Sainte Geneviève désarme Attila, également intitulée Geneviève, par ses prières désarme Attila et sauve la ville de Paris, est un groupe sculpté en ronde-bosse réalisé par le sculpteur français Hippolyte Maindron au milieu du XIXᵉ siècle. Élève de David d’Angers, qu’il assiste notamment sur le chantier du Panthéon, Maindron réalise cette œuvre en deux versions, l’une en plâtre et l’autre en marbre blanc. L’œuvre illustre l’épisode légendaire au cours duquel sainte Geneviève, par la force de sa foi et de ses prières, détourne Attila de son projet d’invasion de Paris..

Version en plâtre Au milieu du XIXᵉ siècle, l’État commande à Hippolyte Maindron deux groupes sculptés destinés à être placés sous le péristyle d’entrée du Panthéon : Attila et sainte Geneviève et La Conversion de Clovis par saint Rémihttps://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/000SC018266.

Maindron présente une première version en plâtre de Sainte Geneviève désarme Attila au Salon de Paris de 1848, sous le titre Statue Geneviève, par ses prières désarme Attila et sauve la ville de Paris (réf. n° 4839). Cette version mesure 2,50 m de hauteur, 1,785 m de largeur et 1,135 m de profondeur, pour un poids de 893 kg. Elle repose sur un socle circulaire portant l’inscription gravée « Ste GENEVIEVE ET ATTILA ». L’œuvre est aujourd’hui conservée au musée des Beaux-Arts d'Angers.

Version en marbre blanc thumb|Détail du marbre. Le groupe en marbre blanc est commandé par l’État en 1853 et acquis en 1858. Il est d’abord conservé dans l’église Sainte-Geneviève de Paris, avant d’être transféré. Il est actuellement exposé dans l’église Notre-Dame de Cholet. Cette version mesure 290 × 153 × 115 cm et repose sur un socle rectangulaire. La sculpture présente une lacune notable : les deux mains de sainte Geneviève sont manquantes. La signature « H. Maindron » est visible sur la plinthe de la terrasse. L’œuvre est acquise auprès de l’artiste et déposée depuis 1985 au musée d’art et d’histoire de Cholet..

Description Le groupe représente Attila debout, vêtu à la manière d’un guerrier romain, coiffé d’un casque et tenant une épée partiellement sortie de son fourreau. La tête inclinée vers la sainte. Une arme brisée gît à ses pieds, symbole de sa défaite morale et spirituelle. Sainte Geneviève est figurée à genoux à côté du chef barbare. De sa main gauche, elle lui présente un crucifix, tandis que sa main droite repose sur la garde de l’épée d’Attila, geste à la fois ferme et pacificateur. Son regard se tourne vers le ciel, soulignant la dimension spirituelle de la scène et le rôle de la prière dans la victoire de la sainte.

Notes et références

Catégorie:Sculpture du XIXe siècle Catégorie:Geneviève de Paris Catégorie:Attila le Hun dans l'art et la culture Catégorie:Œuvre conservée au musée des Beaux-Arts d'Angers Catégorie:Sculpture française du XIXe siècle