Le Centre d'accueil et de crise Ginette Amado (ou CAC Ginette Amado, parfois appelé aussi CAC Garancière) est une petite unité de psychiatrie de secteur extra-hospitalière pouvant prendre en charge les crises psychiatriques pour les habitants du secteur parisien du , et arrondissement de Paris. L'unité est composé de médecins psychiatres, de psychologues, d'infirmiers, d'assistant de service social, de secrétaires médicaux, d'aide-soignants et d'agents de service hospitalier.
Histoire Le Centre d'accueil et de crise Ginette Amado a été ainsi nommé en raison du nom de la psychiatre qui est à l'origine de cette unité qui a été créée en 1981, une des premières du genre et la première de Paris. C'est une structure de la psychiatrie publique de secteur. Pour rompre avec les phénomènes asilaires et privilégier le relationnel, le docteur Amado en créant le CAC, va vider les pavillons d'hospitalisation du secteur qu'elle avait en charge dans Sainte-Anne.
Le CAC permet de limiter les passages au CPOA (Centre Psychiatrie Orientation et Accueil - urgences psychiatriques générales de Paris) et dans les SAU, et est plus adapté pour prendre en charge les patients de son secteur psychiatrique.
Au départ, elle existe pour prendre en charge les patients du arrondissement de Paris, puis dans le temps, les patients du arrondissement et ensuite du arrondissement parisien.
En 2016, l'unité qui est situé au 17 rue Garancière, et qui portait le nom de Centre d'accueil et de crise Garancière est alors rebaptisé du nom de Ginette Amado, un an après sa mort, après un discours par le président du Sénat alors, Gérard Larcher (les locaux du CAC, dorénavant Amado, appartenant à la Ville de Paris mais dans les murs du Sénat).
À la suite de travaux, débutant en 2020, dans les locaux historiques de l'unité du 17 rue Garancière du arrondissement de Paris, l'unité est temporairement délocalisé pour le pavillon F du site Sainte-Anne du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences.
Fonctionnement Les centres d’accueil et de crise sont ouverts 7j/7, 24h/24. Ce sont de petites unités psychiatriques qui sont situés dans le ou les secteur(s) desservi(s) ou à proximité immédiate. Ils assurent soins, diagnostic et traitement. Ils mobilisent une équipe pluri-professionnelle et proposent consultations (éventuellement répétées), un accueil à temps partiel modulable (hôpital de jour) et la possibilité d’une hospitalisation à temps plein pour une courte durée.
Par leur articulation étroite au sein des secteurs psychiatriques, ils favorisent les orientations rapides les plus diverses vers les modalités de soins les plus adéquates. Un CAC est une réponse en amont des difficultés et s'articule au sein du secteur de psychiatrie avec comme principes : Proximité, prévention et permanence des soins.
Risque de fermeture À la suite d'une volonté de la direction du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, le CAC Amado risque une fermeture du fait d'une restructuration des soins, centré sur l'ambulatoire, devenant un centre de prévention du lundi au vendredi et sans possibilité d'hospitalisation à temps plein dans une structure à taille humaine.
Une pétition sur le site du sénat s'est faite pour demander son maintien à Paris, 17 rue Garancière, 7j/7 et 24h/24, n'ayant pas eu le seuil nécessaire pour être transmise à la Conférence des Présidents. Une autre pétition existe toujours sur le site change.org.
Plusieurs médias sont alertés par la situation, comme France 3, France Culture ou bien le journal l'Humanité, ainsi que des personnalités publiques et politiques comme Sandrine Rousseau(elle été une des autrices du rapport parlementaire de Dubré-Chirat-Rousseau qui pense les CAC comme un modèle de structure a intégré sur tous les secteurs de psychiatrie), la sénatrice Anne Souyris, le sénateur Ian Brossat, le député (et ex-premier ministre) Michel Barnier ou bien la députée Céline Hervieu. Le collectif du Printemps de la Psychiatrie, les médecins urgentistes Patrick Pelloux et Christophe Prudhomme s'alertent, ainsi que la Coordination Nationale des comités de défense des Hôpitaux concernant la situation du CAC Amado.
Une mobilisation réalisé avec l'intersyndicale du GHU Paris a eu lieu le mardi , où Anne-Claire Boux (Adjointe à la maire de Paris en charge de toutes les questions relatives à la santé publique), Marine Rosset et Emmanuel Grégoire, ont fait l'annonce de la mise à l'arrêt du projet de fermeture du CAC Amado.
Le personnel du CPOA (Centre Psychiatrie d'Orientation et Accueil) se mettra en grève, soutenu par la CGT, en mai-juin 2026 et parmi les revendications, il est demandé de conservé le CAC Amado ouvert et de développer les CAC sur Paris.
L'unité reste toujours à risque d'une fermeture, et à ce titre une nouvelle mobilisation a eu lieu cette fois le mardi 23 juin 2026, à l'hôpital Sainte-Anne, devant le pavillon F où est alors encore installé le CAC Amado, pour à la fois les 100 ans du Dr Ginette Amado, les 10 ans de l'inauguration à son nom et 1 année de lutte du personnel. Avec à nouveau les syndicats CGT - CFDT - Sud mais sont aussi présent de nombreux soutiens politiques : Rodrigo Arenas, Elise Leboucher, Jean-Pierre Lecoq, Florence Berthout, Anne Souyris, Raymonde Poncet-Monge ...
Malgré ces mobilisations, il est annoncé la fermeture de l'unité tout de même par la direction du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences en date du 10 juillet 2026.
Références
Voir aussi Articles connexes Psychiatrie en France Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie & neurosciences Santé Mentale Psychiatrie de secteur Urgences psychiatriques Crise hospitalière en France
Liens externes Site Officiel du GHU Paris
Catégorie:Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie & neurosciences Catégorie:Structure de soins