Le sommet du G7 de 2026 a lieu du 15 au à Évian-les-Bains, en Haute-Savoie, à l'Hôtel Royal. Il réunit les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et la France, pays hôte., ainsi que l'Union européenne, représentée par le président du Conseil et la présidente de la Commission. Évian est la première ville française à accueillir à deux reprises un sommet du G7 (anciennement G8), ayant déjà hébergé celui de 2003.
Composition
Le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde, l'Egypte et le Kenya ont été conviés au sommet, de même que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. L'Afrique du Sud affirme avoir été initialement invitée, puis exclue sous la pression de l'administration TrumpL’Afrique du Sud assure ne pas être invitée au G7 en France après des pressions américaines, Le Monde, Claire Gatinois, 26 mars 2026. Suite à un conflit d'agenda avec l'anniversaire de Donald Trump, le sommet, initialement prévu du 14 au , est décalé d'un jour..
Conclusions Le G7 d'Evian adopte une déclaration géopolitique générale apportant un soutien à l'Ukraine et au rétablissement de son intégrité territoriale, de même qu'un soutien au protocole d'accord conclu la veille du sommet entre les Etats-Unis et l'Iran. Les autres déclarations adoptées portent sur la lutte contre le cancer et l'épidémie d'Ebola, des partenariats internationaux mutuellement bénéfiques, les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques, la lutte contre le trafic de drogue, la résorption des déséquilibres macroéconomiques, la lutte contre le trafic de migrants ainsi que sur un espace numérique plus sûr pour les mineurs.
Oppositions
Sur le modèle des manifestations de 2003 contre le sommet du G8 à Évian, une coalition « No G7 » composée d'une soixantaine d'associations altermondialistes organise à Genève une grande manifestation le dimanche ., veille du début du sommet afin de « construire la riposte internationaliste ».
Le parti libéral-radical genevois, craignant les débordements et pillages vécus pendant le sommet de 2003, avait demandé via un projet de loi l'interdiction de toute manifestation en lien avec le G7 en centre-ville. La demande est refusée par le Parlement cantonal le 2026, la gauche plaidant pour le droit fondamental à manifester..
La manifestation a lieu sur la rive droite de Genève le dès 15h15 depuis la Parc Mon Repos. Elle réunit selon les organisateurs, 20 000 selon la police, dont 600 « Black Bloc ».. Dans un premier temps ont été revendiqués.. Après l'incendie d'une voiture et des dégâts à plusieurs bâtiments et abris de bus, la situation s'envenime. Des manifestants tirent au mortier et lancent des projectiles contre la police qui réplique avec des tirs de gaz lacrymogène, de canon à eau, et de Flash-Balls, blessant des manifestants. La police ordonne la dissolution de la manifestation vers 19h puis une nouvelle fois vers 20h. Finalement, elle nasse environ 300 personnes aux abords du quai Wilson de 19h à 8h le lendemain matin. En marge de la nasse, la police interpelle violemment deux personnes. Plusieurs plaintes sont déposées contre la police pour voies de fait, séquestration, contrainte, et abus d'autorité..
Plusieurs formations politiques, notamment genevoises, ainsi que la coalition organisatrice de la manifestation émettent des critiques à l'égard de la police et des institutions et demandent la démission de la conseillère d'État de tutelle Carole-Anne Kast et du procureur Olivier Jornot.
Sécurité
En France La sécurisation du sommet mobilise côté français 7160 agents de la police nationale. 200 policiers sont chargés de la protection rapprochée des chefs d’État et de gouvernement ainsi que de leurs conjoints. Une zone de protection de est définie, dans laquelle sont engagés 6100 gendarmes, 900 militaires et 830 douaniers. La gare d'Evian et plusieurs établissements scolaires d'Evian et de Neuvecelle sont fermés avant et pendant le sommet. La Gendarmerie est chargée d'escorter les élèves d'Evian qui doivent passer les épreuves du Baccalauréat au lycée de la Versoie à Thonon-les-Bains au lieu d'Evian. Du 11 au 17 juin sont activées deux zones de sécurité avec des restrictions d'accès. Une zone située sur les communes d'Evian-les-Bains, Neuvecelle et Publier devient accessible aux seules personnes munies d'un Pass G7 délivré par la préfecture.
En Suisse Le le Conseil fédéral suisse approuve un engagement de l’Armée suisse en service d’appui pour soutenir, à leur demande, les autorités cantonales dans les mesures de sécurité... L’armée soutient les polices cantonales de Genève, de Vaud et du Valais. Elle agit en coordination avec l’Armée française, qui apporte également son soutien aux forces de l’ordre françaises.
Des renforts de police sont envoyés à Genève en provenance de différents cantons suisses, d'Allemagne () et de France (Gendarmerie nationale)Voir les photographies : forces de police présentes lors de la manifestation du 14 juin..
Restriction de l’espace aérien Une restriction temporaire de l’espace aérien est instaurée dans la région lémanique du 10 au 18 juin . La restriction concerne le trafic aérien à vue ainsi que le trafic aérien aux instruments non commercial. Elle est appliquée à une zone centrée sur Évian, Lausanne et l'aéroport international de Genève.
Fermeture de frontières Le Conseil fédéral annonce le 6 mai 2026 le rétablissement des contrôles à la frontière franco-suisse entre le 10 et le 19 juin 2026 . Du 12 au 18 juin, seules sept douanes permettront de franchir la frontière entre le canton de Genève et la France. Les passages par les gares ferroviaires et par l’aéroport de Genève restent autorisés, mais le franchissement de la frontière est interdit partout ailleurs, y compris pour les cyclistes et les piétons.
Coûts
Notes et références
Liens externes
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