Gaëtan Rondeau, né le à Gorron (Mayenne) et mort le à NantesArchives de la ville de Nantes, année 1971, registre , acte de décès , vue 98/123, cote 1E 2836, est un homme politique français, maire de Nantes de à .

Son mandat est marqué par la crise des « Cinquante Otages »Nom retenu officiellement ; les Allemands voulaient fusiller 50 otages, mais seulement 48 l'ont été le 22 octobre..

Biographie Carrière Il fait ses études secondaires au lycée de Nantes, puis des études de droit. Avocat, il est d'abord inscrit au barreau de Paris (1896-1900), puis à celui de Nantes (1900-1906), avant d'être nommé juge de paix suppléant pour le Canton de Nantes.

Il devient secrétaire général de la Ville à partir de 1908Livre doré, page 83. (municipalités Sarradin, Guist'hau et Bellamy). En 1925, il est nommé receveur municipal, poste qu'il occupe jusqu'à sa mise à la retraite le Livre doré page 75..

Il participe à la vie culturelle de Nantes à travers la Revue nantaise et Ouest-Artiste. Il est membre de la commission de surveillance du musée des Beaux-Arts ; en 1919, il participe à la fondation de la Société d'initiative et de documentation artistique, dont le premier président est Marc Elder ; cette association a pour but de faire entrer l'art moderne au muséeGuiffan, p. 449., étant également fondateur de la Société des amis du musée des beaux-arts de Nantes.

Maire de Nantes Sous l'Occupation, il est nommé maire de Nantes le Guiffan, p. 449, et le Livre doré page 83 par le secrétaire d'État à l'Intérieur du gouvernement de Vichy. Les membres du nouveau conseil municipal sont nommés le et installés le Livre doré, page 81 ; pour la première fois, le conseil comprend une femme, Jeanne Lalouette ; les adjoints sont nommés le par le secrétaire d'État à l'Intérieur : parmi eux se trouvent Abel Durand (premier adjoint) et Henry OrrionLivre doré, page 86..

Le , le Feldkommandant Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de Loire-Inférieure, est abattu par un groupe de résistants communistes, ce qui entraîne le 22 l'exécution de 48 otages à Châteaubriant (27), à Nantes (16) et au Mont-Valérien (5). Durant les journées de la fin d'octobre, Gaëtan Rondeau est au premier plan pour essayer de limiter les représailles, puisque l'exécution d'un deuxième groupe de 50 otages était prévue, mais n'a finalement pas eu lieu. Le , date du retour à la normale, les conseillers municipaux votent une adresse de remerciement pour son attitude pendant cette criseLivre doré, pages 84-85.

Il démissionne le Guiffan, p. 449, suivi le 20 par l'ensemble du conseil municipal.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1921, il est promu officier par le général de Gaulle le .

Hommages Rue Gaëtan-Rondeau à Nantes (Île de Nantes, quartier Beaulieu)

Voir aussi Bibliographie Fernand Soil, Le livre doré de l’hôtel de ville de Nantes, Supplément 3, Imprimerie du Commerce, 1958, pages 81–83. . Liman Nikolaï, La mairie de Nantes face à l'occupation allemande (1940-1944), mémoire de Master 2 d'Histoire préparé sous la direction du Professeur Monsieur Stanislas Jeannesson, Université de Nantes, 2021, 302 p.

Articles connexes Liste des maires de Nantes Histoire de Nantes

Liens externes

Archives municipales de Nantes : Nantes Patrimonia : https://patrimonia.nantes.fr/home/decouvrir/themes-et-quartiers/mai-1941-octobre-1942--la-munici.html (Rédaction : Nikolaï Liman)

Notes et références

Catégorie:Maire de Nantes Catégorie:Personnalité de la Troisième République Catégorie:Élève du lycée Clemenceau de Nantes Catégorie:Naissance en décembre 1873 Catégorie:Naissance dans la Mayenne Catégorie:Décès en juillet 1971 Catégorie:Décès à Nantes Catégorie:Décès à 97 ans Catégorie:Personnalité inhumée à Nantes Catégorie:Avocat au barreau de Paris Catégorie:Avocat au barreau de Nantes