Pierre Antoine Barou du Soleil, né le à Paris, et mort le à Lyon, est un avocat et procureur à la cour des Monnaies de Lyon. Il est aussi botaniste.

Biographie Pierre Antoine Barou est le fils d’Antoine Barou, bourgeois de Lyon, et d’Étiennette Garnier. Il a été baptisé le à Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris. Ses parents reviennent ensuite à Lyon où ils se marient le . Ils habitent place du Change..

La famille Barou est originaire d’Annonay.

Son père est agent de change à Lyon, il est resté protestant. Mort le , il est enterré dans le cimetière protestant de l’Hôtel Dieu..

En , Pierre Antoine est licencié en droit de la faculté de Paris, à l’âge de 23 ans. L’année suivante, il revient à Lyon. Le , il acquiert de Jean François Tolozan une (des deux) charges d’avocat général en la cour des monnaies. Il est pourvu de l’Office de contrôleur du Roi et son avocat général en la cour des monnaies Sénéchaussée et siège présidial de Lyon. Il n’a pas les trente ans exigés pour être avocat et il obtient alors une dispense d’âge. Le , il est pourvu de la charge de procureur du roi en la Cour des monnaies de Lyon.

La Cour des monnaies a compétence sur toutes les affaires en rapport avec les monnaies et les matières d'or et d'argent. Elle juge des affaires de monnaie et métaux précieux, les agissements des personnels des ateliers, les litiges relatifs au commerce de l'or et de l'argent. L’Hôtel des Monnaies de Lyon est supprimé le , d’où la création de l’office de procureur du roi en la Cour des monnaies de Lyon.

Il est élu administrateur de l’institut de bienfaisance en faveur des pauvres mères nourrices en 1784..

Il est chargé de l’organisation du vol de la montgolfière « Le Flesselles » le .

Il est recteur et administrateur de l'Hôtel-Dieu de Lyon. En 1787, il se rendait à Paris pour en traiter les affaires.

En 1787, il est procureur syndic de la commission intermédiaire de l’Assemblée provinciale, établie par Calonne.. Les notables lyonnais dont il fait partie espèrent des réformes, mais expriment des réserves. Comme ceux de ses collègues ..

En 1788, Barou refuse de concourir à l’enregistrement de l’édit de création du grand bailliage de Lyon. En opposition à la réforme de Lamoignon, il publie une protestation pour refuser l’édit du , intitulée : Protestations de MM. Rougnard, Rey & Loyer, conseillers au présidial de Lyon, & de M. Barou du Soleil, procureur du roi au même siège, contre l'acceptation faite par les officiers de ce même tribunal, des lois publiées en lit de justice, du mois de mai 1788 : précédées des arrêtés unanimes de la compagnie, du mois de septembre 1787, des 23 & 24 mai, et 6 juin 1788..

Arrêté et transféré à Agde, au fort de Brescou, Barou est emprisonné par lettre de cachet, puis libéré sur l’intervention de Necker, devenu ministre en .

Il est réinstallé dans ses fonctions et chargé de rétablir la sénéchaussée et le présidial. La Sénéchaussée reprend ses fonctions en .

Barou, qui est procureur du roi jusqu’au , participe à l’organisation des états généraux, il prononce un discours .. Il aurait aimé être élu député du tiers état, mais il ne se met pas en avant et il ne siège pas.

Barou est administrateur des collèges de Lyon.

En 1790, il est conseiller à la maîtrise des ponts, ports et passages de la ville de Lyon..

Arrestation et mort

Alors que Lyon se révolte contre la Convention, il accepte la fonction de président de la section de son quartier dit « Fédération Marseille », il doit signer des ordres et il appelle au calme, ce qui entraîne son arrestation. Le , Chalier demande la guillotine contre les présidents de section..

Barou du Soleil est emprisonné en , puis condamné à mort par la commission révolutionnaire présidée par Collot d'Herbois.

Il est guillotiné place des Terreaux le (23 frimaire an 2) à l’âge de cinquante et un ans..

Ses archives Le , il épouse Jeanne Marie Durand de Châtillon.. Le couple n'a pas d’enfant. C’est la nièce de Jeanne Marie, Marie Antoinette Durand, mariée avec le comte de Chaponay qui hérite des biens. Leurs archives sont conservées au château de la Flachère. Un fonds d'archives privées de la famille Chaponay a été versé sous la cote 44J aux archives du Rhône en 1978 et l'État en fait l'acquisition..

Botaniste

Pierre Antoine Barou herborise comme disciple de Marc Antoine Claret de la Tourrette qui devient son ami.. Ils rencontrent Jean Jacques Rousseau et fréquentent des botanistes réputés, tels : l’abbé François Rozier, Jean Emmanuel Gilibert qui ont créé le jardin des plantes, premier jardin botanique de Lyon.

Il effectue un voyage en Italie jusqu'en Sicile, de à , avec Claret de la Tourrette.. vignette|Orchis papilionacea.

Barou a découvert une orchidée rare dans la région : l’Orchis papilionacea. écrit Gilibert.. .. .

L’herboriste Benoit Vaivolet dit à propos de l’orchis : .. thumb|Pilularia globulifera. Barou aurait aussi découvert plusieurs plantes aquatiques, peu fréquentes dans les étangs de Dombes : la pilulaire à globules (Pilularia globulifera).

Barou et son épouse ont constitué des herbiers qui ont été saisis lors de la perquisition de leur domicile en 1794 : « 146 cahiers intitulés Herbiers de la France saisis et confiés aux membres du comité de l’Égalité le 24 fructidor de l’ère républicaine ». Les collections ont été dispersées et perdues. Un spécimen attribué à Barou est toutefois conservé au Jardin botanique de Lyon. Les étiquettes ont été écrites par Claret de la Tourrette..

Sociétés Savantes Membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, il est admis le dans la section des belles-lettres et arts. Il en est le directeur en 1776.

Publications

En 1762, il participe à la première réédition des œuvres de Louise Labé, avec Pierre Adamoli et Claret de La Tourrette.

En 1784, il publie l'Éloge de Prost de Royer..

Il traduit de l’anglais les œuvres de Laurence Sterne, Hugh Blair et Gay.

En 1792, il est nommé commissaire, avec son ami Joseph Vasselier, par l'Académie de Lyon, pour examiner le Dictionnaire français-anglais et anglais-français préparé par M. Bruyset, éditeur.. vignette|Dictionnaire français-anglais

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . .

Liens externes

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