Grégory Ganesco, né le à Târgoviște et mort le à Paris , est un publiciste français.
Biographie Ganesco a acquis en France, à partir de 1860, une assez grande notoriété politique, comme rédacteur en chef du Courrier du Dimanche, l’un des premiers organes de l’opposition libérale sous le Second Empire.. Il était alors hostile au Second Empire, qui faisait alterner les avertissements avec les mois de prison. Ses articles, sur lesquels pleuvaient les avertissements de l’autorité impériale, étaient compris dans la tourmente. En , Persigny ordonne même d’expulser du territoire ce Valaque venant troubler la quiétude française..
Deux mois après, arrêté en qualité d’étranger, il est conduit jusqu’à la frontière et expulsé de France, le .. Il fonde et dirige alors l’Europe, journal français de Francfort qui, suspendu en , par le général de Falkenstein, cesse de paraitre au mois de novembre de l’année suivante. En 1867, rentré en France avec des lettres de naturalisation, il montre encore les dents à l’Empire, en transformant le Nain jaune d’Aurélien Scholl en journal politique avec Arthur Ranc, Weiss, Sarcey, Louis Combes et nombre d’autres pour collaborateurs. Le Nain Jaune était un Courrier du Dimanche moins académique et plus audacieux, réellement armé en guerre à la légère, mais impitoyable et résolu.
Ayant pris résidence dans le canton de Montmorency, il parvient, avec l’appui de l’administration impériale, à se faire élire, en , conseiller général de ce canton de Seine et-Oise. Aux élections de pour le Corps législatif, il se présente, comme candidat indépendant, et obtient sur . L’ancien Valaque expulsé par Persigny finit par se rallier à l’Empire libéral, dont il hante alors volontiers les antichambres.
Rédacteur en chef au journal le Parlement, organe du tiers-parti des conservateurs libéraux, il contribue à l’avènement du gouvernement Ollivier du , puis se sépare du ministère, il conseille et défend l’idée du plébiscite du 8 mai comme moyen de réalisation d’un programme entièrement démocratique. L’entrée au ministère des chefs du centre droit, après la démission de Buffet des Finances et de Daru des Affaires étrangères, en avril, par opposition au plébiscite du , ayant trompé ses espérances, il quitte le Parlement, pour passer à la Liberté, où il publie des lettres signées .
Redevenu républicain à la déchéance de l’Empire.. Au moment de l’investissement de Paris, du ., il part pour Tours, où Léonce Détroyat avait transféré la Liberté, puis pour Bordeaux où, pendant quatre mois, rédige seul ce journal. Plus Français que les Français, il propose de voiler d’un crêpe noir les drapeaux tricolores jusqu’au jour où la défaite serait vengée. À l’occasion du décret de Gambetta restreignant les capacités électorales des lecteurs., il signe la protestation des journalistes.
Après la guerre, cet entreprenant et original aventurier, fort obligeant et très aimable, n’a plus fait que végéter, tout en rêvant d’honneurs politiques, d’entreprises littéraires et de spéculations financières. Personne ne croit à son républicanisme, mais il envoie une correspondance parisienne à la Nouvelle Presse libre de Vienne, qui lui était payée par an. Au commencement de 1872, il fonde le Républicain, un journal à un sou qui n’a eu qu’une courte durée. Ayant gardé ses entrées un peu partout, il fonde, en 1875, à Paris, les Tablettes d’un spectateur, une correspondance politique autographiée, pour les journaux des départements et de l’étranger., qui le faisait vivre et qu'il faisait vivre, et pour laquelle il courait toute la journée, à Paris et à Versailles en quête d’informations, de chez de Broglie chez Thiers et de chez ce dernier dans les antichambres de Mac Mahon, avant de remonter, le soir, à Montmorency.
Emporté en quelques jours par un typhus exanthématique, Ganesco a été enterré, à l’issue de ses funérailles, le , à partir de la villa Ganesco, à Montmorency, avec le concours du clergé catholique de Montmorency, quoique grec orthodoxe, aux Champeaux..
Jugements
Publications La Valachie depuis 1830 jusqu'à ce jour : son avenir, Bruxelles, C. Mucquardt, 1855, 291 p. ; 24 cm. . . Projet d'enseignement populaire, Paris, C. Schiller, 1875, 16 p., in-16.
Notes et références
Liens externes
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