Capillum est une entreprise française basée à Clermont-Ferrand, qui collecte les cheveux coupés et les recycle afin de créer différents produits.

Contexte En France, 95 % des cheveux coupés dans des salons de coiffure sont jetés, et seulement 5 % sont valorisés, pour faire des perruques. Les cheveux représentent de déchets par an, et 50 % des déchets des salons de coiffure.

Par ailleurs, le cheveu est un très bon isolant thermique et permet de retenir l'eau, ce qui permet de l'utiliser en agriculture. Il est aussi capable d'absorber jusqu'à huit fois son poids en hydrocarbures, ce qui permet de l'utiliser dans des opérations de nettoyage.

Création et histoire de l'entreprise Capillum est initialement un projet étudiant, visant à valoriser les cheveux, généralement considérés comme des déchets. Le projet est porté par Clément Baldellou et James Taylor, alors étudiants à l'ESC Clermont et diplômés en 2018. Le projet devient une start-up en 2019.

Une campagne de leur permet de se faire connaître et de lever en 2020. En , la start-up lève . En 2023, les fondateurs de l'entreprise participe à l'émission Qui veut être mon associé ? : alors qu'ils ont accepté une offre des jurés, ils annoncent au moment de la diffusion de l'émission l'avoir finalement décliné. En 2024, l'entreprise lève .

En 2022, la start-up est labellisée Greentech par le ministère de l'écologie, ce qui lui permet d'être reconnu « d'utilité publique ».

En 2024, l'entreprise s'installe dans un incubateur pour entreprises innovantes dans le domaine de l'environnement, situé dans l'ancienne usine de Michelin-Cataroux à Clermont-Ferrand.

Recyclage des cheveux

Collecte et valorisation Les cheveux sont collectés dans un des salons de coiffure partenaires, entreposés dans des entrepôts de l'entreprise Urby, puis nettoyés et transformés en disque ou rouleau de paillage, utilisés en agriculture pour notamment réduire l'arrosage et le désherbage, ou en boudin d'absorption, pour nettoyer les océans. Pour le paillage, un mélange de cheveux et de laine est utilisé. La production est initialement faite dans le nord de la France, puis en 2025 l'entreprise investit dans une ligne industrielle de dans l'ancienne usine de Michelin-Cataroux à Clermont-Ferrand.

En 2020, les boudins de cheveux de Capillum sont utilisés par l'ONG Octop'us et l'association Project Rescue Ocean lors de la marée noire à l'île Maurice et en 2022 ils sont utilisés sur quelques kilomètres de côte proche de Marseille pour le festival Delta.

Capillum travaille également sur un projet de produits biomédicaux à base de kératine extraite des cheveux collectés. En recherche et développement, l'entreprise travaille avec l’université Clermont-Auvergne, l’institut de chimie de Clermont-Ferrand, VetAgro Sup, le lycée agricole de Marmilhat et l’Inra.

En 2026, l'entreprise annonce développer des doudounes rembourrées avec des cheveux.

Impact Entre sa création et 2022, Capillum annonce avoir collecté et recyclé de cheveux. En 2023, Capillum collecte plus de dix tonnes de cheveux par mois et en 2024 le volume passe à quinze tonnes par mois.

Modèle économique Capillum commercialise ses disques et rouleaux de paillage, et prévoit de commercialiser ses boudins d'absorption.

En 2023, l'entreprise indique avoir déposé quatre brevets.

Par ailleurs, les salons de coiffure partenaires payent un abonnement mensuel afin d'être référencés par Capillum, de recevoir un kit de recyclage et d'être aidés pour la collecte et le stockage. Ils sont en 2023, en 2024 et en 2025.

L'entreprise annonce un chiffre d'affaires de en 2021 et autour de en 2022.

En 2022, Capillum emploie huit salariés, en 2024 ce nombre est passé à 25.

En 2025, Capillum collabore avec la ville de Guérande et la Chambre des métiers et de l’artisanat des Pays de la Loire pour collecter les cheveux coupés au sein de la ville, qui teste également les tapis de paillage produits par Capillum pour sa gestion des espaces verts. Onze des 18 salons de coiffure de la commune participent à l'opération.

Voir aussi

Matter of Trust

Références

Catégorie:Entreprise fondée en 2019 Catégorie:Entreprise ayant son siège à Clermont-Ferrand Catégorie:Recyclage Catégorie:Traitement de l'eau