La casemate d'Héronfontaine est une casemate d'intervalle de type CORF construite en 1937 dans la commune de Mairieux, dans le département du Nord. La fortification fut construite sur les ruines de l'ouvrage d'Héronfontaine (construit en 1894-1895) qui fut détruit lors de la Première Guerre mondiale (le siège de Maubeuge en 1914). L'édifice fut endommagé lors de la bataille de France, dans la nuit du 22 au .

Description La casemate d'infanterie d'Héronfontaine se trouve dans le secteur fortifié de Maubeuge, à l'ouest de l'ouvrage des Sarts dont elle est à portée de tir. C'est une casemate simple, flanquant vers l'est, avec comme armement : un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 ou canon antichar de 47 mm ; un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 ; une tourelle AM (arme mixte) + mortier de 50 mm ; une cloche AM (arme mixte) ; deux cloches GFM (guetteur et fusil-mitrailleur) ; quatre créneaux FM (fusil-mitrailleur) de défense des arrières et chambre de tir.

Histoire

Le marché de la construction est daté du , pour un prix initial de de l'époque. Finalement, la construction coûta dont plus de deux millions de francs pour le gros œuvre, près de pour le matériel, l'équipement et les installations intérieures et plus de pour les armes et les munitions. Les travaux ont commencé en mars 1935 et ont fini en 1937.

Cette fortification fut attaquée par l’armée allemande lors de la bataille de France. En effet, le , la casemate est attaquée par l'aviation allemande, et est pilonnée par de l'artillerie installée dans le bois du Plantis et celui des Sarts, à environ de l'édifice. Aussi, l'armée allemande tente une attaque, repoussée en partie grâce à la tourelle d'arme mixte, qui malheureusement s'enraye. Toute la nuit durant, l'équipage de la casemate tentera de la réparer. Le lendemain, les hostilités reprennent avec le même type d'attaque. Aussi, vers , la tourelle est enfin remise en service. Malheureusement, une demi-heure plus tard, à , l'armement de l'édifice est mis hors d'usage, scellant finalement le destin de la fortification et de ses hommes. À , le colonel Leduc permet aux troupes de la casemate de l'abandonner. Finalement, l'évacuation fut effectuée entre et , dans la nuit du .

État actuel Aujourd'hui, ce témoignage n'est plus visible, de plus, il se trouve sur un terrain privé.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes Ouvrages du secteur : Les Sarts, Bersillies, La Salmagne et Boussois Autres casemates du secteur : Crèvecœur et Épinette

Catégorie:Secteur fortifié de Maubeuge