L'église de Notre-Dame-de-Bonheur est une ancienne collégiale située dans la vallée de Bonheur, au pied du Mont Aigoual, et datée du Moyen Âge central. Les bâtiments sont aujourd'hui en ruine.

Historique D'abord rattaché à la mense capitulaire de la Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes, le chapitre de Notre-Dame-de-Bonheur fait en 1247 l'objet d'un partage entre l'évêque de cette église et ses chanoines, avant de retourner, semble-t-il dans la mense capitulaire.

Ses débuts sont mal connus et le « codicille d’Henri de Roquefeuil », daté de 1002 et dans lequel Henri, vicomte de Creissels et baron de Roquefeuil, demande que soit fondé à ses frais « un hôpital des pauvres sur la montagne de l’Esperou et au territoire de Bonaeur », est faux ou interpoléAD Gard, 1 E 1884. Voir A. Venturini, « La collégiale Notre-Dame de Bonheur. Son cartulaire. Ses origines », Lien des chercheurs cévenols, 111, 1997, ..

Les plus anciennes chartes du chapitre, copiées dans un cartulaire conservé aux archives départementales du Gard (cote G 757), datent du milieu du XIIe siècleFrançois Germer-Durand, La baronnie de Meyrueis au XVIIIe siècle. Le Chapitre collégial de Notre-Dame de Bonheur, Mende, 1902, 234-XXXIX p. (tiré à part des Mémoires de la Société d’Agriculture de la Lozère, 1901 et 1902), voir A. Venturini, « La collégiale Notre-Dame de Bonheur. Son cartulaire. Ses origines », dans le Lien des Chercheurs Cévenols, 111, 1997, .. Ce document permet de retracer l'organisation du temporel du prieuré : outre son implantation principale sur les pentes de l'Aigoual et de l'Espérou, le chapitre possède de nombreux droits sur l'est du Causse Noir, dans l'actuelle commune de Lanuéjols (Gard) et dans ses alentours. Il dispose par ailleurs d'une implantation à Molières-Cavaillac, dont le prieuré est uni à Notre-Dame-de-Bonheur au milieu du XIIIe siècle, ainsi que d'une autre à Gatuzières. En 1436, c'est le prieuré de Saint-Guilhem-de-l'Espérou, ancienne possession de Saint-Guilhem-le-Désert, qui lui est rattachéAD 30, G 900 et Cartulaire de Notre-Dame-de-Bonheur, et suivantes..

Les troubles religieux en Cévennes semblent avoir beaucoup fragilisé l'établissement qui est saccagé en 1560, 1610 et 1703Adrienne Durand-Tullou, Yannick du Guerny et Jehan-Paul Gaujac, Bonahuc, au cœur des Cévennes (N.D. de Bonheur : 1002-1791), Alès, France, Les Amis des Cévennes, 1985, ..

L'abbaye a fait l'objet de chantiers archéologiques en 1999 et en 2000 qui ont mis au jour une occupation et des usages funéraires au XVIIe siècle.

À la fin du XVIIIe siècle, le chapitre est menacé de suppression, ce qui est fait en 1789.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Liliane Delattre, « Valleraugue (Gard). Collégiale Notre-Dame-de-Bonheur », Archéologie médiévale,  30-1, 2000, . Adrienne Durand-Tullou, Yannick du Guerny et Jehan-Paul Gaujac, Bonahuc, au coeur des Cévennes: (N.D. de Bonheur : 1002-1791), Alès, France, Les Amis des Cévennes, 1985. François Germer-Durand, « Cartulaire du prieuré Notre-Dame du Bonheur », in La baronnie de Meyrueis au XVIIIe siècle. Le Chapitre collégial de Notre-Dame de Bonheur (tiré à part des Mémoires de la Société d’Agriculture de la Lozère, Mende, 1901, vol.54, p. 1‑164. Henri Teissier du Cros, « Notre-Dame-de-Bonheur. La vallée de Bonheur », Cahiers d’histoire et d’archéologie, 7, 1934. Alain Venturini, « La collégiale Notre-Dame de Bonheur. Son cartulaire. Ses origines », Lien des chercheurs cévenols, 111, 1997, . Alain Venturini,« Les cartulaires des anciens évêchés D’Uzès et de Nîmes », in Daniel Le Blévec (éd.), Les Cartulaires méridionaux, Paris, Publications de l’École nationale des chartes, 2006.

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