La BMW Série 5 est une gamme de voitures berlines et breaks conçus par le constructeur allemand BMW. Cette série prend la succession en 1972 des 1500, 1800 et 2000 (E115).
Toutes les générations à partir de la deuxième ont donné lieu à la production d'une version plus performante par la division Motorsport, la BMW M5.
Série 5 E12
Les années 1970 s'annoncent prolifiques pour BMW qui inaugure en 1972 à Munich son siège social actuel en parallèle des Jeux Olympiques appelé le « quatre cylindres ». Le chiffre d'affaires dépasse pour la première fois les deux milliards de marks.
On peut dire que la E12 est la première Série 5, en remplacement de la BMW 1500. La BMW 1500 est une familiale produite par BMW de 1962 à 1966. La voiture cinq places a été produite exclusivement en quatre portes. En 1972, (après quatre années de développement) la 520 est présentée (type E12). Son domaine de prédilection: le sport avec du confort et un luxe discret. Les Allemands l'appellent la « cinq » ce qui entraînera la hiérarchisation de la gamme par la suite.
En 1979, BMW Motorsport présente la version sportive M535i.
C'est au volant d'une BMW 528i marron métallisé que le célèbre gangster et braqueur français Jacques Mesrine est tué par les forces de l'ordre en 1979. Cette auto fut ensuite mise sous scellés par la justice dans une casse de la région parisienne avant d'y être détruite en 2007..
Au cinéma Dans Les Compères de Francis Veber sorti en 1983, Jean Lucas (Gérard Depardieu), accompagné de François Pignon (Pierre Richard), conduit une BMW 528i. En leur absence, la voiture est massacrée par des voyous. Dans Bleu comme l'enfer de Yves Boisset sorti en 1985, Ned (Lambert Wilson) conduit au début du film une BMW 525 grise. Dans Mesrine, l'ennemi public numéro 1, Vincent Cassel qui joue Mesrine achète une 528i en concession puis finalement se fera tuer à son volant. Cette voiture sera revendue et restaurée.
À la télévision En 1974, dans la série télévisée allemande Derrick, Stephan Derrick et Harry Klein roulent en BMW 525 E12. Dans la série télévisée Duel au soleil, le lieutenant Toussaint Marchioni conduit une 528i marron métallisé.
Série 5 E28
En , la nouvelle Série 5 (E28) dessinée par Claus Luthe et Ercole Spada est présentée. Sur le circuit de Kyalami en Afrique du Sud, le , le pilote brésilien Nelson Piquet remporte le titre de champion du monde de Formule 1 au volant de sa Brabham-BMW. Il gagne pour 2 points devant le Français Alain Prost sur Renault. C'est le premier titre pour un moteur turbocompressé en Formule 1. Le turbocompresseur est à la mode. Il équipe les Formule 1, le haut de gamme BMW avec la 745 i et la nouvelle 524 td. Le moteur turbo diesel est fabriqué dans l'usine de Steyr en Autriche, il développe 115 ch à . L'usine de Dingolfing fabrique la millionième Série 5. Ce modèle est aujourd'hui souvent utilisé sur piste notamment pour le Drift, de par sa légèreté (La plus légère des Séries 5) et ses possibilités moteurs. Elle est également plébiscitée depuis la vague Youngtimer, comme la version E12, dans le cœur de certains passionnés de la marque qui n'hésitent plus à restaurer les rares modèles encore roulants. Le constructeur Alpina et sa version suralimentée B7 turbo proposa jusqu'à 330 ch sur cette base.
BMW Motorsport présente, en 1985, la première M5, qui est équipée du moteur de la M1. Avec ce modèle, BMW concurrence directement les fabricants de Grand Tourisme comme Porsche ou Ferrari.
On peut apercevoir une splendide e28 conduite dans Paris par Tom Cruise en personne lors de cascades effectuées pour les besoins du film Mission impossible 6 : Fallout en 2018url=https://www.blogbmw.fr/serie-5-e28-mission-impossible-fallout/.
Série 5 E34
Présentée en 1988, la Série 5 E34 gagne en taille, confort et aérodynamisme. En entrée de gamme le nouveau 4 cylindres 1,8 litre de 113 ch (famille de moteurs M40) se retrouve sous le capot de la 518i et se révèle assez puissant pour cette grosse berline. Les "petits" 6 cylindres type M20 constituent à l'époque le gros des ventes, avec la 520i (2,0 L 129 ch) et la 525i (2,5 L 171 ch). Les gros blocs 6 cylindres de la famille M30 forment le haut de gamme de la Série 5 à l'époque, au sein des 530i (3,0 L 188 ch) et 535i (3,5 L 211 ch). La 524td est au départ la seule version fonctionnant au gazole, avec son turbo Diesel de , elle approche les .
1992 est une année de grands changements. La break "Touring" fait son apparition et se démarque de ses concurrentes par son élégance, rare pour ce type de carrosserie à l'époque. Le remplacement de la 524td par la 525tds va ouvrir une nouvelle ère dans le segment des berlines haut de gamme diesel. Avec ses et ses (26,5 mkg) de couple à , cette berline dépasse les et franchit les en 31,8 s, une première dans ce segment. La 525td apparait ensuite, avec le même niveau de puissance que l'ancienne 524td. Le "dédoublement" de la version Diesel témoigne sans doute de la part de marché grandissante pour ce carburant à l'époque. Cette même année le bloc M20 (introduit en 1978) des 520i et 525i est remplacé par un tout nouveau bloc 24 soupapes (famille M50) sans changement d’appellation. La puissance monte alors à 150 ch (520i) et 192 ch (525i). Ce gain de puissance annonce l'arrivée de la 525ix qui, avec ses 4 roues motrices, séduira les réticents des véhicules à propulsion.
Un moteur V8 est réintroduit en 1993 - une première chez BMW depuis presque quatre décennies - avec les 530i (3,0 L 218 ch) et 540i (4,0 L 286 ch). Ce moteur remplace alors le "gros " bloc 6 cylindres (type M30) qui a fait son apparition au début des années 1970. La 540i abat alors le en .
En 1994 la Série 5 est restylée. La calandre est élargie et l'airbag est désormais de série, comme bon nombre d'équipements.
Deux versions sportives ont notamment été produites : la M5 et l’Alpina B10 Bi-Turbo.
Série 5 E39
Apparue en , la E39 (quatrième génération de la Série 5) a connu un grand succès commercial jusqu'en , date de son remplacement par la génération E60. C'est la série qui a relancé BMW après son achat de Rover. Elle est considérée aujourd'hui comme l'ultime aboutissement d'un perfectionniste, le Wolfgang Reitzle, parti depuis chez Ford.
Présentation Introduisant de nombreux équipements de sécurité et de confort (boîte automatique séquentielle, airbags rideaux, climatisation automatique bizone, etc.), elle ne pèse pas plus lourd que le modèle précédent (E34), grâce à un usage accru d'alliages légers pour les suspensions, le châssis et la carrosserie. Son style est dans la continuité des générations précédentes, comme son poste de conduite, avec un tableau de bord orienté vers le conducteur et une ergonomie reconnue comme idéale par les journaux spécialisés.
Elle débute avec des moteurs fiabilisés, issus de la génération précédente : les six cylindres en ligne essence de 2.5l (523i) et 2.8l (528i), ainsi que le diesel à injection indirecte (525td & 525tds). De plus, les huit cylindres en V sont reconduits (le de la 535i, comme le de la 540i). Ils sont complétés par le formidable (400 ch) de la M5.
Les modèles 6 cylindres vont connaître une évolution relativement légère en 2000 (525i et 530i). En revanche, l'offre diesel change radicalement fin 1998, avec l'apparition de l'injection directe (530d 183 ch). La consommation diminue de 15 % et les performances deviennent sans concurrence.
Proposée d'abord uniquement en berline 4 portes, l'offre s'est complétée en 1997 d'une variante break. La E39 a connu un restylage en 2000, avec sa « Phase 2 ». Celle-ci est identifiable par ses nouvelles optiques, faisant usage de la fibre optique, les antibrouillards sont plus petits et ronds. Cette « Phase 2 » correspond à une nouvelle offre moteur. la 520i passe de 150 à 170 ch (2.2l au lieu de 2.0l), la 523i est remplacée par la 525i (même cylindrée de mais puissance en hausse de 170 ch à 192 ch) et la 530i remplace la 528i ( au lieu de ) et puissance en hausse de 193 à 231 ch. Pour le 3.0d, la puissance augmente de 10 ch (193 au lieu de 183 ch).
Confort Le niveau de confort et de finition est excellent devançant notamment celui de la génération suivante E60. L'insonorisation est considérée comme remarquable. En revanche, l'habitabilité, quoiqu'en progrès grâce à un empattement allongé de , reste en retrait de la concurrence (Peugeot 607, Audi A6, Mercedes Classe E). L'équipement s'avère satisfaisant sur toutes les versions, notamment sur le marché français, où la marque jouit d'une image plus luxueuse que dans son marché d'origine. Par exemple, tous les modèles français disposent d'un ordinateur de bord, et sont climatisés.
Conduite Les moteurs 6 cylindres sont puissants et sobres. Le V8 se distingue par ses performances de haut niveau (notamment la version M5). Le modèle 535i verra ses ventes diminuer grandement après l'arrivée du nouveau 6 cylindres essence (530i) lors du lancement de la phase 2 en 2001, ses performances faisant jeu égal, voire le surpassant, avec le V8 de tout en proposant une consommation nettement inférieure à ce dernier. Le moteur 4 cylindres diesel, apparu en 2000 et issu de la Série 3, s'avère une paisible et économique version d'accès. Le comportement routier, précis et dynamique, profite de suspensions sophistiquées en alliage d'aluminium, et d'une rigidité châssis exceptionnelle, accrue de 80 % par rapport au modèle précédent. De fait, BMW ne jugera pas utile d'accroître la rigidité sur le modèle suivant E60.
Les modèles à boîte manuelle se distinguent par un levier de vitesse précis et rapide. La pédale d'embrayage est souvent critiquée pour sa longue course. Le modèle à boîte automatique (steptronic ZF ou GM) est loué pour sa douceur et permet des performances intactes alors que la consommation est en hausse modérée. Mais il manque un peu de vivacité dans les rétrogradages. La direction, à assistance hydraulique, est précise et idéalement calibrée. Certains regrettent le manque de rappel autour du point milieu, ainsi que la taille exagérée du volant.
Fiabilité
Caractéristiques techniques
523i 1995 2000 L6 M52B25 11/13 CV 170 ch
9,7 l/100
29,1 s 8,5 s Modèle Début Fin TypeCode Moteur CV fiscal Puissance Poids Cons. normalisée Vitesse maxi d/a 0-525td 1995 2000 L6M51D25TU UL 7 CV 115 ch 8,4 l/100 34 s525tds 1995 2000 L6M51D25 7-10 CV 143 ch 7,9 l/100 32,7 s520d 2000 2003 L4M47D20 7/8 CV 136 ch 5,9 l/100 32,6 s525d 2000 2003 L6M57D25 10/11 CV 163 ch 6,7 l/100 30,4 s530d 1998 2003L6M57D30 11/13 CV 183/193 ch 7,2 l/100 29,4 s520i 2000 2003L6M54B2211cv170ch1495 kg9,0 l/100225 km/h30,2520i 1995 2000 L6M52B20 10 CV 150 ch 9,1 l/100 31,1 s528i 1995 2000 L6M52B28 13/13 CV 193 ch 9,9 l/100 28,2 s 7,5 s523i19952000L6M52B2511/13 CV170ch525i 2000 2003 L6M54B25 13/13 CV 192 ch 9,5 l/100 29,1 s 8,4 s530i/ia 2001 2003 L6M54B30 15/16 CV 231 ch 9,5/10,7 l/100 28/28,6 s 7,3/7,7 s535i 1996 2003 V8M62B35 17 CV 235 ch 11,6 l/100 27,7 s 7,1 s540i/ia 1996 2003 V8M62B44 21/25 CV 286 ch 12.1 l/100 26,1/26,5 s 6,3/6,4 sM5 1998 2003 V8S62B50 32 CV 400 ch 13,9 l/100 ¹ 24,2 s 5,3 s ¹limité électroniquement
Série 5 E60 / E61
La BMW E60 est la cinquième génération de Série 5 et est commercialisée depuis , elle fut marquée par un style qui a choqué les puristes, issue du coup de crayon du célèbre designer Chris Bangle. Un style taillé à la serpe. Début 2007, cette Série 5 a subi un léger restylage concernant principalement les boucliers avant et arrière ainsi qu'une planche de bord étoffée de nouveaux matériaux à l'aspect plus valorisant. Le restylage a été accompagné par l'introduction d'une innovation majeure, le BMW Efficient Dynamics. Ce terme désigne une série de mesures dites « intelligentes » qui ont pour but de réduire les émissions ainsi que la consommation de carburant, tout en augmentant les performances.
Ce procédé est constitué : de la fonction « Brake Energy Regeneration » qui récupère l'énergie dégagée lors des freinages pour recharger la batterie,