Zhang Zhihe () (732 – 774)Les dates varient selon les sources, certaines disent même que ses dates de naissance et de décès de Zhang Zhihe sont inconnues. Les dates utilisées dans cet article sont tirées du site Baike.baidu.com est un philosophe et taoïste, poète et écrivain d’inspiration spirituelle, un homme politique chinois de la dynastie Tang actif au .

Initialement prénommé Guiling () à sa naissance, il est aussi connu sous plusieurs autres noms dont son prénom officiel Zhihe. Originaire de Jinhua dans la préfecture de Wuzhou (aujourd’hui Jinhua, Zhejiang), Zhang Zhihe sert à la cour comme fonctionnaire, puis devient taoïste et se retire au bord de la rivière et des lacs où il vit en ermite. Il meurt en 774. Biographie Jeunesse Il est dit que Zhang Zhihe naît dans la résidence officielle de Chang'an le premier jour du premier mois lunaire de la 20 ᵉ année du règne Kaiyuan en 732. Pendant sa grossesse, la mère de Zhan Zhihe rêve qu’un immortel lui offre une tortue spirituelle qu’elle avale, c’est pourquoi elle nomme son fils Guiling () (longévité de la tortue). C’est un enfant intelligent, vif, doté d’un talent exceptionnel et dès l’âge de trois ans il sait lire, et à six ans il écrit déjà des textes. Ascension rapide En 748, Zhang Zhihe, à seize ans, réussit les examens impériaux des Classiques et il termine ses études à l’Académie impériale en 751, à l’âge de vingt ans. Le prince héritier Li Heng (futur empereur Suzong, r. 756-761) lui donne personnellement son nom officiel de Zhihe () et lui attribue le prénom de courtoisie Zitong () (maître semblable). La même année, grâce à son intelligence et son habileté, il est nommé attendant d’édits à la Cour à l’Académie Hanlin de Chang'an, la capitaleL’attendant d’édits à la Cour à l’Académie Hanlin est un membre l’échelon de base du personnel chargé de travaux littéraires à la cour ayant pour fonction principale la formation et la préparation des talents. Il est aussi chargé, entre autres, de la rédaction des édits impériaux.. Il est aussi promu secrétaire-officier de la Garde Jinwu de gauche tout en restant à l’Académie Hanlin en attente d’usage. En 753, il est promu hors de la capitale à Hangzhou (杭州) comme gouverneur suppléant et il élimine le seigneur local tyrannique Li Bao (李保).

Deux ans plus tard, quand le rebelle An Lushan se révolte contre les Tang et s’empare de la capitale de l’Est Luoyang, Zhang Zhihe suit le prince héritier Li Heng dans les combats autour de Lingwu et il est promu au poste de commissaire militaire chargé de pacifier la région militaire de Shuofang. Li Heng se proclame empereur Tang Suzong (r. 756-762) et s’allie aux forces Huihe (autre nom des Ouïghours) pour vaincre An Lushan. Zhang Zhihe est alors nommé commandant en chef de la Garde Jinwu de gauche bénéficiant du traitement du troisième rang. En 757, Zhang Zhihe est promu d’un poste extérieur à un poste intérieur. Il accompagne l’empereur Suzong dans la reprise de la capitale occidentale Chang'an. Zhang reçoit alors le titre honorifique de « Grand-officier argent et bleu du Bonheur brillant »銀青光祿大夫 (jīn zǐ guānglù dàfū) est un titre honorifique pour désigner un fonctionnaire de très haut rang utilisé de la dynastie Han jusqu’aux Qing. L’argent et le bleu (銀青) renvoie aux insignes (ceintures, colliers, boutons de mandarin) marquant les rangs supérieurs de la hiérarchie bureaucratique du ministère des Fonctionnaires et conserve le traitement du troisième rang. Cependant, l’empereur Suzong, désireux de reprendre rapidement la capitale accepte les conditions sévères de ses alliés Huihe. Zhang Zhihe mentionne son désaccord et il est rétrogradé au poste de magistrat du comté de Nanpu près de Wanxian, dans les gorges reculées du fleuve Yangzi.

Retraite à la campagne Pendant son exil, sous l’influence de son père, Zhang Zhihe se tourne vers le taoïsme. La même année, son père meurt et Zhang Zhihe quitte la fonction publique sous prétexte de « deuil familial ». Peu de temps après, il est gracié et autorisé à revenir dans la capitale. Zhang Zhihe refuse et pour échapper aux recherches de l’empereur Suzong, il abandonne son poste et sa famille et il commence à errer à travers les rivières et montagnes du pays, devenant un ermite errant. Il parcourt, entre autres, des lieux comme les monts Huang et Jixi et finit par s’installer en reclus de pêche sur le mont Xisai, se surnommant « Disciple pêcheur au milieu des brumes et des vagues » (煙波釣徒) (Yanbo Diaosou). Au cours de l’année 762, Zhang Zhihe fait la connaissance de l’auteur Lu Yu (célèbre pour son ouvrage Le Classique du thé édité en 780) et du moine-poète Jiaoran, retiré au mont Zhu voisin du Xisai. Zhang Zhihe commence la rédaction son ouvrage Xuan Zhenzi (玄真子) qu’il termine en 764. Il change alors son surnom de Yanbo Diaosou en nom taoïste Xuanzhenzi (玄真子) (maître de la réalité obscure). En 769, il achève la rédaction des quinze volumes de Da Yi (大易) (Grande mutation), comprenant au total 365 hexagrammes. Mort par noyade En (774), le poète et maître taoïste Yan Zhenqing se rend au relais de Pingwang avec ses disciples et invités pour une excursion. Zhang Zhihe, grisé par le vin et l’enthousiasme, se noie. L’ouvrage Suite des biographies d’immortels (续仙传) a conservé un passage à ce sujet :

Zhang Zhihe est érudit, habile en littérature et excellent en poésie lyrique. C’est aussi un calligraphe, percussionniste et flûtiste. Il a un tempérament romantique et un goût prononcé pour les spéculations taoïstes. Une fois à la retraite, il passe son temps à pêcher, mais sans appât, affirmant que son but n’est pas de capturer des poissons, imitant ainsi l’immortel taoïste Jiang Taigong dans sa pêche symbolique. Lorsque l’auteur Lu Yu lui demande pourquoi il erre ainsi, Zhang répond : Arts Peinture, calligraphie Zhang Zhihe excelle non seulement dans la composition de poèmes, mais aussi dans la calligraphie et la peinture de paysages. Ses tableaux prennent souvent les montagnes et les rivières pour sujet, avec une expressivité remarquable. Études taoïstes Zhang Zhihe est un célèbre érudit du taoïsme ayant des connaissances approfondies dans cette tradition philosophique et religieuse chinoise. Il compile ses expériences de pratique dans plusieurs ouvrages. Il est considéré par les milieux taoïstes comme quelqu’un ayant atteint l’ascension en plein jour. Astronomie Zhang Zhihe a aussi développé certaines théories en astronomie dont celle sur la relation entre le ciel et la terre qui se rapproche de la « théorie du ciel couvert » de l’astronomie ancienne chinoise : l’espace entre le ciel et la terre est un vide azuré sans substance, ce qui correspond à la « théorie du ciel nocturne étendu » de l’astronomie ancienne. Poésie Zhang Zhihe aime profondément la nature, confie ses émotions aux montagnes et aux eaux, et aspire à la liberté et à l’immensité. Sa poésie et ses chants lyriques manifestent une vitalité libre et indomptée ainsi qu’un tempérament ouvert et optimiste. Son sens esthétique est d’un très haut niveau, se manifestant tout particulièrement dans sa découverte et sa compréhension de la nature, et il prône une simplicité profondément naturelle. Œuvres Poésie Poèmes du pêcheur (渔夫词) : transmis jusqu’à aujourd’hui, inspirant de nombreux lettrés et auteurs. Même l’empereur Saga du Japon (r. 809-823) les imita et écrivit cinq poèmes de Réponse aux Chants de pêcheurs de Zhang Zhihe, devenant ainsi la première inspiration pour la composition poétique japonaise inaugurant directement l’histoire de la composition de ci au Japon. 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) : cette anthologie comprend neuf poèmes de Zhang Zhihe . Taoïsme Les générations suivantes disent de Zhang Zhihe que « ses écrits sont mystérieux et sublimes, dignes des immortels ». Xuanzhenzi (玄真子) (Maître de la Vérité mystérieuse) : ouvrage sur la conservation de la vitalité où Zhang Zhihe compile ses expériences de pratique, en douze volumes et trente mille caractères. Dayi (大易) (Grande mutation) : en 15 volumes, transmis jusqu’à nos jours. Texte de pensée taoïste, profondément influencé par le Yi Jing (Livre des Mutations), mais réinterprété dans une perspective philosophique, cosmologique et spirituelle propre au taoïsme. Poème Chanson du pêcheur  (渔歌子) Chinois 西塞山前白鹭飞, 桃花流水鳜鱼肥. 青箬笠,绿蓑衣, 斜风细雨不须归.Traduction libre Devant le mont Xisai les grues blanches s’envolent, Dans le courant fleuri de pêchers, les perches grasses foisonnent. Chapeau de bambou bleu, manteau de paille verte, Sous vent oblique et fine pluie, nul besoin de rentrer. Notes et références Notes

Références

Liens externes https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷308 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 308 : poèmes de Zhang Zhihe.

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