est le nom donné aux maisons princières du royaume de Ryūkyū généralement descendantes d’un fils d’un roi de Ryūkyū qui n’a pas été appelé à régner. Le terme désigne également les résidences de ces familles, ainsi que les résidences royales et, par extension et souvent avec une graphie différente () , les mausolées royaux.
Résidences princières À l’origine, udun désigne la résidence des membres de la noblesse ryūkyūane de rang ou . Ces titres sont généralement réservés aux fils des rois (wōji) et à leurs descendants (aji).
La résidence prend le nom du fief qui a été attribué au prince ou seigneur : la résidence du prince héritier du royaume de Ryūkyū, le prince de Nakagusuku, est , la résidence du Prince de Motobu est « Motobu Udun », celle du prince de Nakijin est « Nakijin Udun ». Lorsque le fief qui est attribué au chef de la maison change, le nom de la résidence change également : la maison descendant de a administré successivement les magiris d’Urasoe, Gushichan, Ginowan et Oroku, leur résidence étant connue successivement sous les noms d’« Urasoe Udun », « Gushichan Udun », « Ginowan Udun » et « Oroku Udun ».
La plupart des résidences de rang udun sont situées au nord du château de Shuri, essentiellement à , et . Les lois concernant la construction des résidences précisent que les résidences de type udun peuvent être construites sur un terrain mesurant jusqu’à (environ ), que l’enceinte peut comporter trois portes (une grande porte, une porte moyenne et une petite porte) et que le bâtiment en lui-même peut mesurer jusqu’à (environ .
Autres résidences et bâtiments
Le rang d’udun peut également être attribué à des résidences et bâtiments sans lien direct avec des personnages de rang wōji ou aji :
: bâtiment où sont gérées les activités officielles de la reine : résidence secondaire du roi : résidence secondaire du roi, pavillon de thé à l’intérieur d’, le .
: résidence secondaire du roi, également appelé ou la prononciation moderne, qui serait « Kikoe-ōgimi Udun », n'est jamais utilisée pour ce bâtiment : résidence de Kikoe-ōgimi : lieu de culte bâti à l’emplacement de l’ancienne résidence de Kanamaru.
Terme honorifique
Par métonymie, le terme d’udun est utilisé comme prédicat pour les personnes de rang wōji ou aji et leurs épouses. Le terme d’Udun est alors substitué à leur titre personnel après le nom de leur fief : par exemple pour le Prince de Ginowan, la dénomination officielle de « Ginowan Aji-ganashi » est remplacée par « Ginowan Udun », pour la reine, la dénomination officielle de « Sashiki Aji-ganashi » est remplacée par « Sashiki Udun », pour la princesse d’Urasaki, la dénomination officielle de « Urasaki Ōshu » est remplacée par « Urasaki Udun ».
Maisons princières Par extension, le terme d’udun est utilisé pour qualifier les maisons princières dont le chef de famille porte le titre de wōji ou aji, descendant des fils des rois de Ryūkyū qui n’ont pas été appelés à régner : la maison de Motobu, fondée par le Prince de Motobu, est nommée « Motobu Udun ».
La seule maison de rang udun qui ne descend pas directement des rois de Ryūkyū est la .
La est un cas particulier car la lignée a été fondée par la reine du roi Shō Tei, Makabi Aji-ganashi, qui a adopté un des petits enfants de Shō Tei pour créer sa propre maison.
La a été fondée par la petite fille du roi Shō Hō, la , fille du prince héritier qui est décédé avant d’accéder au trône.
Les branches mineures des maisons udun sont généralement des maisons de rang . La , bien que branche mineure de la , a conservé le rang d’udun. La maison de Kyan a été rétrogradée au rang de dunchi suite a une interruption de la lignée.
À la chute du royaume, il existait trente maisons nobles de rang udun, présentées ci-dessous dans leur ordre chronologique d’apparition.
la plupart de ces maisons existant encore actuellement, la prononciation moderne est la plus couramment utilisée () () ()
() () () () () (élevée au rang d’udun en 1571) () () () () () () () () () () () () () () () () ()
() () () ()
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Royaume de Ryūkyū Catégorie:Udun