Charles-Léon Bernardin, né le à Granges-de-Plombières dans les Vosges et mort pour la France à Bar-le-Duc dans le département de la Meuse, le , est un officier militaire, journaliste et historien français du début du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie
Jeunesse et formation Charles-Léon Bernardin, né le à Granges-de-Plombières, est le fils de Charles Léon Bernardin (1852-), tourneur sur bois, et de Marie Constance Pierre (1857-).
Il est scolarisé à l'École primaire supérieure de Nancy puis au lycée de Nancy (prix d'excellence en deuxième moderne en 1894) où il prépare le concours d'entrée à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, qu'il passe sans succès en 1897. Admis en 1898 (classé sur 550), il intègre la promotion Marchand et obtient une bourse avec trousseau. À sa sortie de l'école en , il est nommé sous-lieutenant au 149 régiment d’Infanterie à Épinal, puis lieutenant en .
Officier et chroniqueur de l'histoire militaire lorraine À Épinal, il partage son temps entre ses fonctions militaires et ses travaux littéraires. Nommé membre du Comité départemental d’études économiques de la Révolution française en , aux côtés de l'archiviste départemental André Philippe et du futur maire l'Épinal Léon Schwab, il participe à la création en 1907 de La Révolution dans les Vosges : revue d'histoire moderne qui parait tous les trimestres. En 1907 et 1908, il y publie une étude sur Le département des Vosges et le ravitaillement de l'armée du Rhin et avec André Philippe, un Guide du visiteur à la Maison et au Pays de Jeanne d’Arc. Il est secrétaire général de la section spinalienne de la Société nationale de l'Art à l'école.
Il contribue à la publication du premier guide touristique de la ville d'Épinal, imprimé en 1909, y rédigeant « la partie historique et guerrière » et donne une conférence sur l'histoire militaire de la ville en .
Au printemps 1909, il voyage pendant trois mois en Pologne, parcourant « toutes les régions de l'ancienne Pologne : Royaume, Lituanie, Posnanie, Galicie, Ruthénie, Podolie, Wolhynie, Ukraine » et s'appuie sur cette expérience et les contacts qu'il a liés pour écrire sa chronique polonaise mensuelle dans Les Marches de l'Est. Il donne également des conférences sur la Pologne : en septembre de la même année, sous l'égide de la Société vosgienne de géographie, dans le grand salon de l'hôtel de ville d'Épinal, en à Tours et lors du congrès des Amitiés françaises de Mons en .
En , il est le témoin, avec Georges Ducrocq, directeur de la revue Les Marches de l'Est, de leur ami Charles Demange (neveu de l'écrivain Maurice Barrès) lorsque celui-ci provoque en duel M. d'Ardenne de Tizac, conservateur du musée Cernuschi. André Billy raconte que Charles-Léon Bernardin était un ancien ami de Maurice Barrès, mais « s'était fâché avec lui à la suite de la mort de Charles Demange [en ], dont il jugeait que les papiers auraient du lui être confiés », et qu'en , il lui aurait fourni « des textes relatifs à la conversion de Maurice Barrès ». À Épinal, il côtoie également René Perrout qui rapporte que c'est Bernardin qui lui annonce la mort de Charles Demange. En 1911, il publie avec Georges Ducrocq Le Souvenir de Charles Desmange qui regroupe des textes du disparu et des hommages de ses amis.
Journaliste, il écrit des chroniques historiques et collabore notamment à La Franche-Comté à Paris, L'Action, Le Messin, Les Marches de l’Est, Paris-Midi, La Revue, la Revue des Études napoléoniennes.
En , il fonde la Pensée de France, une revue destinée à accueillir les textes d'auteurs de littérature française vivant hors de France. Dès les premiers numéros, il réunit des auteurs de l'Acadie, de Trinidad, de la Vallée d'Aoste, d'Haïti, de la Louisiane ou du Canada.
Capitaine d'infanterie mort au combat pendant la Première Guerre mondiale Promu capitaine en , il est nommé au 67 régiment d’Infanterie à Soissons. Lorsqu' éclate la Première Guerre mondiale, il commande la compagnie dans la Woëvre. Le , son régiment participe à une attaque générale (bataille de l'Argonne) et doit enlever le signal de Beauzée (cote 264) à proximité de Foucaucourt. Pendant les combats, le capitaine Charles-Léon Bernardin est grièvement blessé et évacué à l’hôpital mixte de Bar-le-Duc, où il meurt le .
Sa citation à l'ordre de la Légion d'honneur en précise les circonstances : « officier brave et énergique. Blessé mortellement à la tête de sa compagnie le . Croix de guerre avec étoile de vermeil ».
Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière de Bar-le-Duc le . Œuvres principales
Ouvrages
Publications dans des revues et journaux
Distinctions , à titre posthume, arrêté du
1915 : Académie française - Prix Montyon
Hommages Le nom de Charles-Léon Bernardin est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de l'église Saint-Nicolas, de l'École primaire supérieure et du lycée Poincaré à Nancy, de la cathédrale de Soissons, sur le monument commémoratif du régiment d'infanterie et le monument aux morts de Soissons. Le poète haïtien Timothée Paret lui dédie un poème publié dans Les Annales politiques et littéraires en 1916.
Bibliographie
Références
Liens externes
Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1921 Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Élève du lycée Henri-Poincaré Catégorie:Naissance en avril 1878 Catégorie:Naissance dans le département des Vosges Catégorie:Décès en septembre 1914 Catégorie:Décès à Bar-le-Duc Catégorie:Décès à 36 ans