Maurice Beslay, né le dans le et mort pour la France à Bouvigny dans le département du Pas-de-Calais, le , est un auteur dramatique français du début du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Biographie Maurice Beslay, né le au N 6 rue de Seine à Paris, est le fils de François Beslay (1834-1883), avocat et rédacteur en chef du journal Le Français et de Marie Suzanne de Roucy (1843-1931). Son grand-père paternel est le député Charles Beslay (1795-1878).

Il prépare les épreuves de la marine au collège Stanislas pendant l'année scolaire 1892-1893, puis passe les premières années de sa carrière comme capitaine au long cours au service de grandes compagnies de navigation, notamment aux Messageries maritimes, quand il se fiance en 1902.

Le , il épouse Amélie Marie Blanche Allard (1882-1949) à la mairie de Marseille et le à l'église Saint-Philippe. Henry Austruy rapporte qu'il abandonne les voyages après son mariage pour se consacrer à la littérature. Il collabore au Nouveau Siècle et à La Nouvelle Revue, y écrivant des nouvelles. Il se tourne également vers le théâtre et écrit La Visite, en trois actes, tirée d'une nouvelle de Georges Lecomte, puis La Réussite qui est mise en scène le au Théâtre Michel, avec l'actrice Jeanne Thomassin dans le rôle principal.

Il vient d'envoyer une nouvelle pièce, Les Vautours, au Théâtre Antoine quand la Première Guerre mondiale éclate en . Malgré son inscription dans la marine, il part comme lieutenant à la compagnie 4/7 du 1er régiment du génie. En , il est envoyé avec sa compagnie dans les tranchées du secteur de Notre-Dame-de-Lorette. Pendant son temps libre, il rédige ses impressions quotidiennes dans son carnet pour les faire publier par La Nouvelle Revue.

En , il obtient une première citation à l'ordre de l'armée : « Le , à l'attaque des tranchées, parti en tête de son détachement, est arrivé un des premiers dans le boyau ennemi. A fait exécuter avec le plus grand sang-froid les travaux de barrage et de défense malgré un violent bombardement et l'explosion de deux fourneaux ennemis ».

Pendant la bataille de l'Artois, Maurice Beslay est tué par l'explosion d'un obus alors qu'il se trouve au cantonnement, le , à Bouvigny au nord d'Arras. Il est inhumé à la Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette (tombe 13097).

Une seconde citation à l'ordre de l'armée en précise les circonstances : « Officier très audacieux, qui s'est comporté en toutes circonstances avec une bravoure et un entrain magnifiques. A maintenu sa section au travail pendant trois nuits consécutives, dans des circonstances très difficiles, sur un plateau soumis à un bombardement intense. Tué le 29/05/1915 ».

Œuvres principales

Vermelles. Sur le front, 1915

Distinctions , à titre posthume, arrêté du

Hommages Le nom de Maurice Beslay est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de la basilique du Sacré-Cœur à Marseille, sur le monument aux morts des anciens élèves et professeurs du Collège Stanislas et sur le monument commémoratif de la SACD à Paris.

Bibliographie

Références

Liens externes

Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Dramaturge français du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1919 Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Naissance en janvier 1877 Catégorie:Naissance dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mai 1915 Catégorie:Décès à 38 ans