Les relations entre la Bolivie et la France désignent les relations diplomatiques bilatérales s'exerçant entre, d'une part, la république de Bolivie, État d'Amérique du Sud, et de l'autre, la République française, État principalement européen. Elles sont structurées par deux ambassades, l'ambassade de Bolivie en France et l'ambassade de France en Bolivie.
Histoire La France et la Bolivie entretiennent des relations depuis 1831. Deux présidents français se sont rendus en Bolivie, Charles de Gaulle lors de son voyage en Amérique du Sud en 1964 et Jacques Chirac en 1997. Les relations entre la France et la Bolivie sont marqués par la relation de Simón Bolívar avec la France (il donna également son nom à la Bolivie), pays ou naquis sa conscience politique, il possède une statue équestre de Simón Bolívar à Paris, mais aussi l'expédition d'Alcide Dessalines d'Orbigny qui de 1826 à 1833 parcours, pour le compte du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, l'Amérique du Sud et mène des observations sur la faune, la flore, la géologie et les populations locales. Une grande partie de ses recherches sont publiés dans Voyages en Amérique méridionale. D'Orbigny va résider en Bolivie de 1830 à 1833 et son travail est faciliter par Andrés de Santa Cruz président du Pérou et président à vie de la Bolivie puis « Protecteur suprême » de la Confédération péruvio-bolivienne de 1836 à 1839. Aujourd'hui son nom a été donné au lycée franco-bolivien Alcide-d'Orbigny de La Paz, au Muséum d'histoire naturelle de Cochabamba (Bolivie), et à une commune de la région du Gran Chaco dans le département de Tarija.
Après la Seconde Guerre mondiale un grand nombre de dignitaires du Troisième Reich se sont réfugiés en Amérique du Sud dont en Bolivie, ce qui est le cas de Klaus Barbie qui s'y était installé et était recherché par la France, le régime de la dictature militaire les a protégé. En 1982 après la fin de la dictature Klaus Barbie sera extradé en France puis jugé pour crime contre l'humanité. Le premier chef d'état français à se rendre en Bolivie est Charles de Gaulle qui lors de la cinquième étape de son voyage en Amérique du Sud se rend à Cochabamba les 28 et et est reçu par Víctor Paz Estenssoro et près de 100 000 personnes soit la moitié de la population de la ville d'alors. Le second chef d'état français à se rendre en Bolivie est Jacques Chirac qui s'y rend en 1997 au cours d'une tournée ou il se rend également au Paraguay, Jacques Chirac sera surnommé "un presidente de altura" par le quotidien bolivien la Razon, à sa descente d'avion à Cochabamba il sera surnommé par le président bolivien Gonzalo Sánchez de Lozada "Grand Condoro" car ayant permis à la Bolivie d'accueillir des match de football dans le cadre des qualifications à la coupe du monde de football 1998 qui se tient en France. En 2013 une crise diplomatique a lieu entre la France, le Portugal, l'Espagne et l'Italie qui refuse le droit de survol de leur territoire par l'avion du président Evo Morales qui s'était rendu en visite à Moscou auprès de Vladimir Poutine. L'avion présidentielle est obligé de faire escale à Vienne car après pression des États-Unis les quatre pays sous prétexte que l'avion pourrait transporter Edward Snowden qui est recherché par les États-Unis. Cette situation est critiquée par le président Morales qui reçoit le soutien d'autres états d'Amérique latine, comme le soutien de Nicolás Maduro président du Venezuela ou Cristina Fernández de Kirchner présidente de l'Argentine. L'ambassade de France est même attaqué à coup de jet de pierre et des drapeaux français sont brûlés. gauche|vignette|François Hollande à la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques. Par la suite, les relations entre les deux pays vont revenir à la norme, Evo Morales sera reçu six fois en France de la présidence de Nicolas Sarkozy à la présidence d'Emmanuel Macron, il avait été reçu par François Hollande lors de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques qui a conduit à la signature de l'accord de Paris sur le climat. Il serra également accueilli à Pau par l'université de Pau et des pays de l'Adour qui l'a décoré des insignes de Docteur Honoris Causa. Evo Morales c'était entretenu avec Emmanuel Macron à New-York dans le contexte de l'aide apportée par l'Union européenne à la Bolivie lors des feux de forêt de 2019 en Amazonie. Conformément aux décisions prises lors du sommet du G7 de 2019 à Biarritz, la France envoie 38 sapeurs-sauveteurs militaires de la sécurité civile, 4 pilotes de drones sapeurs-sauveteurs militaires de la sécurité civile et 3 drones ainsi que 6 experts de la sécurité civile française pour une mission de reconnaissance et d’évaluation. Le en marge du Sommet UE-CELAC, le président français Emmanuel Macron et le président bolivien Luis Arce se sont rencontrés à Bruxelles. La Bolivie a participé aux Jeux olympiques d'été de 2024 et jeux paralympiques d'été de 2024 à Paris, la Bolivie n'avait pas participé aux Jeux olympiques de 1900 et 1924.
Relations culturelles, scientifiques et économiques
Relations culturelles La coopération culturelle entre la France et la Bolivie se base sur deux lycées français à La Paz (Lycée franco-bolivien Alcide-d'Orbigny) et à Santa Cruz (Lycée français de Santa Cruz de la Sierra), ainsi que sur un réseau dynamique de quatre Alliances françaises (La Paz, Cochabamba, Santa Cruz de la Sierra, Sucre ainsi qu’une antenne de l’Alliance française de La Paz à Oruro et à El Alto), environ 3000 étudiants boliviens apprennent le français en 2024 via les alliances françaises dans le pays.
Ainsi que via la Maison de l'Amérique latine à Paris et la maison de la Bolivie en France à Paris également. En 2024 un accord de coopération a été signé entre l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales) et le FILAC (Fonds pour le développement des peuples indigènes d’Amérique Latine et des Caraïbes) et prévoit des coopérations dans les secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la culture. Pour le partenariat culturel d'autres institutions françaises entretiennent des rapports avec la Bolivie notamment le musée du Quai Branly - Jacques-Chirac notamment dans le cadre de l'exposition « Amazonia, créations et futurs autochtones ».
Relations scientifiques Depuis 1968, l'Institut de recherche pour le développement est implanté en Bolivie à La Paz, seul établissement public français présent dans le pays. L'institut mène des recherches qui concernent la variabilité et changement climatique, les écosystèmes terrestres à haute altitude, la biodiversité aquatique, la qualité environnementale, la santé : entomologie et écologie des vecteurs, la gouvernance : travail, éducations et savoirs, dynamiques sociales et spatiales. Ses recherches sont faites avec des acteurs locaux mais aussi internationaux comme l'Instituto de hidráulica e hidrología, le Global Atmosphere Watch ou l'Universidad Mayor de San Andrés. L'Institut français d'études andines rattaché au Centre national de la recherche scientifique est également présent dans le pays dans l'objectif de développer des projets de fouilles archéologiques sur la périphérie du lac Titicaca, et sur l’Altiplano à la fois en Bolivie, en Colombie, en Équateur et au Pérou.
La France est le pays d'accueil des étudiants boliviens, et le partenaire scientifique. Une convention de reconnaissance mutuelle des diplômes a été signée en qui fait suite aux conventions du même type signées entre la France et le Costa Rica en 2015, avec le Panama en 2016 et le Salvador aussi en 2018.
Le Muséum national d'histoire naturel de Paris mène aussi des recherches dans le pays, outre l'expédition d'Alcide d'Orbigny, de nombreuses expéditions françaises ont été menées dans le pays par le Muséum national d'histoire naturelle de Paris, notamment celle de Louis Girault qui s'est intéressé à la médecine traditionnelle des Kallawayas. Mais aussi des recherches ont été menées en paléontologie des vertébrées. Ainsi que des recherches archéologique menée par les chercheurs du musée de l'Homme en partenariat avec l'Institut français d'études andines.
Relations économiques