Le coordonnateur interministériel ou coordonnatrice interministérielle contre les Violences faites aux femmes en Outre-mer, puis le coordonnateur interministériel ou coordonnatrice interministérielle pour l'Égalité entre les femmes et les hommes en Outre-mer, sont deux fonctions interministérielles formant un rôle continu institué à partir de 2023 au sein du Gouvernement de la République française, d'un an renouvelable, agissant pour les droits des femmes en France d'outre-mer. Jusqu'à présent, ces fonctions ont respectivement été occupées par Justine Benin et Aude Luquet, leurs contours demeurent floues et suscitent des soupçons de recasage politique.
Histoire Le coordonnateur interministériel contre les Violences faites aux femmes en Outre-mer est introduit par décret du . Selon un rapport de la Cour des comptes en , ce nouveau rôle . Un an après son départ du Gouvernement, Justine Benin est ainsi nommée en , à cette fonction .
Dans le cadre de cette mission, la coordonnatrice procède à un état des lieux détaillé des situations territoriales, en analysant l'ampleur des violences, les facteurs aggravants propres aux Outre-mer et les dispositifs institutionnels et associatifs existants. Elle conduit des déplacements dans les territoires, recueille les données disponibles, auditionne les acteurs locaux et identifie les difficultés structurelles liées notamment aux conditions socio-économiques, à l'accès aux droits, à l'isolement géographique et à la précarité. L'exercice de ces fonctions la conduit à la production de deux rapports remis au ministre des Outre-mer le . Le premier, intitulé Rapport diagnostic par territoire : croire en la parole des femmes victimes de violences en Outre-mer de , dresse un diagnostic approfondi et territorialisé de la situation dans chacun des Outre-mer. Le second, intitulé Rapport de synthèse : lutter contre les violences faites aux femmes en Outre-mer de , rassemble les constats établis et formule quarante-quatre recommandations opérationnelles. Ces recommandations sont structurées autour de quatre axes d'intervention : la prévention, l'amélioration du repérage et de l'écoute des victimes, le renforcement de leur protection et de leur accompagnement, ainsi que la sanction et la prise en charge des auteurs. Les rapports constituent ainsi un cadre de référence destiné à orienter l'action de l'État, à adapter les politiques publiques aux spécificités ultramarines et à favoriser la diffusion des bonnes pratiques auprès des administrations, des collectivités territoriales et des acteurs de terrain.
Toutefois, les conditions dans lesquelles cette mission et les rapports associés ont été élaborés ont fait l'objet de contestations internes. Selon des informations relayées par Paris Match, plusieurs membres du cabinet de la coordinatrice interministérielle ont déposé, en , trois mains courantes faisant état de difficultés professionnelles survenues dans le cadre de la préparation des travaux remis au Gouvernement. Les déclarations évoquent notamment une pression jugée excessive liée aux délais de rédaction des notes, du pré-rapport et des rapports définitifs, ainsi que des conditions de travail dégradées. Ces mains courantes, qui constituent des déclarations unilatérales et ne valent pas plaintes, ont conduit à un signalement administratif et à la saisine de l'Inspection générale de l'administration (IGA) par le ministère des Outre-mer.
Avec l'introduction d'un coordonnateur interministériel pour l'Égalité entre les femmes et les hommes en Outre-mer par décret du , les missions sont élargies. Ayant rencontré les ministres Marie Guévenoux et Gérald Darmanin en été 2024, c'est à ce moment que ce nouveau rôle aurait été proposé à Aude Luquet, députée défaite lors des élections législatives anticipées de 2024. La nouvelle coordonnatrice est souhaitée dans le prolongement de l'ancienne coordonnatrice, Justine Benin, restée un an et demi : le rapport de synthèse ainsi produit par cette dernière sert de pour LuquetCommentaires de la France sur le 1er rapport d'évaluation thématique du GREVIO sur la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (thème : Établir un climat de confiance en apportant soutien, protection et justice). Comme elle le déclare sur le réseau social X, . Luquet aurait de la famille en Nouvelle-Calédonie et précise : . Sa lettre de mission reçu quelque temps après sa nomination, pour une mission élargie intégrant l'égalité professionnelle et économique, la santé des femmes et la diffusion d'une culture de l'égalité, en lien étroit avec les acteurs institutionnels et territoriaux. Ce n'est toutefois qu'au mois de qu'elle entre pleinement dans l'opérationnalité de la mission, avec ses premiers déplacements sur le terrain, notamment à La Réunion, où elle accompagne le ministre des Outre-mer à compter du . Aude Luquet est renouvelée dans ses fonctions par décret du .
Missions D'après le décret l'instituant, le coordonnateur ministériel pour l'Égalité entre les femmes et les hommes en Outre-mer .
Le coordonnateur interministériel pour l'Égalité reprend notamment les missions confiées au coordonnateur interministériel contre les Violences faites aux femmes, lesquelles faisaient l'objet, dans le dispositif antérieur, d'une énumération expresse non limitative : .
Si dans le premier rôle, dans le second.
Titulaires + Liste des titulaires Illustration Nom Dénomination de la fonction Date de début 100px Coordonnatrice interministérielle contre les Violences faites aux femmes en Outre-mer 100px Coordonnatrice interministérielle pour l'Égalité entre les femmes et les hommes en Outre-mer
Références
Annexes
Articles connexes Inégalités femmes-hommes en France Violence contre les femmes Madame Vélo ou Monsieur Vélo Délégation interministérielle pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer
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