Le déficit en isomérase de triose phosphate est une maladie métabolique rare à transmission autosomique récessive, décrite pour la première fois en 1965.

Il s'agit d'une enzymopathie glycolytique unique, caractérisée par une anémie hémolytique chronique, une cardiomyopathie, une susceptibilité accrue aux infections, un dysfonctionnement neurologique grave et, dans la plupart des cas, un décès dans la petite enfance. Cette maladie est exceptionnellement rare, avec moins de diagnostiqués dans le monde.

Génétique Treize mutations différentes du gène (situé sur le locus 12p13.31) qui code l'isomérase de triose phosphate (TPI), une enzyme constitutive ubiquitaire, ont été identifiées. La plus fréquente (80 %) de ces mutations, Glu104Asp, est associée au phénotype le plus sévère et serait héritée d'un ancêtre commun, ayant vécu il y a plus de en France ou en Grande-Bretagne.

La TPI est une enzyme essentielle de la glycolyse qui catalyse l'interconversion du dihydroxyacétone phosphate et du glycéraldéhyde-3-phosphate. On observe une diminution marquée de l'activité de la TPI et une accumulation de dihydroxyacétone phosphate chez les patients présentant un déficit en TPI homozygote (deux allèles mutés identiques) ou hétérozygote composite (deux allèles mutés différents). Les individus hétérozygotes ne présentent aucun symptôme clinique, même si leur activité résiduelle de TPI est réduite. Des études suggèrent que la pathologie pourrait s'expliquer par une altération de la dimérisation de la TPI, et non une inactivation directe. Ceci pourrait expliquer la rareté de la maladie, tandis que des allèles TPI inactifs sont présents à une fréquence plus élevée, ce qui suggère que la mutation a pu procurer un avantage sélectif, comme observé dans d'autres maladies.

Notes et références

Catégorie:Maladie rare Catégorie:Enzymopathie