Auguste van der Meere, parfois orthographié Vandermeeren, né le à Bruxelles et mort le à Nancy, est un militaire au service du royaume uni des Pays-Bas puis de la Belgique après l'indépendance de cette dernière.
Il se distingue dans un premier temps lors de la révolution belge en s'engageant dans la garde bourgeoise de Bruxelles, puis participe aux Quatre Jours de Bruxelles. Il rejoint ensuite les nouvelles forces armées belges en devenant le devient le premier chef du personnel et obtient le grade de général de brigade.
En 1841, il participe une tentative de coup d'état du mouvement orangiste, la conspiration des Paniers percés, qui lui vaut d'être condamné à mort puis gracié.
Il fait partie de la noblesse belge, avec le titre de comte.
Biographie Origines et vie privée Auguste Louis Nicolas van der Meere nait à Bruxelles le , pendant la période française de l'histoire de la Belgique, alors que la ville est le chef-lieu du département de la Dyle. Il est le deuxième et dernier enfant du couple de Charles Aimé Emmanuel van der Meere de Cruyshautem et de Catherine Louise de Beelen Bertholff. Il a une sœur ainée, Eugénie Désirée van der Meere, née en 1797.
Auguste est élevé dans la tradition de l'Ancien Régime, ses parents étant des aristocrates des Pays-Bas autrichiens avant que ceux-ci ne soient annexés à la Première République française. Particulièrement attachés à la maison de Habsbourg, ils étaient réfractaires aux idées de la Révolution française.
Auguste se marie avec Louise Amélie Bailey avec laquelle il a une fille, Alice Emilie van der Meere, qui nait en 1853.
Carrière militaire vignette|Le Prytanée national militaire de La Flèche au siècle. Le , un décret impérial décide de l'envoi des fils ainés des familles nobles des pays annexés à la France au Prytanée national militaire de La Flèche, dans le département de la Sarthe, dans le but de les intégrer la Grande Armée de Napoléon Ier. Auguste, alors âgé de 12 ans, est sélectionné par le avec trois autres fils de nobles : Prosper Christyn de Ribaucourt, Ferdinand Cornet de Grez et Antoine van der Dilft de Borchvliet. Son père, le comte Charles Aimé Emmanuel van der Meere de Cruyshautem proteste mais ne parvient pas à éviter l'enrôlement de son fils et finit par emmener celui-ci dans l'établissement militaire français. Là, il se lie d'amitié avec son mentor, Scipion de Dreux-Brézé. Grâce à l'aide du préfet de la Dyle, Frédéric-Christophe d'Houdetot, son père parvient à le faire revenir à Bruxelles à l'été 1813, sous prétexte d'une maladie nécessitant un retour au pays. Alors que l'armée française est en déroute lors de la guerre de la Sixième Coalition, Auguste rejoint l'armée coalisée avec le garde de Capitaine le .
Après que le congrès de Vienne ait décidé de la création du royaume uni des Pays-Bas, il est incorporé à l'armée néerlandaise et est affecté comme adjudant du colonel à Bruxelles le mais ne prend pas part à la célèbre bataille de Waterloo du . En août de la même année, il suit celui qui est devenu le général Van Geen, muté à la citadelle de Namur. À la fin 1817, il est affecté à un régiment à La Haye puis, en , il part pour le Suriname, où il devient receveur des impôts et revient en .
Révolution belge Émeutes d'août 1830
vignette|Le prince Guillaume pris à partie par la foule lors de son entrée dans Bruxelles, le . Lorsqu'éclate la révolution belge avec les émeutes d'août 1830 à Bruxelles, Auguste van der Meere est membre de la Société du commerce de Bruxelles. Celle-ci crée une compagnie de milice bourgeoise à laquelle il participe afin de maintenir l'ordre public et de combattre les émeutiers. Le il est appelé pour devenir Major dans la garde bourgeoise de Bruxelles et commande alors la première et la deuxième section, sous les ordres d'Emmanuel Van der Linden d'Hooghvorst. Il est chargé de réunir l'ensemble de la garde au matin du afin de préparer l'entrée en ville du prince Guillaume et signe l'ordre du jour et l'arrêté de rassemblement en tant que Major de garde.
Après le mauvais accueil du prince par la population bruxelloise, celui-ci convoque les chefs de la garde bourgeoise le et ils lui suggèrent de quitter Bruxelles pour sa propre sécurité. C'est à ce moment qu'Auguste van der Meere propose pour la première fois l'idée que le prince devienne le premier roi des Belges, affichant par la même occasion ses tendances orangistes, mais celui-ci refuse en disant : . Le soir-même, l'aide de camp du prince, le général Édouard de Knyff, est pris pour un gendarme déguisé par les gardes de la porte de Schaerbeek alors qu'il quitte la ville. Auguste van der Meere arrive juste à temps pour éviter qu'il soit fusillé et confirmer que le général possède bien un laisser-passer pour sortir de la ville. Avant le départ du prince, la garde bourgeoise déclare qu'elle , dans une proclamation signée, entre autres, par Auguste van der Meere.
Affaire de Tervuren vignette|Le pavillon de Tervuren. Le , il prend le commandement d'un détachement de bourgeois pour se rendre à Tervuren afin d'y établir un poste de garde à l'embranchement de la route de Wavre d'où ils doivent protéger le pavillon du prince dans le parc de Tervueren et attendre des volontaires et des armes, notamment le corps franc liégeois de Charles Rogier. Cependant, ils sont arrêtés par cavaliers de l'armée qui leur barre le passage à la lisière de la forêt de Soignes. La troupe se barricade et, alors que les deux commandants s'entretiennent, deux parlementaires bruxellois sont envoyés au quartier-général de l'armée à Vilvorde afin de trouver une solution diplomatique avec le commandant en chef, le prince Frédéric d'Orange-Nassau. La nouvelle d'un affrontement entre la garde bourgeoise et l'armée se propage rapidement à Bruxelles et suscite l'indignation populaire. Citoyens et bourgeois se réunissent en une colonne de renforts dirigée par Sylvain Van de Weyer et par le commandant de la garde bourgeoise de Bruxelles, Emmanuel Van der Linden d'Hooghvorst. Arrivée à hauteur d'Auderghem, la colonne est arrêtée in extremis par Charles Plétinckx qui annonce que le prince a fait reculer ses troupes et que le palais de Tervuren est sous le contrôle du détachement de van der Meere. Malgré la mise en ordre de bataille des deux parties, aucun affrontement direct n'a lieu ce jour-là.
Quatre Jours de Bruxelles
Alors qu'il est de retour à Bruxelles, Juan Van Halen le nomme Colonel commandant l'« armée des patriotes » le .
Armée belge
Distinctions Croix de fer
Œuvres 1837 : Recueil des grandes manoeuvres d'armées, Éditeur du Journal de l'Armée belge, Bruxelles ; 1880 : Mémoires du Général Comte Van der Meere, C. Muquardt, Bruxelles ;
Voir aussi Château de Kruishoutem ou d'Aaishove
Bibliographie
Notes et références
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