Arnaldo Volpicelli, né le à Rome et mort le dans la même ville, est un philosophe du droit italien et théoricien du corporatisme fasciste.

Biographie

Formation et carrière sous le régime fasciste Frère du pédagogue Luigi Volpicelli et de Giosafat Volpicelli et Giuseppina Colabucci, Arnaldo Volpicelli participa à la Première Guerre mondiale en tant que sous-lieutenant, obtenant la Croix du mériteMarco Fioravanti, Volpicelli Arnaldo. De retour à la vie civile, il entama des études et obtint d'abord une licence en droit en 1920, puis en philosophie et lettres en 1923 à l’Université de Rome.

En 1925, il décrocha la libera docenza (habilitation à enseigner) en philosophie du droit et s’inscrivit au Parti national fasciste (PNF). Il enseigna le droit à la Faculté de droit de l’Université d’Urbino (1927-1928), puis à celle de Pise (1928-1930) où il occupa la chaire de doctrine générale de l’État et suppléa en philosophie du droit. En 1930, il remporta le concours pour la chaire de philosophie du droit à Catane, mais fut nommé professeur extraordinaire de doctrine générale de l’État à Pise en 1931 ; il devint par la suite titulaire de cette même discipline en 1933 et y resta jusqu’en 1935, avant de passer à la chaire de doctrine de l’État à la Faculté des sciences politiques de l’Université de Naples, puis en 1939 à celle de philosophie du droit à la Faculté des sciences politiques de l’Université de Rome.

Parmi ses premières publications scientifiques figurent Natura e spirito dei costumi (1925), la traduction et l’introduction des Fondamenti della metafisica dei costumi de Kant (1925), ainsi que la direction du volume sur Agostino, la vera religione (1925). En 1927, il fonda et dirigea avec Ugo Spirito la revue Nuovi studi di diritto, economia e politica. Il collabora étroitement avec Spirito et aborda des problèmes d’inspiration crocienne, puis s’intéressa à la théorie juridique de Santi Romano. Dans les années 1930, il commenta l’œuvre de Hans Kelsen (Lineamenti di una Teoria generale dello Stato, Rome 1933) et contribua, en collaboration scientifique, à la théorisation du corporatisme dans Nuovi studi di diritto, economia e politica et Corporativismo e scienza del diritto.

Après la guerre Soumis à la procédure de la Commission d’épuration pour « manifestations répétées d’apologie fasciste », il fut suspendu de l’enseignement en 1944, mais fut acquitté de toute accusation et réintégré dès 1945. Il continua d’enseigner la philosophie du droit à la Faculté des sciences politiques de l’Université de Rome jusqu’en 1950, puis passa à la chaire de doctrine de l’État l’année suivante. Mis à la retraite en 1962, il fut nommé directeur de l’Institut de droit public et de doctrine de l’État, et placé à la retraite pour limite d’âge en 1967. Il mourut à Rome en .

Pensée Volpicelli défendit l’identité entre l’organisation étatique et l’organisation sociale, entre le pouvoir législatif et le pouvoir administratif (corporatif) ; il critiqua l’interprétation libérale des pouvoirs (séparation des pouvoirs, représentation individuelle) et proposa une conception organique de l’individu dans une société corporative unifiée, où l’individu coïncide avec l’État corporatif, en s’inspirant de la tradition ottomane pour les principes du droit de l’homme et en rejetant les valeurs démocratiques abstraites issues de la Révolution française (consacrant une conception atomistique et individualiste de l’individu et de la société). Dans un article, il écrivait : « Concilier et réaliser de telles exigences est la tâche historico-idéale du corporatisme, visant lui aussi à l’identification de l’individu et de l’État, c’est-à-dire, en précisant, à la négation absolue et de l’individu « privé » et de l’État « bureaucratique » ; à la déprivatisation ou étatisation complète de l’individu et, correspondamment, à la débureaucratisation ou résolution complète de l’entité et de la fonctionnalité étatique dans l'individu : à une forme institutionnelle telle que le monde de l’individu et celui de l’État coexistent et coïncident sans résidu […] Étatisation absolue de l'individu, et individualisation absolue de l’État : tel est l’héritage et la tâche historique du régime corporatif. »Archivio di studi corporativi, 1933, p.321.

Publications

Natura e spirito, 1925 L'educazione politica dell'Italia, 1929 I presupposti scientifici dell'ordinamento corporativo, 1933 Corporativismo e scienza giuridica, 1934 La certezza del diritto e la crisi odierna, 1952

Notes et références

Bibliographie

Giovanni Franchi, Arnaldo Volpicelli Per una teoria dell'autogoverno, ESI, Napoli, 2003. Carlotta Latini, Arnaldo Volpicelli, dans Il contributo italiano alla storia del Pensiero : Diritto, Roma, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, 2012. Gaetano Bizzoco, Ideologia futurista, Mondadori, 2025. Umberto Campagnolo, Hans Kelsen, Conversazioni con Hans Kelsen : documenti dell'esilio ginevrino, 1933-1940, Giuffrè, 2010. Francesco d'Urso, Logica e storia : l'attualismo giuridico di Arnaldo Volpicelli, Etica & Politica / Ethics & Politics, XXII, 2020, 1, pp. 473-489. Michel Martone, Un antico dibattito ferrara, 1932 : il secondo convegno di studi sindicali e corporativi

Liens externes

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