Joseph Alexandre, né le à Liège où il meurt le , est un médecin, archéologue et archiviste belge. Membre de l'Institut archéologique liégeois, il y exerce les fonctions de trésorier (1867-1884), de secrétaire adjoint et, surtout, de conservateur des collections (1862-1910).
Biographie
Entourage familial Né le à Liège, Nicolas Joseph Walthère Alexandre est le fils d'Hadelin Walthère Alexandre et de Rose Josephe Capelle. En , il se marie avec Catherine Félicie Leloup (1835-1899). L'année suivante le couple a une fille, Louise Josephine Alexandre, qui épouse Charles Antoine René Lucien Mouton en .
Joseph Alexandre meurt le dans sa ville natale et il est inhumé au cimetière de Sainte-Walburge.
Formation et carrière
Le jeune homme fait , qu'il achève en 1854. Bien qu'il puisse obtenir une bourse de voyage du Gouvernement, il préfère ne pas la demander, et c'est donc sans celle-ci qu'il part finalement pour Paris en 1855. Il y travaille dans divers hôpitaux avant de revenir subitement à Liège : .
Le docteur Alexandre s'établit alors comme médecin au quartier de Pierreuse, mais délaisse rapidement cet emploi pour se consacrer à l'archéologie et aux études historiques . En effet, il entre à l'Institut archéologique liégeois où il occupe les postes de trésorier de 1867 à 1884, de secrétaire adjoint et, surtout, de conservateur des collections de 1862 jusqu'à sa mort en 1910. Sa fille, Louise Mouton-Alexandre, est aussi liée à cette institution en tant que membre associé à partir du .
gauche|vignette|Photographie de Joseph Alexandre, prise par Joseph Grenson (d) en 1906.
En 1879, quand la province de Liège reçoit de l'État les archives postérieures à la Révolution de 1789, le gouverneur Charles de Luesemans lui propose le poste d'archiviste provincial, qu'Alexandre accepte. Il abandonne ce poste en 1895, .
Il est membre de la Société d'Art et Histoire et de la Société des Bibliophiles liégeois, organisation dont il est aussi le secrétaire pendant de nombreuses années. Il joue un rôle prépondérant dans l'organisation de l'Exposition de l'art ancien au pays de Liège de 1881, travaillant surtout à l'inventaire des pièces exposées, et il est l'auteur du premier catalogue du musée provincial de Liège. C'est l'un des principaux artisans de la création, en 1909, du musée Curtius, devenu depuis le Grand Curtius.
Il collabore, bien que rarement , au Bulletin de l'institut archéologique liégeois, à la Chronique archéologique du pays de Liège, au Bulletin de la Société des Bibliophiles liégeois et aux Annales du Cercle hutois des Sciences et des Beaux-Arts. Bien qu'il ait peu publié, il forme quelques d'archéologues qui gardent en mémoire .
Publications
Bulletin de l'Institut archéologique liégeois . .
Chronique archéologique du pays de Liège
vignette|redresse|Léonard Defrance, Autoportrait à l’âge mûr, vers 1797 (huile sur toile ; ), Liège, La Boverie.
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Société des bibliophiles liégeois
vignette|redresse|Page de titre de l'Histoire chronologique de abbés-princes de Stavelot et Malmedy, 1878.
Alexandre fait paraître dans les publications de cette société une série de travaux anciens consacrés à l'histoire du Pays de Liège, ou des traductions de ceux-ci :
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Notes et références
Annexes
Bibliographie
Liens externes
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