vignette|Portrait du couronnement de Pierre III de Russie, en 1761. Le traité de Saint-Pétersbourg est conclu le et met fin aux combats de la guerre de Sept Ans entre la Prusse et la Russie. Ce traité fait suite à l'accession au trône de l'empereur Pierre , qui admire le roi de Prusse Frédéric le Grand. Il permet à ce dernier de se concentrer sur ses autres ennemis, l'Autriche et la Saxe, dans ce qui est appelé le second Miracle de la maison de Brandebourg.
Le traité est signé par le chancelier Vorontsov pour la Russie et par l'envoyé prussien, le baron , pour la Prusse. La Russie s'engage à contribuer à la conclusion d'un accord de paix entre les différents belligérants de la guerre de Sept Ans et à restituer à la Prusse tous les territoires occupés par ses troupes durant le conflit. Cette intention de restitution est manifestée avant la signature du traité ; le , la Russie déclare : « Qu'il convient de faire la paix avec ce roi de Prusse ; que Sa Majesté impériale, pour sa part, est résolue en ce sens ; elle renonce à la Prusse-Orientale et aux prétendues conquêtes ; la participation russe à cette guerre prend fin. » De plus, il est convenu que la Russie aiderait la Prusse à négocier la paix avec la Suède.
Frédéric II s'en trouve ravi car « le tsar lui promit l'aide d'une force symbolique de » à employer contre l'armée autrichienne. Le traité de Hubertsbourg qui suit scelle la paix entre la Prusse, l'Autriche et la Saxe, mais « bien qu'il rétablisse le statu quo d'avant-guerre, il marqua l'ascension de la Prusse comme puissance européenne majeure ».
Deux ans après le traité, la Prusse et la Russie concluent une alliance défensive.
Références
Saint-Pétersbourg Saint-Pétersbourg Saint-Pétersbourg Catégorie:Relations entre l'Allemagne et la Russie