahatmas Morya et Koot Houmi à A.P. Sinnet, Adyar, 1994 H.S. Olcott, À la découverte de l'occulte, Adyar, 1976 (trad. française de Old Diary Leaves par La Vieuville). Djwal Kul, Études intermédiaires de l'aura humaine, Éd.de Mortagne, 1995. Michel Coquet, Le Maître Tibétain Djwal Khool, sa vie son œuvre, Arista, 1999. Erik Sablé, La Révélation des Maîtres de la Sagesse, Le Mercure Dauphinois, 2004. Anne Givaudan et Daniel Meurois, Le Voyage à Shamballa, Un pèlerinage vers soi, Le Perséa, 1986
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Personnage de fiction asiatique Catégorie:Personnalité tibétaine du bouddhisme tibétain Catégorie:Personne dont l'existence est controversée