Ercole Bucco, né le à Florence et mort au camp de concentration de Dachau en 1944, est un journaliste, syndicaliste et homme politique socialiste italien.

Biographie

Militantisme socialiste avant guerre (1905-1914) Né à Florence en , Ercole Bucco s'installe à Cento, dans la province de Ferrare, où il adhère au Parti socialiste italien (PSI) en 1905. Très actif comme militant, il part en 1909 pour la Suisse, puis, en 1911, à Trieste, où il dirige la revue Gioventù Socialista. Il devient par la suite, début 1912, secrétaire de la Chambre du Travail de Cento, et s'oppose fermement à l'entrée en guerre de l'Italie en Libye et dans la Première Guerre mondiale.

Député socialiste (1919-1921) Mobilisé à partir de , il reprend son activité syndicale en 1919, devenant propagandiste pour la Chambre du Travail de Ferrare, alors dirigée par Gaetano Zirardini. Lors des élections du , il se présenta pour le parti maximaliste dans cette circonscription, face au réformiste Eugenio Dugoni, et fut élu député. Lors de la réunion de la direction du Parti socialiste italien (PSI) le , il fut élu secrétaire du groupe parlementaire socialiste. En 1920, il fut également élu secrétaire confédéré à Bologne, mais devint dans le même temps la cible d'attaques et de menaces incessantes de la part de groupes fascistes, ainsi que de harcèlement de la part des autorités.

L'exil, l'OVRA et la mort (1922-1944) En exil à partir de 1922, laissant derrière lui à Bologne sa compagne dont il était séparé et leurs cinq enfants, Ercole Bocco trouva refuge en France, où il tenta de se faire engager comme architecte. Durant cette période de sa vie, il se rapprocha du Parti fasciste et exprima son admiration pour Mussolini sans que l'on sache s'il s'agissait d'une conversion sincère ; certains crurent à la possibilité que Bucco fut un agent double. Entre-temps, avec une nouvelle compagne, il eut quatre autres enfants (apparemment). En 1935, il adhéra officiellement au Parti national fasciste (PNF) mais le régime sembla ne jamais avoir cru à sa conversion. En 1938, le consul royal italien à Bordeaux écrivit qu’à son avis, Bucco était « le même scélérat qu’il y a vingt ans ». Accusé de fraude et de vol, Bucco s’enfuit en Algérie.

Il tenta quelque temps plus tard de regagner clandestinement l'Italie par la mer depuis l'Algérie. Arrêté en 1938 pour « fraude » et corruption ainsi que pour « outrage à Mussolini », il fut condamné à la prison à vie par le Tribunal spécial pour subversion et, après le , déporté dans un camp de concentration de Dachau, où, selon de nombreux textes, il mourut avant d'avoir soixante ans. Il est cependant à noter que, selon certains, Ercole Bucco aurait survécu et serait rentré en Italie en 1945 ou 1946. Selon, l'historien Steven Forti, il se serait « converti à la démocrate-chrétienne ».

Notes et références

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