Du Xunhe () (846-904), également connu sous le prénom de courtoisie de Yanzhi () est un fonctionnaire et un célèbre poète chinois actif pendant la fin de la dynastie Tang. Il se donne lui-même le surnom de « l’Homme du mont Jiuhua » (). Originaire du comté de Shitai à Chizhou (aujourd’hui village Du, comté de Shitai, Anhui), il obtient le titre de jinshi (érudit) en 691 et se fait connaître par sa poésie, développe son propre style, et excelle particulièrement dans les poèmes de palais. Il meurt en 904. Biographie Du Xunhe appartient à l’ethnie Han. Il est de naissance modeste, on raconte qu'il serait né d’une concubine répudiée de poète Du Mu (au moment où Du Mu était administrateur de Chizhou), mais cette affirmation n’est pas vérifiable puisque très peu de documents historiques subsistent pour fournir un indice précis sur les parents de Xunhe. Dans son enfance, il aime apprendre. Il possède déjà un talent poétique à sept ans. Il étudie et termine ses études au mont Jiuhua. Dans la vingtaine et la trentaine, il se rend plusieurs fois à Chang'an pour tenter les examens impériaux, mais ne les réussit pas et retourne dans les montagnes. Lorsque les troupes insurgées du rebelle Huang ChaoLa rébellion de Huang Chao dura de 874 à 884. balayent le Shandong et le Henan autour de 875, il rentre chez lui depuis Chang'an pour échapper à la guerre et il vit retiré pendant quinze ans.
En 891, en la deuxième année de Dashun, après 15 ans de vie d'ermite, grâce à la recommandation de Zhu Wen, commandant militaire de Xuanwu, il réussit finalement les examens impériaux et il est reçu huitième au concours de jinshi. Il a quarante-six ans. L’année suivante, à cause des troubles de la guerre, il retourne dans sa ville natale et vit en cultivant la terre et en étudiant . Puis, le général et politicien Tian Jun (田頵) du Xuanzhou qui l’estime beaucoup l’emploie comme conseiller. En 903 il l'envoie à Bian pour établir de bonnes relations avec Zhu Quanzhong qui le traite généreusement et après que Tian Jun ait été exécuté, Zhu Wen recommande la nomination de Xunhe comme académicien de Hanlin, assistant-directeur Ministère des Affaires protocolaires / des invités et rédacteur des édits impériaux.
S’appuyant sur son pouvoir, Du Xunhe est particulièrement hostile aux aristocrates de la cour impériale qu'il méprise, suscitant la colère générale. Les nobles offensés par son comportement complotent pour l’assassiner, mais leur tentative échoue. Xunhe prévoit alors de tuer chaque noble de la cour mais, atteint d’une grave maladie en 904, il meurt au bout d’une dizaine de jours avant de pouvoir mettre son plan à exécution .
Du Xunhe débordait de talent, sa carrière officielle était semée d’embûches, il ne réalisa jamais pleinement ses ambitions, mais dans le domaine de la poésie, il jouissait d’une grande renommée, développa son propre style et excellait particulièrement dans les poèmes de palais. Du Xunhe avait plusieurs amis contemporains tels que tels que Gu Yun (poète), Luo Yin (poète), Fang Gan et Zhang Qiao. Poésie Xunhe excelle en poésie, avec un style clair et élégant, aérien. Sa poésie est principalement composée de formes régulières, elle utilise une langue simple et un style limpide, que les générations suivantes appellent « le style de Du Xunhe ». Une partie de ses œuvres reflète les contradictions sociales et les souffrances du peuple durant les guerres féodales à la fin des Tang, ce qui le rend particulièrement remarquable. Du lui-même affirmait que le but de la poésie devait être « la délivrance de la souffrance » (救物). Ayant longtemps vécu dans le cadre du mont Jiuhua, il compose de nombreux poèmes décrivant ses paysages, qui portent des couleurs temporelles très marquées. Ses poèmes de palais sont également très célèbres. Œuvres Collection de poèmes à la manière des Tang (Tangfengji) (唐風集) : Du Xunhe rassemble ses propres écrits dans les dix volumes de cette oeuvre, avec plus de trois cents poèmes. 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) : cette anthologie comprend trois volumes des poèmes et textes de Du Xunhe . Poème La veuve dans la montagne (山中寡妇) Chinois 夫因兵死守蓬茅 麻苎衣衫鬓发焦 桑柘废来犹纳税, 田园荒后尚征苗。
时挑野菜和根煮, 旋斫生柴带叶烧。 任是深山更深处, 也应无计避征徭。Traduction libre Son mari est mort à la guerre, elle garde seule la hutte de chaume, Ses vêtements sont de chanvre et de ramie, ses cheveux brûlés de misère. Les mûriers et les ormes sont à l’abandon, mais elle paie les impôts, Les champs en friche, pourtant on exige les impôts.
Elle cueille des herbes sauvages et des racines à cuire, Elle coupe du bois vert avec ses feuilles pour faire du feu. Même au cœur des montagnes les plus reculées, Elle ne peut échapper aux impôts réclamés. Notes et références Notes
Références
Liens externes Accueil: https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩 https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷691 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 691 : poèmes de Du Xunhe. https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷692 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 692 : poèmes de Du Xunhe. https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷693 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), : livre audio des poèmes de Du Xunhe, domaine public.
Catégorie:Dynastie Tang Catégorie:Écrivain chinois du IXe siècle Catégorie:Écrivain chinois du Xe siècle Catégorie:Fonctionnaire chinois Catégorie:Œuvre littéraire de la Chine médiévale Catégorie:Poète chinois du IXe siècle Catégorie:Poète chinois du Xe siècle Catégorie:Poète de la Chine médiévale