Mollie Geraldine Dyer, née en et morte en , est une travailleuse sociale et communautaire aborigène australienne, connue pour avoir cofondé la en . Plus tard dans sa vie, elle devient une aînée aborigène et une porte-parole respectée, connue sous le nom de « Tante Mollie ».
Biographie Mollie Geraldine Dyer est née en à Barmah, dans l'État de Victoria, en Australie, et est d’origine Yorta Yorta. Elle est la fille de Margaret Tucker, une militante aborigène impliquée dans la création de la Ligue des Aborigènes australiens, et de Philip Tucker, un Irlandais.
Dyer grandit à Hawthorn et Hastings et est scolarisée dans un pensionnat religieux à Abbotsford, où elle est la seule élève aborigène. Elle se rend fréquemment en Nouvelle-Galles du Sud pour séjourner chez la famille de sa mère à la mission de Cummeragunja. Lorsque son père est mobilisé à l'étranger pendant la Seconde Guerre mondiale, Dyer, âgée de 15 ans, quitte l'école pour entrer dans le monde du travail, où elle est confrontée au racisme.
Dans les années et , Dyer travaille avec un groupe de femmes aborigènes pour mettre en place et fournir des services à la communauté aborigène malgré le manque de financement. En , Dyer accepte un poste à temps plein à la .
Lorsque le est créé en , Dyer y est employée aussi.
En , lors d'une conférence nationale sur l'adoption, Dyer prononce un discours qui lance le débat sur la création d'un organisme dirigé par des Aborigènes pour soutenir les enfants et les familles aborigènes. Cela débouche sur la création de l'Agence victorienne de protection de l'enfance aborigène (en anglais : ) est ainsi créée, et Dyer en devient la directrice des programmes. Rapidement, des organisations similaires sont créées dans d'autres régions d'Australie. En , Dyer contribue à la création du (SNAICC).
Dans les années , Dyer devient une aînée respectée et une porte-parole de sa communauté. Elle fait partie du groupe qui fonde le Brambuk Living Cultural Centre à Halls Gap et occupe des postes au sein de nombreux conseils d'administration et comités. Elle organise également plusieurs conférences de sensibilisation pour les fonctionnaires.
Vie privée De son premier mariage avec Alan Burns en sont nés six enfants, qui s'engagent dans le travail communautaire et l'activisme auprès des Aborigènes. Elle épouse ensuite Charlie Dyer. Outre ses six enfants biologiques, Dyer a accueilli en famille d'accueil.
Reconnaissance et distinctions Dyer est nommé membre de l'Ordre d'Australie dans la liste des distinctions honorifiques de l'anniversaire de la Reine en en reconnaissance de ses services rendus à la communauté aborigène.
Elle reçoit le prix de l' et la médaille . Le siège de l'Agence victorienne de protection de l'enfance aborigène est nommé en son honneur.
Mort et héritage Dyer est morte en . Les mémoires de Dyer, , sont publiées en , mais ont été écrites avant la mort de Dyer en .
Son inscription au indique .
En , elle est inscrite au tableau d'honneur des Aborigènes de Victoria.
Une rue de la banlieue de Bonner, dans le territoire de la capitale australienne (ACT), porte son nom.
Références
Ascendance
Voir aussi
Margaret Wirrpanda (nièce) Alma Thorpe Margaret Tucker Geraldine Briggs
Liens externes
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