Lydie Koch-Miramond, née le à Paris et morte le à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, est une astrophysicienne française, pionnière dans l’étude des rayonnements cosmiques au sein du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Elle a joué un rôle majeur dans le développement de l'astrophysique spatiale françaiseNécrologie de Lydie Koch-Miramond par la Société Française d'Astronomie et d'Astrophysique.

Biographie Lydie Miramond est diplômée de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris (ESPCI), où elle termine seconde de sa promotion en 1954. Elle rejoint ensuite le Service d’électronique physique du CEA, dirigé par Jacques Labeyrie, et collabore avec le physicien italien Beppo Occhialini, spécialiste des rayonnements cosmiques.

vignette|alt=Photographie couleurs d'un ballon de grande taille, dans lequel se reflète la terre bleutée et l'espace sombre |Ballon de haute altitude |240x240px Elle contribue à plusieurs programmes de vols stratosphériques : le premier permet la découverte des premiers électrons galactiques (1963) ; un vol supplémentaire confirme les observations (1965) ; un autre, trans-méditerranéen, mène à la première mesure des positrons du rayonnement cosmique galactique (1967).

En 1975, sous son impulsion, deux vols du ballon ISOFER sont réalisés, précurseurs de l’instrument installé sur le satellite de la NASA HEAO‑3‑C, lancé en 1979. Cet instrument permet d’étudier les noyaux lourds du rayonnement cosmique grâce au champ géomagnétique. Elle s'en explique dans une vidéo sur le site du CEA.

En 1967, le Service d’électronique physique est divisé en deux sections, dont une Section d'astrophysique du CEA à Saclay que Lydie Koch-Miramond dirige jusqu’en 1979.

Durant toute sa carrière, elle joue un rôle primordial pour le développement de nouvelles technologies de détecteurs : instruments pour l’étude du rayonnement cosmique et des rayons gamma, astronomie des rayons X, détecteurs en Ge(Li) pour les X durs et en Si(Li) pour les X mous, détection de la raie d’annihilation électrons–positrons, détecteurs CCD…

Elle devient conseillère scientifique à la Direction des sciences de la matière du CEA et responsable du groupe de travail « Éthique des sciences » au sein d’Euroscience. Elle préside la Commission des Droits de l’Homme et des questions éthiques de la Société française de physique créée en 1990.

Engagée pour les droits humains, Lydie Koch-Miramond contribue, après un colloque sur la Chine contemporaine organisé notamment par Amnesty International en 1990, à l'ouvrage La Chine et les droits de l'homme. En 2002, elle signe un appel dans Le Monde avec « pour une paix juste et immédiate au Proche-Orient ».

Publications

. . . . Ses publications scientifiques sont accessibles via ResearchGate.

Bibliographie . .

Distinctions et hommages

() () Miramond (Lydie, Berthe) épouse Koch, 1989 : Prix du CEA, partagé avec Jean-Jacques Engelmann et Philippe Goret, pour des recherches sur la composition des rayons cosmiques et sur les techniques de détection spatiale

En 2026, elle est choisie pour figurer dans la liste des scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des scientifiques qui y figurent depuis sa construction..

Notes et références

Annexes Articles connexes Place des femmes en astronomie Savants de la tour Eiffel

Liens externes

Catégorie:Naissance en juin 1931 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Décès en juillet 2023 Catégorie:Décès à Saint-Rémy-lès-Chevreuse Catégorie:Décès à 92 ans Catégorie:Astrophysicienne française Catégorie:Élève de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris Catégorie:Chevalier de l'ordre national du Mérite Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1991 Catégorie:Pionnière en science Catégorie:Auteur publié par les éditions L'Harmattan