Pierre-Jacques Rodenbach dit Pedro Rodenbach, né le à Roulers et mort à Saint-Josse-ten-Noode le , est un militaire français, néerlandais puis belge, au fur et à mesure de l'histoire de la Belgique, ainsi qu'un industriel directeur de la brasserie Rodenbach à partir de 1836.

Avec ses frères Alexandre, Constantin et Ferdinand, il participe activement à la révolution belge de 1830 qui permet l'indépendance de la Belgique du Royaume uni des Pays-Bas.

Biographie Origines et vie privée Pierre-Jacques Rodenbach nait en 1794 à Roulers, au moment de la seconde annexion française des États de Belgique par les troupes révolutionnaires de la Première République. Il est le fils de Pierre Ferdinand Balthazar Rodenbach (1759-1820) et d'Anne Marie Degeest (1759-1841), qui ont sept enfants, dont Pierre est le dernier. Il a cinq frères (dont deux décèdent en bas âge) et une soeur : Ferdinand (1783-1841), Laurentia (1784-1849), Alexandre (1786-1869), Pius (1788), Raymondus (1789) et Constantin (1791-1846).

Il grandit durant la période française de l'histoire de la Belgique et épouse Marie Régine Wauters (1795-1874) le à Malines. Le couple aura six enfant : Raymond (1819-1899), Alexandrina (1820-1862), Edouard (1823-1902), Regina (1826-1915), Marie (1829-1859) et Florentinus (1830-1875).

Première carrière militaire (France et Pays-Bas) Le il s'engage comme volontaire dans la garde impériale de . Il participe à la campagne de Russie et obtient le grade de sous-lieutenant le alors qu'il appartient au régiment de cuirassiers, sous le commandement du colonel . Après la chute du Premier Empire, Pierre Rodenbach rejoint l'armée néerlandaise et le régiment de « carabiniers belges » avec lesquels il combat ses anciens compagnons d'armes français lors de la bataille de Waterloo le . Il poursuite ensuite sa carrière dans les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas, dont il démissionne le .

Opposition politique Après la création du Royaume uni des Pays-Bas en 1815, il rejoint ses frères dans leur lutte politique contre le régime « hollandais » qu'impose le roi Guillaume d'Orange-Nassau depuis La Haye. Ils mettent en place des pétitions contre le monopole de l'enseignement officiel et contre les impôts sur la mouture et l'abattage en 1828. Lors de la tournée du roi dans les Flandres, Pierre Rodenbach lui remet personnellement une pétition dans laquelle il demande le redressement des « griefs de la nation ».

Ils poursuivent leur action en militant pour la libération de Louis de Potter et d’autres prisonniers politiques ou journalistes enfermés par le régime, comme Jean-François Tielemans ou Adolphe Bartels, et instituent l'« Ordre de l'Infamie ».

Révolution belge Lorsque la révolution belge éclate, Pierre Rodenbach se joint à l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux et prend le commandement d'un corps franc de volontaires qui se rendent à Bruxelles pour défendre la ville, menacée par l'armée qui campe à Vilvorde depuis le . Là, il fonde avec d'autres insurgés, le club patriotique radical de la Réunion centrale dès le , où il forme un nouveau corps franc, les « volontaires flamands », avec lesquels il attaque les positions de l'armée du prince Frédéric au nord de la capitale le . Après le déclenchement des Quatre Jours de Bruxelles le , Pierre Rodenbach se rend à Lille afin d’accompagner Louis de Potter, alors exilé, dans son voyage de retour vers la Belgique.

Deuxième carrière militaire (Belgique) Après l'indépendance de la Belgique, Pierre Rodenbach est nommé colonel de cavalerie dans les nouvelles forces armées belges engagées dans la guerre belgo-néerlandaise, et est chargé de l'organisation du 1er régiment de chasseurs à cheval. Peu après la campagne des Dix-Jours, le il est nommé commandant de place de Bruxelles jusqu'au , date à laquelle il est appelé au commandement du grand quartier général avant d'être mis en disponibilité le .

Carrière civile et fin de vie vignette|Bière de la brasserie Rodenbach, à Roulers. En 1836 il rachète la part de ses frères dans l'entreprise familiale grâce à la fortune de son épouse. La brasserie Rodenbach, fondée à Roulers en 1820 est alors rebaptisée « Brasserie et Malterie Saint-Georges ». Il laisse la gestion de la société à sa femme et continue à vivre à Bruxelles, où il meurt en 1848.

Décorations Croix de fer () ; Ordre de Léopold : Chevalier () ;

Voir aussi Articles connexes Brasserie Rodenbach

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Militaire belge du XIXe siècle Catégorie:Récipiendaire de la croix de fer (Belgique) Catégorie:Naissance à Roulers Catégorie:Naissance en juin 1794 Catégorie:Décès en janvier 1848 Catégorie:Décès à 53 ans Catégorie:Décès à Saint-Josse-ten-Noode Catégorie:Militaire des Pays-Bas méridionaux Catégorie:Militaire belge des guerres napoléoniennes Catégorie:Personnalité militaire de la bataille de Waterloo Catégorie:Combattant du camp belge de la révolution de 1830 Catégorie:Personnalité du règne de Léopold Ier de Belgique Catégorie:Chevalier de l'ordre de Léopold