Henri d’Audigier, né le à Paris et mort le à Bourg-Saint-Andéol, est un journaliste et critique littéraire français.
Biographie D’une ancienne famille du Vivarais, Audigier a fait de brillantes études au lycée Louis-le-Grand, avant d’entrer à l’École normale. Comme un grand nombre des écrivains devenus célèbres, il ne tarde pas à abandonner la carrière universitaire pour se consacrer à la littérature..
Ses chroniques ont été toujours citées comme des modèles du genre. Bien avant Timothée Trimm, au Petit Journal, l’invention de la chronique quotidienne lui appartient en propre. son succès a été déterminé par la bonhomie bourgeoise de ses racontars honnêtes, modérés et inoffensifs, n’entretenant jamais son public de sujets abstraits, se maintenant dans un terre à terre approprié au gout de la famille Prudhomme..
Il a été successivement rédacteur de la Revue de l’Instruction publique, de la Revue française., avant d’inaugurer, sous le pseudonyme de , les articles , nouvelles de la cour, du monde et du théâtre, dans le Nord. Émile de Girardin ayant écrit à ce high-lifeur, pour le recruter à la Presse, a été très surpris de découvrir qui il était, mais l’a persuadé d’abandonner sa position au Nord pour entrer à la rédaction de la Presse où, trois mois plus tard, il a reçu son congé, sans explications ni motifs..
Il a ensuite été attaché exclusivement, pendant très longtemps, au journal la Patrie., dont le directeur, Delamarre, exigeait de lui qu’il vienne tous les matins lui lire à domicile sa chronique du jour, et il indiquait lui-même les modifications qu’il désirait.. Au moment de la guerre d’Italie, il abandonne la chronique et part en Italie, sans que ses articles comme journaliste de guerre n’obtiennent le succès auquel il était accoutumé. Il a également publié, sous le pseudonyme de , de nombreux articles, dans le Sport..
Ayant pris, comme tous les patriotes parisiens, les armes, pendant le terrible siège de Paris, il a été cruellement éprouvé par les fatigues et les souffrances des gardes montées aux remparts sous la neige et par de froid. Sa faible complexion et d’un tempérament délicat lui vaut de contracter une maladie de poitrine. Envoyé en Algérie, par les médecins qui espéraient que la chaleur du climat le guérirait, il n’y a gagné qu’une dysenterie qui ne tarde pas à devenir chronique..
À son retour à Paris, il était si faible que, sentant sa fin prochaine, il faisait des projets littéraires avec cette restriction : . De fait, il ne devait pas en revenir : parti pour le midi de la France, il s’est arrêté à Bourg-Saint-Andéol, où il est mort.
Publications La Vie de garçon, souvenirs anecdotiques d'un chroniqueur parisien, Paris, Édouard Dentu, 1859. . .
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