est un poème de poète romain Catulle. Ce poème est écrit en strophe sapphique. Dans les trois premières strophes, inspirés de Sappho (comme le dit le nom de la strophe), Catulle parle à Lesbie. Tandis que dans la dernière strophe, plus romaine, Catulle se parle à lui-même.

Texte VersTexte latinTraduction française 1 Ille mi par esse deo videtur Il me semble être l'égale d'un dieu 2 Ille, si fas est, superare divos, Celui-ci, si cela est permis, (il me semble) être supérieur aux dieux 3 Qui sedens adversus identidem te Celui qui est assis devant toi continuellement 4 Spectat et audit Te regarde et t'écoute 5 Dulce ridentem Toi qui rit doucement 5-6 misero quod omnis / Eripit sensus mihi : ce qui m'enlève à moi misérable tous mes sens 6-7 nam simul te, / Lesbia, aspexi, Car aussitôt que je t'ai aperçue, Lesbie 7-8 nihil est super mi / Vocis in ore Il ne me reste plus rien de voix dans ma bouche 9 Lingua sed torpet Mais ma langue se paralyse 9-10 tenuis sub artus / Flamma demanat Une flamme délicate se répand sous mes articulations 10-11 sonitu suopte / Tintinant aures Mes oreilles tintent de leur propre bourdonnement 11-12 gemina teguntur / Lumina nocte. Mes deux yeux sont recouverts de la nuit. 13 Otium, Catulle, tibi molestum est L'oisiveté, Catulle, est dangereuse pour toi 14 Otio exsultas nimiumque gestis À cause de l'oisiveté, tu te laisses emporté, tu t'exites trop 15-16 Otium et reges prius et beatas / Perdidit urbes. L'oisiveté, avant toi, a perdu à la fois les rois et les villes opulentes.

Analyse Catulle, en tant que poète élégiaque, s'inspire de Sappho. On le voit par de multiples raisons : Catulle utilise des strophes sapphiques, qui a été inventé par Sappho Par les ille (fr : celui), (où on voit l'anaphore lors des deux premiers vers), Catulle parle d'un trio amoureux, ce qui est semblable à de nombreux poèmes de Sappho Catulle s'inspire très clairement de Sappho dans ces trois premières strophes Cependant, s'inspirant de la tradition romaine, la dernière strophe critique l'oisiveté (latin : otium), notion péjorative à Rome alors que la skholè était louée en Grèce. Le poète s'appuie sur les exemples antérieurs (prius) où l'oisiveté s'est montré dangereuse : des rois (latin : reges), là encore notion péjorative chez les Romains ainsi que des villes (latin : beatas urbes).

Liens externes Traduction Catulle 51 Catulle 51 de wikisource

Référence

Catégorie:Poème de langue latine Catégorie:Catulle