La Côte d'Ivoire est devenue un État membre de la communauté Française le . L'accession à l'indépendance de ce pays s'est déroulée le avec Félix Houphouët-Boigny comme premier président.
Activisme des étudiants de 1960 à 1970 La période de 1960 à 1970 a été marquée par le début de l'organisation des étudiants en groupe d'activistes dont certains s'opposaient à Felix Houphouët-Boigny et son régime.
Le régime de Felix Houphouët-Boigny et son régime. a néanmoins contribué en 1969 à la fondation du Mouvement des Etudiants et Elèves de Côte d'Ivoire (MEECI). Cette organisation était rattachée dès ses déduits au régime d'Houphouët-Boigny. Le congrès de ce mouvement qui a vu la victoire de Tanoh Brou Antoine qui est devenu plus tard le ministre de l'Environnement de Houphouët-Boigny s'est tenu du 3 au dans les locaux du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI).
La création de ce mouvement provoqua une vague de protestations par les étudiants au regard de son rôle de surveillance du PDCI. Les étudiants de l'Université d'Abidjan ont donc fondé en 1971 l'Union Syndicale des Elèves et Etudiants de Côte d'Ivoire (USEECI) politiquement indépendant pour protester contre le MEECI. Il cependant été réprimé par le régime de Felix Houphouët-Boigny. Le non engagement des étudiants aux activités antigouvernementales était la condition sine qua non pour pouvoir rester à l'université.
Régime d'Houphouët-Boigny Comparativement aux dirigeants postcoloniaux d'autres pays africains, la politique de Félix Houphouët-Boigny était pro-occidentale. Il maintient une allégeance politique indéfectible à l'Occident, tandis que de nombreux autres dirigeants se tournèrent vers le communisme. Après l'indépendance, Houphouët-Boigny conserva des relations étroites avec la France. La Côte d'Ivoire a accueilli une communauté française expatriée croissante, dont de nombreux membres apportaient une assistance technique au pays. Outre les questions économiques, une coopération avec la France fut également établie dans le domaine militaire. Houphouët-Boigny considérait la présence permanente des forces françaises comme une protection garantissant la sécurité du pays.
Houphouët-Boigny a maintenu un régime de parti unique. Cependant, il a souvent eu recours à des tactiques plus douces et moins directes pour conserver son pouvoir et sa dictature. Il s'assurait le soutien de ses opposants politiques en les intégrant à son parti, en faisant des compromis et en leur proposant sa coopération. Toutefois, tous les partis politiques étaient interdits, à l'exception du PDCI. Houphouët-Boigny a remporté toutes les élections présidentielles depuis l'indépendance jusqu'à sa mort en 1993.
Sous son gouvernement, la Côte d'Ivoire s'est engagée sur la voie d'une économie de marché libérale et a développé son secteur des cultures de rente. Elle est devenue l'un des plus grands producteurs de café et de cacao au monde. En 1955, la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Prix Agricoles (CAISTAB) a été créée pour réguler les prix du café et du cacao. Au début des années 1980, la Côte d'Ivoire affichait l'un des revenus par habitant les plus élevés parmi les pays d'Afrique subsaharienne non pétroliers . Ce phénomène a été qualifié de « miracle ivoirien » .
Cependant, dans les années 1980, les prix du café et du cacao s'effondrèrent. Doté d'un fonds de stabilisation des prix, le gouvernement s'est engagé à compenser la différence si les agriculteurs n'obtenaient pas une rémunération suffisante sur le marché. Or, les prix ont continué de baisser, le fonds s'est épuisé rapidement, les subventions aux agriculteurs ont dû être réduites et la dette extérieure de la Côte d'Ivoire s'est augmentée. Face à la baisse des recettes, le gouvernement fut contraint de revoir ses dépenses à la baisse. Les financements publics ont été réduits dans de nombreux secteurs, notamment l'éducation. Des manifestations menées par des fonctionnaires et des étudiants obligèrent le gouvernement à organiser des élections et à instaurer un système multipartite en 1990.
Les deux principaux partis politiques lors de l'élection de 1990 étaient le Front populaire ivoirien (FPI), fondé par Laurent Gbagbo , et le PDCI, alors au pouvoir. Houphouët-Boigny remporta la première élection présidentielle multipartite en 1990, avec plus de 80 % des voix. Il décéda cependant peu après, en 1993.
Arrivée d'Henri Konan Bédié au pouvoir après le décès d'Houphouët-Boigny Henri Konan Bédié a succédé à Houphouët-Boigny à la présidence après son décès. La situation économique a demeuré instable. Bédié a été accusé de corruption et de répression politique . Les tensions en Côte d'Ivoire n'ont cessé de croître. Le , un groupe de soldats s'est rébéllé et Bédié fut renversé par un coup d'État le lendemain.
Notes et références
Catégorie:Histoire de la Côte d'Ivoire Catégorie:Histoire contemporaine par pays