Song Zhiwen () (v 660–v 712), également nommé Shaolian (少连), prénom de courtoisie de Yanqing () est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre du début de la dynastie Tang bien que sa carrière poétique se soit plutôt déroulée en grande partie pendant le règne de l'impératrice Wu Zetian. Originaire de Fenzhou (aujourd’hui Fenyang, Shanxi), c’est un poète représentatif de la période de standardisation des vers réguliers de la poésie nouvelle de la dynastie Tang. Il fait partie des « Dix amis de l’école des Immortels » (仙宗十友) Catégorie élogieuse forgée par les lettrés des Cinq Dynasties et après, pour célébrer un groupe de dix hommes de lettres du début de l’ère florissante des Tang. Les membres de ce groupe étaient pour la plupart étroitement liés au taoïsme, et œuvraient principalement dans les domaines de la littérature et de la religion, Le groupe comprend : Chen Zi'ang, Lu Zangyong, Sima Chengzhen, Wang Shi, Bi Gou, Li Bai, Meng Haoran, Wang Wei et He Zhizhang, Song Zhiwen.. Il est contraint au suicide vers 712. Biographie Issu de l’ethnie Han, Song Zhiwen serait né vers la première année de Xianqing (v 656) sous l'empereur Gaozong (r. 628-683). Dès son jeune âge, il est célèbre pour son talent littéraire. En 675, il réussit les examens impériaux et obtient le titre académique de jinshi. Il occupe des postes tels que celui de magistrat de district. En 681, il entre à l’Académie Chongwen pour y servir comme érudit. Après l’accession de l’empereur Ruizong au trône (684), Song Zhiwen est puni pour ses fautes et exilé à Qinzhou (aujourd’hui dans Guangdong). À l’automne de 690, Wu Zetian se proclame impératrice, change le nom de l’État en Zhou. Elle apprécie Song Zhiwen qui est doté d’un grand talent. Celui-ci est appelé à servir à l’Académie littéraire. En 696, il est nommé assistant-militaire à Luozhou et accompagne les banquets impériaux en composant des poèmes officiels. En 703, il est promu secrétaire au ministère du Protocole. Puis, il est nommé directeur adjoint de l’atelier impérial et serviteur du palais impérial (de gauche). Deux ans plus tard, à la chute de la dynastie Zhou, pour avoir flatté les frères Zhang Yi, il est rétrogradé au poste de assistant-militaire à Longzhou (aujourd’hui Luoding, Guangdong), mais est ensuite gracié et revient au Nord. Il occupe différents postes de fonctionnaire jusqu’au poste de responsable des examens impériaux. En 709, il est accusé de corruption et il est exilé et rétrogradé au poste de secrétaire principal de Yuezhou (aujourd’hui Shaoxing, Zhejiang). Au début du règne de Tianbao (v 712), alors qu’il est en exil, il est — par décret impérial — condamné à mort par décapitation à la station postale de Guizhou apparemment en raison de son implication imprudente dans les affaires politiques liées à la succession impériale. Poésie Poète éminent de la cour impériale, Song Zhiwen est connu avec Shen Quanji, l’un des développements poétiques les plus importants des poètes du début de la dynastie Tang, un style largement suivi et qui inspira les générations futures de poètes. Il est aussi connu pour ses chansons heptasyllabiques. Il est associé avec Shen Quanji sous le nom de « Shen-Song ». Ses premières œuvres se concentrent sur la vie de la cour et les poèmes commandés par l’empereur, poèmes officiels embellissant la paix et louant les mérites, raffinés et délicats, dans son art. Plus tard, après son exil, ses poèmes devinrent progressivement simples et vastes, et il écrivit sur les paysages et son ressentiment personnel dû à son exil. Œuvres 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) : cette anthologie comprend deux poèmes de Song Zhiwen . Poème Le poème ci-dessous a été écrit en 705 au moment où Song Zhiwen est en route pour l'exil à Changsha (Hunan). Franchissant le col de Dayu (度大庾岭) Chinois 度岭方辞国, 停轺一望家。 魂随南翥鸟, 泪尽北枝花。
山雨初含霁, 江云欲变霞。 但令归有日, 不敢恨长沙。 Traduction libre Franchissant le col de Dayu, je quitte ma patrie, J'arrête mon carrosse pour jeter un regard vers ma maison. Mon âme suit les oiseaux qui s'envolent vers le sud, Mes larmes se tarissent parmi les fleurs du nord.
La pluie de montagne commence à s’éclaircir, Les nuées du fleuve s'embrasent en pourpre. Puisse-t-il qu'un jour je revienne, Je n'ose maudire l'exil à Changsha. Notes et références Notes
Références
Liens externes https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷882 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 882 : poèmes de Song Zhiwen. : livre audio des poèmes de Song Zhiwen, domaine public.
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