Geneviève Jourdain, née le à Entre-deux-Guiers et morte le à La Tronche, est une ingénieure, professeure et chercheuse française ayant joué un rôle éminent dans le traitement du signal. Elle a particulièrement développé ses travaux en acoustique sous-marine, et a enseigné à partir de 1970 la théorie de l'information, le traitement du signal et les télécommunications.

Biographie Geneviève Jourdain naît le à Entre-deux-Guiers. Elle est diplômée ingénieure en 1966 de l'institut national polytechnique de Grenoble (INPG) - alors appelé ENSERG.

Spécialiste du traitement du signal et des systèmes de télécommunications, sa thèse de doctorat d'ingénieur de 1970 porte sur « la conception des signaux », où elle utilise de façon originale des signaux aléatoires. Elle continue d'innover dans sa thèse de doctorat ès sciences à l'INPG de 1976 (« Filtres linéaires aléatoires et non stationnaires : modèles, simulations et applicationsNotice du Mathematics Genealogy Project) » et dans ses travaux périphériques, en intégrant des données non-stationnaires dans des modélisations sur l'acoustique sous-marine.

Elle enseigne à l'INPG à partir de 1973J.L. Lacoume; B. Faure; J.Y.Jourdain. Geneviève Jourdain. Sa carrière et son œuvre, Colloque GRETSI, 11-, Troyes, .

Elle a fait des contributions importantes dans le domaine de la tomographie acoustique océanique. Il s'agit de découvrir l'emplacement et l'évolution des différents courants marins en analysant comment les ondes sonores se propagent dans une zone donnée. Cette analyse est réalisée grâce à un réseau d'émetteurs et de récepteurs immergés dans l'eau, répartis autour d'une zone de quelques centaines de kilomètres de côté. Elle et son équipe ont participé à plusieurs campagnes de mesures dans le cadre de recherches organisées par l'IFREMER dans les années 1980. Ces travaux ont conduit à la fois à des avancées fondamentales dans le domaine du traitement du signal et à des améliorations concrètes dans le domaine de la tomographie acoustique des océans.

Elle s'oriente vers les télécommunications vers la fin des années 1990. Elle a notamment été à l'origine, avec sa collègue Marylin Arndt, d'une collaboration entre son laboratoire et France Télécom R&D Meylan. Elle a également collaboré avec un laboratoire du CEA sur les questions des réseaux radio mobiles et des réseaux sans fil, et a participé à une équipe d'évaluation et de conseil sur ces activités.

Elle a joué un rôle moteur dans la construction de la discipline du traitement du signal. Elle s'est notamment engagée, avec Dominique Barba, dans la création de la section « Signal et image », séparée de la section « Automatique » du Club E.E.A. (électronique, électrotechnique, automatique), qui rassemble les enseignants-chercheurs de ces disciplines.

Publications . .

Distinction 1999 : Chevalier de l'ordre national du Mérite

Hommage vignette|Portrait réalisé par les étudiantes et les étudiants de l'école Brassart.

La revue Traitement du Signal : Signal, Image, Parole lui consacre un numéro spécial en 2007, peu de temps après sa mort.

Une résidence étudiante CROUS, inaugurée en 2016, porte son nom sur le campus scientifique de la Presqu’île de Grenoble.

En 2026, elle a été choisie pour figurer dans la liste des scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des scientifiques qui y figurent depuis sa construction..

Les étudiantes et étudiants de l'école Brassart réalisent son portrait, ainsi que celui d'autres femmes scientifiques, lors d'un sur le thème « Femmes & ingéniosité ».

Références

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