La famille Renart de Fuchsamberg est une famille de la noblesse française, originaire de Saxe (initialement) puis de Champagne et des Ardennes.

Elle à marquée l’histoire française, notamment à travers ses membres qui ont exercé des charges militaires et seigneuriales aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Présente dans la région des Ardennes et en Champagne, elle est connue pour avoir fourni plusieurs officiers de la Marine royale française, dont certains ont atteint le rang de chef d’escadre et ont servi le royaume de France dans diverses campagnes navales et administratives. L’histoire de cette maison a été étudiée au XIXᵉ siècle dans des notes généalogiques publiées par Albert Baudon dans son ouvrage consacré à l’église de Doux (Ardennes), ainsi que par d’autres généalogistes et historiens locaux. Un membre notable est Thomas-Claude Renart de Fuchsamberg

Leur blason est visible au grand armorial de France de Jouglas de Morenas ainsi que dans "Les Renart de Fuchsamberg et leurs alliances" de Dominique Labarre de Raillicourt.

Origine La famille Renart de Fuchsamberg trouve ses premières mentions à l’époque moderne en Champagne et dans les Ardennes. Selon les recherches généalogiques, elle serait issue de familles bourgeoises champenoises qui, au fil du temps, se sont implantées dans les milieux seigneuriaux et militaires du royaume de France. D’après certaines études historiques, un des premiers membres connus, Mathias Renart, était seigneur de Fuchsamberg en Saxe avant de se mettre au service d’un duc de Bourgogne; il aurait reçu en récompense la terre d’Arvogne dans les Ardennes, marquant ainsi la fixation de la famille en France.

Cette origine supposée «saxonne» est cependant nuancée par des documents généalogiques ultérieurs qui montrent que la famille s’est faite reconnaître noble par lettres patentes au XVIIᵉ siècle (1666) après avoir servi la couronne dans des fonctions militaires et administratives sur demande de S.A.S la duchesse de Mantoue. Elle s’est notamment illustrée par des alliances et des charges importantes, telles que celles de gouverneur de Rethel ou de commandeur d’ordres militaires, qui ont consolidé sa position sociale.

Histoire La maison Renart de Fuchsamberg est attestée dès le XVe siècle. Elle se présente comme une lignée initialement installée en Champagne et dans les Ardennes, tenant notamment les seigneuries de Montcy, de La Tournelle, de Rubigny, de Pargny, de Vrigne-aux-Bois et de Wadimont. Les sources héraldiques mentionnent un blason caractéristique : d’argent à un chêne de sinople englanté d’or, au chef d’azur chargé de trois étoiles du champ.

Selon certaines traditions et documents généalogiques, la famille se disait originaire de Saxe, la famille Renart de Fuchsamberg vint s’établir en France au commencement du XVe siècle, vraisemblablement à la suite des ducs de Bourgogne. Mathias Renart, seigneur de Fuchsamberg, commandait en Flandre un corps de trois mille hommes de pied sous les ordres de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. En récompense de ses services militaires, ce prince lui concéda le fief d’Arvogne, situé en Ardenne.

Par testament passé à Liège en février 1436, Mathias légua cette terre à Adolphe, son fils aîné, issu de son mariage avec Marie de Francskein. Adolphe, surnommé le Renard d’Ardenne, s’unit à Isabelle de Noirefontaine ; de cette alliance naquit Jean Renart, qui assura la continuité de la lignée. Par ailleurs, Marie de Francskein fit donation à son petit-fils de la terre de Montcy-Notre-Dame, possession qui demeura entre les mains de ses descendants durant plusieurs générations.

La famille Renart de Fuchsamberg fut maintenue dans sa noblesse lors de la Recherche de la noblesse en Champagne conduite par Caumartin. Toutefois, les généalogistes Lainé et, à sa suite, Édouard de Barthélemy, s’appuyant sur des documents qu’ils considéraient comme authentiques, ont estimé que la filiation ancienne de cette maison reposait sur des titres apocryphes, et que les preuves produites seraient contestables depuis l’origine jusqu’au contrat de mariage de messire Charles-Albert Renart de Fuchsamberg, daté de 1561 (Cabinet de l’Ordre du Saint-Esprit, volume II de Champagne, folio 310).

Toutefois, même en admettant les réserves formulées par MM. Lainé et de Barthélemy, il n’est pas possible de méconnaître la valeur militaire et le courage éprouvé de cette nombreuse lignée des Renart de Fuchsamberg. Elle fournit, au fil des siècles, un grand nombre d’officiers qui servirent la Couronne dans des emplois de distinction, et dont plusieurs trouvèrent la mort au champ d’honneur, au service des rois de France.

La famille Renart de Fuchsamberg se distingua notamment par sa fidélité à la Couronne durant la Fronde, en particulier à travers l’action de Claude Renart de Fuchsamberg, sieur de Montcy, qui demeura loyal au roi Louis XIV. Ce même personnage avait auparavant été officiellement remercié par le roi Louis XIII et le cardinal de Richelieu pour sa conduite jugée héroïque lors du siège de Mouzon en 1639.

Cette famille a une sépulture dans l'église de Doux, localité qui formait avec Resson (autrefois Arson d'ou le titre de Marquis d'Arson) et Pargny, trois seigneuries distinctes ayant haute, moyenne et basse justice. Elle a également une autre sépulture a Paris au cimetierre de Montmartre.

Branche Ainée La branche ainée est directement issue des seigneurs de Montcy de George von Fuchsamberg. Le dernier seigneur de Montcy est Claude Renart de Fuchsamberg qui meurt sans enfants en 1683. Son frère, Thomas Adolphe Renart de Fuchsamberg devient l'héritier de la branche principal et devient le 1e comte de Montcy.

Dans la seconde moitié du XVIIᵉ siècle, la maison Renart de Fuchsamberg voit sa position se renforcer au sein de la noblesse par une élévation de statut nobiliaire autour de la seigneurie de Montcy-Notre-Dame, en Ardenne.

Selon les archives historiques citées dans une revue ardennaise relatant des actes du généalogiste Caumartin, Thomas-Adolphe Renart de Fuchsamberg (né en 1605, mort en 1692), fils d’Aubry Renart, héritier de plusieurs seigneuries dont Montcy, est déjà qualifié de chevalier et seigneur de Rubigny et Vadimont lorsqu’il achète et étend des possessions territoriales à Vrigne-aux-Bois et alentours. En 1666, par lettres patentes, le fief de Montcy-Notre-Dame est érigé en comté en faveur de l’aîné de ses enfants, Charles-Albert. Cette élévation fait de la seigneurie non seulement un domaine territorial mais aussi un titre de noblesse héréditaire, conférant à Thomas-Adolphe et à sa descendance le rang de comte de Montcy auprès de la Couronne. L’érection de Montcy en comté s’inscrit dans une politique royale de reconnaissance des services rendus par des familles qui, bien qu’issues à l’origine de la bourgeoisie champenoise, ont acquis une place significative parmi les nobles de robe et de guerre en Champagne et dans les Ardennes. Ainsi, le titre de comte de Montcy devient, à partir de cette date, un des titres héréditaires de la famille Renart de Fuchsamberg, consolidant leur statut social et ouvrant la voie à la création ultérieure du marquisat d’Arson au sein de la même lignée.

Branche d’Amblimont Cette branche est celle qui a acquis la plus grande notoriété historique, notamment grâce à ses services dans la Marine royale française et à son rôle dans les Antilles françaises.

Thomas-Claude Renart de Fuchsamberg d’Amblimont (1642–1700) Thomas-Claude est le fils de Nicolas Renart de Fuchsamberg, seigneur des Mahomets, et hérite de la seigneurie d’Amblimont près de Mouzon dans les Ardennes. Il est le neuveu du premier comte de Montcy, Thomas Adolphe Renart de Fuchamberg. Il s’engage dans la Marine royale et se distingue particulièrement en 1674 lors de la défense de Martinique contre l’amiral néerlandais Michiel de Ruyter, alors qu’il commande une frégate française. Pour ce fait d’armes, il est anobli par lettre patente du roi Louis XIV et reçoit le titre de marquis d’Amblimont. Il devient ensuite gouverneur général des Antilles françaises et termine sa carrière comme chef d’escadre.

Claude-Thomas Renart de Fuchsamberg d’Amblimont (1690–1772) Fils de Thomas-Claude, Claude-Thomas sert également dans la Marine royale et atteint le grade de chef d’escadre. Il commande notamment la marine à Rochefort et est fait commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Claude-Marguerite Renart de Fuchsamberg d’Amblimont (1736–1797) Petit-fils de Thomas-Claude, Claude-Marguerite François devient 3ᵉ marquis d’Amblimont, puis comte d’Amblimont. Officier de marine, il se distingue dans diverses campagnes, dont la guerre d’indépendance des États-Unis, et atteint le grade de contre-amiral. Il émigre lors de la Révolution française et sert ensuite dans la marine espagnole, où il est tué en 1797 à la bataille du cap Saint-Vincent au large du Portugal.

Son fils, Louis-Jean-Casimir Renart de Fuchsamberg d’Amblimont, né en 1763, est filleul du roi Louis XV et de Jeanne Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, une anecdote importante soulignant la proximité de la famille avec la cour royale. Il meurt en 1764. Sa fille Béatrix Étiennette Renart de Fuchsamberg d'Amblimont (1764/1842) la dame d'honneur de la princesse de Lamballe.

Faits de guerres Cette famille, notamment la branche d'Amblimont participe a de nombreuses batailles notamment au sein de la marine royale. On trouve notamment : Siège de Mouzon de 1639 La fronde: ils se rangent du coté du Roi Louis XIV La Guerre de Hollande Guerre de la Ligue d'Augsbourg Guerre de Succession d'Autriche Guerre d'indépendance des États-Unis Révolution Française Bataille du cap Saint-Vincent

Notes et références

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