La est une maison princière du royaume de Ryūkyū fondée par Les noms des personnages de haut rang du Royaume de Ryūkyū sont composés d’une partie utilisée pour les relations avec la Chine () et d’une partie utilisée pour les relations avec le Japon (). Le kara-nā est composé du nom de clan (ici : Shō) et d’un prénom (ici : Kōshin), le yamatu-nā est composé d’un nom de fief (réel ou symbolique, ici : Motobu), d’un titre (ici : Wōji, prince) et d’un prénom (ici : Chōhei). Les personnes portent également un qui est utilisé uniquement dans la sphère familiale (ici : Umimachigani) , le sixième fils du dixième roi de la seconde dynastie Shō, Shō Shitsu. Il s’agit d’une branche cadette du clan Shō .

Jusqu’à l’annexion du royaume de Ryūkyū par le Japon, le chef de la Maison de Motobu assurait la fonction de du magiri de Motobu (actuellement Bourg de Motobu).

Le cinquième chef de la maison, , est un poète célèbre.

Le huitième chef de la maison, a servi de délégué royal (ambassadeur plénipotentiaire) lors de la signature de la convention franco-ryūkyū (« Convention entre la France et les Îles Liou-tchou ») en 1855.

Après l’annexion du royaume par le Japon, le dixième chef de la maison, et son jeune frère Chōki Motobu ont développé les écoles de karaté et .

Histoire

La maison est fondée par Shō Kōshin Chōhei Prince de Motobu.

Le magiri de Motobu (initialement nommé est créé en 1666 afin de servir de fief à Shō Kōshin, alors âgé de 11 ans.

Les chefs de la famille Motobu Udun, depuis sa création jusqu’à l’annexion du royaume par le Japon, assurent la fonction de du magiri de Motobu et ont souvent occupé des postes importants dans l’administration royale de Shuri, recevant parfois le titre de , normalement réservé aux fils du roi. Il s'agit d'une famille prédominante dans la vie politique du royaume de Ryūkyū, connue pour son implication dans les relations internationales, les arts et les arts martiaux.

Chefs et personnages notoires de la maison de Motobu Quatorze chefs de famille se sont succédé à la tête de la maison sur onze générations.

1ère génération : (1655-1687) 2ème génération : 3ème génération : 3ème génération : (élevé au titre de prince) ( -1750) 4ème génération : ( -1770) 5ème génération : (ja) (1741-1814) 6ème génération : (élevé au titre de prince) 7ème génération : 8ème génération : 9ème génération : 10ème génération : (1857-1928) 11ème génération : (1904-2004) 11ème génération : (1890-1945) 11ème génération : (né en 1925)

Shō Kōshin, Chōhei Prince de Motobu Chōhei (1655 – 1687), le fondateur de la lignée, est le sixième fils du dixième roi de la seconde dynastie Shō, Shō Shitsu et de la compagne royale Le titre d'agumushirārē est souvent porté par les .

Selon les , il est né le 19ème jour du 5ème mois lunaire de l’an 12 de l’ère Shunzhi () et est mort le 27ème jour du 8ème mois lunaire de l’an 26 de l’ère Kangxi () . Sa mère est la fille de . L’ancêtre fondateur du clan est (originellement ).

Chōhei épouse la fille de , la Le titre d’ōshu est utilisée par les princesses royales et les épouses des fils du roi.

Il prend le nom de en 1666 lorsqu’il reçoit le fief du magiri de Motobu. thumb|Tombe Motobu-udun-baka à Ganeko Il est enterré dans la tombe Motobu-udun-baka à Ganeko (Ginowan), qui deviendra la tombe familiale de la maison de Motobu.

Son fils aîné, Chōkan, lui succède à la tête de la maison de Motobu, alors que son fils cadet, Chōtaku est adopté par l’aji d’Urasoe et prend la tête de la .

Shō Bunshi, Chōryū Prince de Motobu , quatrième chef de la maison de Motobu, est nommé en 1716 , le ministère chargé des arts et des cérémonies du thé, en charge des cérémonies pour le septième anniversaire de la mort du roi Shō Tei. Il collabore pour l’organisation de cet événement avec le , . Le fils de Chōkun, Chōki, qui deviendra également magistrat à la danse en 1756, avait été le tuteur de Chōryū et l’avait initié à l’art de la danse, qui deviendra un art prédominant dans les activités de la maison de Motobu.

Chōryū a également participé à des ambassades de Ryūkyū à Satsuma en 1723 et 1738.

Il a été l’un des superviseurs généraux lors de la rédaction du Kyūyō entre 1743 et 1745.

Ses nombreuses activités au service du royaume lui ont valu d’être élevé au rang de prince, un titre généralement uniquement réservé aux enfants du roi.

Shō Kokuchin, Chōkyū Aji de Motobu (1741-1814), sixième chef de la maison de Motobu, est l’un des maîtres de la poésie ryūkyūane. Il forme avec les et fait par conséquent partie des .

Sa poésie est très pure et érudite, essentiellement à propos du sentiment amoureux. Il est dépeint comme un homme très formel, toujours vêtu de ses habits officiels et arrivant plusieurs heures en avance aux réunions poétiques pour pouvoir lire des recueils littéraires avant le commencement.

Son usage habile de la particule dans ses poèmes lui ont valu le surnom de « Dainsu Aji ».

Il est l’auteur du qui figure dans la pièce traditionnelle « Ama-kā ».

Comme Chōryū, en plus de ses activités artistiques, Chōkyū à participé à une ambassade à Satsuma en 1773.

Sa femme, Mainugani, était la petite fille du maître de karaté du .

Shō Taiyū, Chōei Prince de Motobu , septième chef de la maison de Motobu, s’est distingué par sa participation aux ambassades à Satsuma en 1804, 1809 et 1814, au cours desquelles il s’acquitte des tâches relatives aux relations officielles avec le clan Shimazu, fait des visites officielles dans plusieurs temples et sanctuaires et participe à des rencontres poétiques.

Son implication dans la vie politique et les relations internationales avec le Japon lui a valu d’être élevé au rang de prince.

Shō Keiho, Chōshō Aji de Motobu thumb|Convention entre la France et les Îles Liou-tchou , neuvième chef de la maison de Motobu, est célébré comme un maître des arts martiaux. Il a été au service de trois différents rois, Shō Kō, Shō Iku et Shō Tai pour lesquels il a été .

En 1855, il sert de délégué royal (ambassadeur plénipotentiaire) lors de la signature de la convention franco-ryūkyū (« Convention entre la France et les Îles Liou-tchou »). Il aurait été choisi pour représenter le roi car son apparence physique et sa prestance lui donnaient une aura royale.

Il participe également à une ambassade à Satsuma en 1859.

Chōyū Motobu (1857-1928), onzième chef de la maison de Motobu, est célèbre en tant que créateur de l’école de karaté qui sera connue plus tard sous le nom de .

Il était également un maître dans les arts de la danse et de la poésie. Avant la chute du royaume de Ryūkyū, il portait le titre d’, qui est le titre des fils aînés des chefs de la maison de Motobu avant qu’ils ne succèdent à leur père.

Avec la chute du Royaume de Ryūkyū, le chef de la maison de Motobu s’identifie alors au chef de l’école de karaté Mutubu-udundī. Chōyū transmet le titre de chef de la maison de Motobu à son disciple de karaté , lui donnant la mission de se rendre à Wakayama où son fils Chōmō a émigré pour lui enseigner le Mutubu-udundī.

Chōki Motobu Chōki Motobu (1870-1944), le jeune frère de Chōyū, est également un maître de karaté célèbre, souvent présenté comme le plus grand maître de karaté de l’histoire d’Okinawa et connu mondialement. Il émigre à Ōsaka pendant la période Taishō et initie la diffusion du karaté au Japon. Il est le créateur du Motobu kenpō.

Chōfu Kyan (1839-1910), qui portait avant la chute du royaume le nom de , est issu de la branche cadette de la maison de Motobu, la ). Il devient par mariage le chef de la . Il est lui aussi un maître de karaté célèbre qui a étudié avec Sōkon Matsumura.

Chōtoku Kyan Chōtoku Kyan (1870-1945) est le troisième fils de Chōfu Kyan. Bien qu’il devienne par adoption le chef de la famille Motonaga, il reste connu sous le nom de Kyan. Il est lui aussi un maître de karaté célèbre ayant étudié avec son père, Sōkon Matsumura et Kōsaku Matsumora.

Chōsei Motobu Chōsei Motobu (né en 1925) est le chef actuel de la maison de Motobu. Il est le fils de Chōki Motobu, né à Ōsaka. Il est un maître de l’école de karaté Motobu kenpō développée par son père. Il apprend le karaté de l’école Mutubu-udundī avec Seikichi Uehara à partir de 1976 et hérite du titre de maître de l’école Mutubu-udundī.

Armoiries Les armoiries de la maison de Motobu sont un inscrit dans un cercle. L’hijaigumun est le symbole de la famille royale de Ryūkyū, qui ne peut être porté que par les familles descendantes de la famille royale. Il est très souvent adopté par les familles de rang udun pour leurs armoiries, associé à d’autres éléments (ici un cercle).

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Royaume de Ryūkyū Catégorie:Maison du clan Shō Catégorie:Udun