Carlo Veratti, né le à Sassuolo et mort le dans la même ville, est un journaliste, syndicaliste et homme politique socialiste italien.
Militant syndicaliste puis pacifiste durant la Première Guerre mondiale, il s'oppose au régime fasciste et s'exile en France jusqu'en 1943, date à laquelle il rentre en Italie et adhère à la République sociale italienne (RSI) durant laquelle il milite pour la socialisation.
Biographie
Le militantisme syndical et antifasciste (1910-1940) Né à Sassuolo le , ouvrier-cimentier et socialiste, il s'engage dans le syndicalisme dès les années 1910. Pendant la Première Guerre mondiale, il occupe le poste de secrétaire de la Camera del lavoro unitaria, en remplacement de Nicola Bombacci. Le , il est arrêté pour défaitisme après une conférence pacifiste pour la Lega dei braccianti (Ligue des Travailleurs) de Cadecoppi ayant rassemblé 150 personnes à Camposanto. Condamné à deux ans et demi de prison, sa peine est réduite à huit mois en appel.
Devenu par la suite secrétaire du Cercle de la Jeunesse Socialiste (Circolo giovanile socialista) de Sassuolo, il poursuivit son engagement au sein du parti et du syndicat après la guerre. En , il figurait parmi les signataires de l'accord « pour l'unité prolétarienne » puis, l'année suivante, en , fut élu conseiller provincial et prit la direction du journal socialiste Il domani. En 1921, il devint secrétaire de la Chambre du Travail unitaire (Camera del lavoro unitaria), poste qu'il occupa jusqu'à sa dissolution en . Le , il participa à une importante réunion à Massa Finalese, rassemblant un millier d'ouvriers désireux de quitter les syndicats nationaux pour rejoindre la Chambre du Travail unitaire. Cependant, la manifestation fut violemment réprimée par des squadristes.
En 1923, il fut contraint d'émigrer en France et s'installa à Fontenay-sous-Bois, où il travailla comme peintre en bâtiment. En 1932, il fut nommé responsable de district du Parti socialiste unifié à Fontenay mais les autorités fascistes découvrirent rapidement qu'il était à la tête d'un réseau qui, par l'intermédiaire d'Umberto Bergonzini à Modène et d'Alberto Simonini à Reggio Emilia, tentait de faire passer clandestinement en France des antifascistes ; encore en 1938, l'ambassade italienne écrivait que Veratti « menait des activités politiques antifascistes et était membre du comité exécutif de la Fédération socialiste de la région parisienne ».
Socialisation et Giustizia sociale (1943-1944) Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le , il décida de rentrer à Modène avec sa femme et ses filles. Visiblement désabusé, il déclara ne plus se soucier de la politique et apprécier le régime fasciste. Ayant trouvé un emploi d'ouvrier chez FIAT Grandi Motori, à l'automne 1943, il devint, avec d'anciens socialistes et anarchistes comme Vittorio Messerotti, l'initiateur d'une expérience socialisatrice originale : celle de l'Unione lavoratori dell’industria (Syndicat des travailleurs de l'industrie). Il fut durant cette période en contact avec les représentants du fascisme républicain modénais dont Vittorio (ou Vittore) Querel et le dénommé Basaglia.
vignette|369x369px|Giustizia sociale, n°1 d'octobre 1943.
Ils rencontrèrent cependant une vive opposition de la part de l'aile intransigeante du fascisme et le journal Giustizia sociale fut fermé en , après la parution de plusieurs numéros partiellement censurés. Veratti se retira alors à Sassuolo, où il mourut le .
Notes et références
Catégorie:Naissance en janvier 1894 Catégorie:Naissance à Sassuolo Catégorie:Décès en mars 1945 Catégorie:Décès à Sassuolo Catégorie:Syndicaliste italien Catégorie:Journaliste italien du XXe siècle Catégorie:Socialiste italien Catégorie:Personnalité du Parti socialiste italien Catégorie:Fasciste italien Catégorie:Décès à 51 ans Catégorie:Antifasciste italien