vignette|Carte de l'Empire byzantin en 1025. La famille Tzirithon est une famille de l'aristocratie byzantine dont les membres ont occupé des fonctions de haut rang dans le domaine civil sans qu'aucun d'eux n'ait tenu de poste dans le domaine militaire. Les premières mentions connues des Tzirithon remontent à la fin du IX siècle et la mention la plus tardive à la mi-XIII siècle. La plupart des membres étaient actifs au cours du XI siècle.
Histoire vignette|Carte de l'Empire byzantin en 1076. vignette|Carte de l'Empire byzantin en 1180. L'origine du nom Tzirithon fait l'objet de débats. Pour August Heisenberg, Alexander Kazhdan et Vitalien Laurent, il indique une origine arménienne ; ; . Le nom Tzirithon serait alors une déformation d'un autre nom, qui pourrait être Tzirituni. Il pourrait également être une combinaison entre un nom turc et une terminaison en arménien : entre Cirit (Tzirit), désignant une lance ou un javelot en turc, et la terminaison -uni signifiant "descendant de". Cette combinaison aurait pu signifier que les Tzirithon étaient les descendants d'un "lanceur de javelot". Pantelis Charalampakis privilégie l'hypothèse selon laquelle Tzirithon serait une combinaison entre un nom turc et une terminaison en grec, Cirit se verrait ajouter la terminaison -on, courante à la fin des noms étrangers auxquels on souhaite donner une consonance grecque, sans que l'on sache si cette terminaison a été ajoutée avant ou après l'intégration de la famille dans l'aristocratie byzantine. Il ajoute qu'il est possible que le nom Tzirithon ait été un surnom avant de devenir un nom de famille.
Il existe également un débat entre historiens sur la question des connexions de la famille Tzirithon avec le pouvoir. Selon Pantelis Charalampakis, les Tzirithon n'étaient liés ni aux grandes familles aristocratiques du X siècle et du XI siècle, ni au Palais. Hélène Ahrweiler quant à elle estime qu'ils pourraient être liés aux Doukas. Cette famille n'étant pas d'origine grecque, pour Pantelis Charalampakis elle devait disposer d'une fortune considérable pour pouvoir s'élever et se maintenir à sa position pendant plusieurs siècles. Il estime qu'ils auraient pu être propriétaires terriens ou éventuellement collecteurs d'impôts.
La famille Tzirithon compte 16 membres connus, actifs dans l'aristocratie civile entre le IX siècle et le XIII siècle, bien que des débats existent sur certains homonymes qui pourraient être les mêmes personnes pour certains historiens.
Pantelis Charalampakis recense également deux veuves aux XIV et XV siècles, identifiées par les noms de Kale Tzirichia et de Tzirithia, qui seraient les ultimes représentantes connues de la lignéeKale Tzirichia est identifiée sur un document de 1320 dans le village de Gomatou ; Tzirithia est enregistrée dans un document du monastère de Lavra, près de Gomatou, datant de 1409.. La situation de ces deux femmes dans un village illustrerait le déclin de la famille Tzirithon à partir du XII siècle.
Personnalités +NomPériodePostes occupésEléments biographiquesSources1HilarionFin IX siècle - Début X siècleHigoumèneIl commande une croix en argent doré au sein de laquelle des reliques étaient placées, destinée à pendre au cou du moine, conservée pendant plusieurs siècles au monastère de l'île de Reichenau.Identifié grâce à l'inscription au dos de la croix : + Κ(ύρι)ε β/οήθ<ε>ι Ἱ/λαρί(ωνι) σ(ῷ)/ δ(ούλῳ) καὶ καθ(η)γουμένο/ τῆς/ μο(νῆς) <σ>ου τ(ῷ)/ Τζη/ρή/θ(ωνι)Traduction de Vitalien Laurent : « Seigneur, secourez Hilarion Tzirithon, votre serviteur et cathigoumène de votre monastère. » ; .2MichelDébut X siècleTitre inconnu précisément mais officiel de haut rang ou membre d'une famille de l'élite Il révèle un complot à l'Empereur Léon VI. Ce complot était mené par le parakoimomène Samônas et visait l'eunuque Constantin, proche de l'Empereur.Référencé dans plusieurs sources littéraires notamment par Jean Skylitzès qui écrit : « Michel Tzirithon vint trouver l'Empereur en privé et lui révèla que c'était Samônas qui était l'auteur du billet. »Il avait participé au complot avec le parakoimomène Samônas et le chambellan Megistos. ; 3Jean1 moitié XI siècleSpatharocandidat, notaire impérial de l'edikos logosDépartement financier et judiciaire et protonotaire du thème des AnatoliquesIdentifié sur un sceauConservé à Washington D.C. (DO BZS.1955.1.3380 ; ) datant de la mi-XI siècle, au droit duquel apparaît Théodore qui pourrait avoir été son Saint patron.4LéonMi-XI siècleProtospathaire et Grand chartulaire du genikon logothesionAdministration fiscaleConnu grâce à trois sceauxConservés à Paris (BnF, coll. Seyrig 88 ; ), à Bucarest (Romanian Academy, coll. Orghidan 171 ; ) et à Washington D.C. (DO BZS.1955.1.2381 ; ) tous frappés avec le même boulloterion où est inscrit : Λέοντ(ι) / (πρωτο)σπαθ(αρίῳ) (καὶ) / μ(ε)γ(άλῳ) χαρτου/λ(αρίῳ) τοῦ γενικ(οῦ) / λογοθ(εσίου) ὁ / Τζιρίθ(ων).5BasileMi-XI siècleAurait reçu des honneurs sous le règne de Constantin IX Monomaque.Père de Christodoulos (6 de cette liste)Mentionné sur le sceau de Christodoulos6ChristodoulosMi-XI siècleProtospathaireIl a choisi Saint Georges comme son saint protecteur.