L'attaque contre un hôpital de Kumba a lieu le à Kumba dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, pendant la crise anglophone.
Déroulement Selon un communiqué du ministre de la Communication, René Sadi, dans la nuit du au , des hommes armés . La même source, corroborée par plusieurs témoignages rapportés par la presse locale, relate qu'. Un responsable administratif de Kumba interrogé par l'AFP déclare que . Selon plusieurs habitants, la localité ne dispose pas d'une compagnie de sapeurs pompiers. C'est donc la gendarmerie, dont le poste est situé à 500 mètres de l'hôpital, qui est intervenue contre les assaillants, qui se seraient enfuis après leur forfait. Les familles des victimes ont donc évacué elles-mêmes leurs proches, les transférant chez des bénévoles locaux ou chez le préfet, selon les médias locaux.
Un riverain sous anonymat déclare à Jeune Afrique : .
Bilan Quatre personnes sont tuées dans l'attaque. Selon le bilan officiel dressé par les autorités camerounaises, sept véhicules ont également été brûlés, tout comme la résidence du personnel, le bloc opératoire, la maternité et la salle de médecine générale.
Responsabilité Le , le gouvernement camerounais publie un communiqué indiquant que l’incendie a été perpétré par , évaluée à une vingtaine d’individus. Cette accusation est démentie par les milices séparatistes, notamment la Southern Cameroon Activists Front (SCAF), qui accuse les soldats de l'armée camerounaise. Selon cette faction, la lenteur de la réaction des pompiers, dont une unité est située près de l'hôpital, suggère que l'incendie a été déclenché par l'armée.
Réactions nationales Le président du Conseil médical camerounais, le Dr Tetani Ekwe, affirme que l'Ordre national des médecins camerounais et l'ensemble du personnel médical au Cameroun restent .
Dans un communiqué publié le , le secrétaire général du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, exprime son indignation. Dans cette déclaration, le secrétaire général du parti condamne fermement les violences sécessionnistes et renouvelle son soutien aux familles endeuillées : .
Réactions internationales Le président de l'Association médicale mondiale (AMM), le Dr Leonid Eidelman, déclare que l'attaque devrait être . Il déclare : . Il ajoute qu'.
L'ambassade des États-Unis au Cameroun déclare : .
Notes et références
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