Caniapiscau est un lieu-dit du Nord-du-Québec, au Canada. Il est le 4ᵉ village de chantier construit dans le cadre du Projet de la Baie-James. Les familles des cadres travaillant sur la création du réservoir Caniapiscau y résident.

Histoire vignette|gauche|Réservoir Caniapiscau. Le village est créé dans le cadre du Projet de développement hydroélectrique de la Baie-James, afin d’accueillir les familles des cadres œuvrant sur le détournement de la rivière Caniapiscau et la création du réservoir du même nom. La première famille arrive le . Le village se situe au sommet d’une montagne bordée à l’ouest par le lac Pau et à l’est par la rivière Caniapiscau. Le village est composé de 74 maisons, il est prévu d’accueillir jusqu’à 240 familles; les maisons sont préfabriquées, de sorte qu'il ne reste plus qu’à les brancher aux services d’eau, d’égout et d'électricité à leur arrivée au village.

Près de 200 familles résident à Caniapiscau en 1978Marie-France Barrette, De Bersimis à La Grande : la vie des travailleurs dans les camps et les villes-ressources durant la construction des grands projets hydro-québécois, Rapport de recherche, Université du Québec à Montréal, 2016, PDF (lire en ligne).. Les enfants fréquentent l’école Duplanter, de la maternelle au secondaire, dans laquelle se trouvent des salles de cours, une salle d'art plastique, un laboratoire de chimie, un laboratoire de physique, une bibliothèque et un gymnase. Le village contient également un marché d’alimentation et un centre communautaire qui comprend une salle de réunion, une garderie, une salle de jeux polyvalente et un casse-croûte.

En 1978, un carnaval est organisé pendant 10 jours ; des spectacles sont offerts par des artistes locaux, et des monuments de glace sont sculptés.

En , les activités du chantier sont officiellement terminées pour la région de Caniapiscau, le village de Caniapiscau doit donc être fermé. Les infrastructures du village sont alors déménagées au village de Keyano.

Transports Le village de Caniapiscau est seulement accessible par la route d’hiver, le reliant à LG-2, de 1976 à 1979. En dehors de l'hiver, un pont aérien est organisé entre les campements Duplanter et Brisay avec LG-2 et Schefferville. Le chantier de Caniapiscau est alors considéré comme le chantier le plus isolé de la Baie-James. À partir de 1979, une route permanente relie le chantier à la centrale LG-4. Toponymie Le mot Caniapiscau signifie en langue crie "là où il y a une pointe rocheuse qui s’avance dans le lac".

Notes et références

Bibliographie

Réjean Girard. Histoire du Nord-du-Québec. Presses de l'Université Laval, 2012. Société d'énergie de la Baie-James. EOL et Caniapiscau, d'hier à aujourd'hui. SEBJ, 1984.

Annexes Articles connexes Projet de la Baie-James Sakami Keyano Radisson Les Mélèzes

Liens externes

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