El Hacen Diarra est un travailleur immigré mauritanien de 35 ans habitant au foyer des Mûriers, du 20e arrondissement de Paris. Il meurt en garde à vue durant la nuit du 14 au après une interpellation violente filmée par un voisin. Les circonstances de sa mort, l'absence de vidéos des caméras piétons des policiers, le délai de cinq jours avant le lancement d'une enquête de l'IGPN et le maintien en poste des fonctionnaires de police impliqués provoquent une série d'hommages et un questionnement sur d'éventuelles violences policières.
Versions et images de l'arrestation Version du parquet Les policiers voient, selon eux, El Hacen Diarra devant le foyer où il réside et le contrôle. Toujours selon les policiers, il s'avère qu'il fume en effet la substance illicite. Durant le contrôle, les agents se retrouvent face à un refus de se soumettre aux palpations et procèdent alors à une interpellation durant laquelle El Hacen Diarra tombe, les entraînant dans sa chute. Ils indiquent aussi avoir fait usage d'un taser sur sa cheville. Il est emmené au commissariat du pour usage de faux documents, détention de produits stupéfiants et rébellion. C'est par des pannes de batterie que les officiers expliquent l'absence de vidéos de leurs caméras-piétons qui pourrait informer sur le traitement d'El Hacen Diarra entre le foyer et le commissariat. Une fois au commissariat ils déclarent que, .
Version des proches Les proches du défunt, quant à eux, assurent qu'El Hacen Diarra était en train de boire un café et non de .
Vidéos de l'interpellation et du commissariat Sur la vidéo de l'interpellation, prise par un voisin, on voit deux policiers dont un donne à deux reprises, un coup de poing à un homme à terre. Une analyse commandée par la famille indique qu'on y entend El Hacen Diarra crier .
Les caméras de surveillances du commissariat filment ce qu'il s'y est passé, bien qu'il y ait toujours le trou d'information dû à la décharge des caméras-piétons. On y voit, selon le parquet, El Hacen Diarra , puis il et . La vidéo montre aussi un agent à El Hacen Diarra car il . Enfin, un agent prend . Les policiers commencent un massage cardiaque, poursuivi par les pompiers à leur arrivée à 23h45. Le décès est constaté à 00h20.
Autopsie Le rapport d'autopsie conclut que la mort pourrait être due à un arrêt cardio-respiratoire et ne fait état d' même si on peut constater une à la tempe droite, de beaucoup de vomissements et d'une fracture du cartilage de la thyroïde, qui est, selon certaines sources, une marque d'étranglement mais cela pourrait avoir été fait pendant l'autopsie. Le médecin légiste indique n'avoir aucune certitude quant aux causes de la mort, des et un sont encore à conduire.
Justice Pour violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique vignette|upright|alt=affichette sur laquelle on peut lire un appel à témoins des faits survenus dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026, et le numéro de téléphone du service enquêteur.|Appel à témoins de l'IGPN, rue des Pruniers.
Du jeudi 15 au lundi , c'est l'Inspection générale de la Police nationale qui a été chargé des recherches pour les causes de la mort. Depuis, un juge d'instruction a été saisi. Le délai est dénoncé par M. Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille, comme une et parle de .
Pour destruction de preuves Le lundi , maître Bouzrou porte plainte pour par rapport aux vidéos des caméras piétons car leur décharge est car elles sont , ce qui permet, selon lui, , face à ce qui est possiblement une obstruction, .
Réactions et hommages Réactions politiques Laurent Nunez (ministre de l'Intérieur au moment de la mort d'El Hacen) déclare, à l'assemblée nationale, qu'il n'a car il fait .
Léa Balage El Mariky, porte-parole du groupe Les Écologistes à l'Assemblée, déclare : « Parce que les policiers n'activent pas leur caméra-piéton, parce que bizarrement certaines caméras ne sont pas disponibles, que des preuves sont dissimulées, et parce que l'IGPN est saisie quatre ou cinq jours après les faits, nous n'avons jamais la vérité et la justice de manière claire et de manière à restaurer la confiance que la population doit avoir envers sa police. » Pour Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, « On ne peut pas tolérer au « pays des droits de l’Homme » que ces violences restent impunies ». Selon la députée écologiste Sabrina Sebaihi « ce drame souligne la nécessité d’une IGPN indépendante de la police pour mener une enquête impartiale ».
Hommages vignette|alt=Graffiti d'un cœur rose, suivi de « Nahel Adama Diarra No Justice No » puis le symbole de la paix|Graffiti rue Fernand-Léger, sur le foyer des Mûriers.
Le , trois à quatre cent personnes se regroupent afin de rendre hommage à El Hacen Diarra. Des proches d'anciennes victimes de violences policières en France (Assa Traoré, la sœur de Adama Traoré), des voisins, des amis, des inconnus sont présents. Il y a des discours d'adieux et des réclamations judiciaires. La marche du malgré la colère reste pacifiste, comme le désirait la famille, des pulls sont distribués, avec le slogan . Ses proches dénoncent des violences policières. Selon les forces de l'ordre, les marcheurs étaient environ 2300. Le , à peu près 1200 personnes se réunissaient à Paris pour manifester leur colère. Une banderole sur laquelle est écrit est brandie par les manifestants. Le 2026, lors de la marche des solidarités contre le racisme, le fascisme et les violences d’État ayant réunit plusieurs milliers de personnes dans plusieurs villes de France, des collectifs demandent « que vérité soit faite sur la mort d’El Hacen Diarra »« Nous sommes venus faire barrage au fascisme » : dans le cortège de la marche des solidarités et contre le racisme à Paris, L'Humanité, 14 mars 2026.
Traitement médiatique Acrimed compare le traitement médiatique important de la mort de Quentin Deranque et de la mort de Thomas Perotto qui ont eu un traitement similaire avec la mort de El Hacen Diarra qui a seulement fait l'objet de dépêches..
Références
Catégorie:Personnalité mauritanienne du XXIe siècle Catégorie:Victime de violence policière en France