La tragédie du Tarajal est une tentative de traversée de la frontière hispano-marocaine par des immigrants d'origine subsaharienne, qui s'est produite le entre Ceuta (Espagne) et Fnideq (Maroc) et a été violemment réprimée par la Garde civile espagnole. Elle est considérée comme l'un des événements les plus graves liés au phénomène migratoire en Espagne. L'anniversaire de cette tragédie fait chaque année l'objet dans de nombreux pays d'une , qui rappelle la mort des migrants et dénonce les politiques aux frontières.
Faits Le jeudi , entre tentent de traverser à la nage la frontière hispano-marocaine entre Ceuta et Fnideq, au niveau de la plage de Tarajal, qui fait régulièrement l'objet de tentatives de traversées à la nage.
Environ 90 d'entre eux ont réussi à atteindre la zone frontalière située sur la plage du Tarajal. Des agents de la Garde civile espagnole les ont repoussés, alors que beaucoup étaient encore dans l'eau, en utilisant la force et des moyens antiémeutes tels que des balles en caoutchouc, des salves d'alarme et des grenades fumigènes pour les empêcher d'atteindre la terre ferme.
Dans la panique, au moins quinze migrants meurent par noyade. Les corps ont été retrouvés sur les plages de Ceuta et de Fnideq. La gendarmerie marocaine a expulsé les vingt-trois migrants en situation irrégulière qui avaient atteint la plage de Ceuta, dans le cadre de ce que l'on appelle les « renvois à chaud ».
Conséquences Certaines ONG telles que Coordinadora de Barrios, Comisión Española de Ayuda al Refugiado et Observatori DESC ont soutenu l'action des immigrants en situation irrégulière. La Commission espagnole d'aide aux réfugiés a engagé des poursuites judiciaires pour demander, au fil des ans et devant plusieurs instances, que les agents de la Garde civile soient tenus responsables d'homicides par imprudence, de blessures volontaires et de non-assistance à personne en danger.
Après l'avoir nié pendant une semaine, le ministre de l'intérieur espagnol, Jorge Fernández Díaz, a reconnu l'utilisation par la police de balles en caoutchouc et de fumigènes tirés en direction des migrants. La commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, a menacé l'Espagne de sanctions.
Toutes les procédures judiciaires visant à déterminer si l'utilisation de moyens tels que des balles en caoutchouc ou des grenades fumigènes pour déjouer la tentative et disperser les assaillants était appropriée ont été classées sans suite, exonérant les agents de toute responsabilité.
Le ministère de l'Intérieur n'a finalement pas mené à bien le projet d'allongement de la digue de la plage afin de dissuader toute nouvelle tentative de passage illégal des frontières.
Une , initiée en 2020 par le Maroc, l’Espagne, la Tunisie et L’Italie, commémore cette tragédie chaque année dans de nombreux pays.
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