Jonathan Myara, dit Johan Weisz, né en 1983 à Paris, est un journaliste français. Il est le fondateur et le directeur du site web StreetPress.
Biographie
Jeunesse et débuts Johan Weisz (Jonathan Myara) naît en 1983, d’un père professeur. et d’une mère cadre supérieure à la mairie de Paris.. Il passe sa scolarité au lycée Montaigne, dans le . Il étudie dans une école de commerce, l’ESSEC Business School.
Il commence une carrière de journaliste sur la radio communautaire Judaïques FM. Il travaille ensuite pour le site Proche-orient.info, ainsi que pour Radio Shalom.
Il publie en 2006 OPA sur les juifs de France. Enquête sur un exode programmé, écrit en duo avec Cécilia Gabizon et documentant la politique israélienne (via notamment l'Agence juive) visant à encourager l'émigration de la communauté juive de France vers Israël.
Il est membre d’Ariane de Rothschild Fellowship, un réseau développé par les fondations Edmond de Rothschild.
StreetPress En 2009, Johan Weisz lance Streetpress, un site web dédié aux cultures urbaines dont il est le directeur.. Sur les réseaux sociaux, il se désigne ironiquement comme « le calife de Streetpress ».
En 2026, dans le cadre de la mission d'information du Sénat, dotée des prérogatives des commissions d'enquête, consacrée aux zones grises de l'information, Johan Weisz est auditionné en tant que « créateur de StreetPress » aux côtés de Ivan du Du Roy (Basta !) et Denis Robert (Blast).
Avec un collectif de plusieurs journalistes de Streetpress (Christophe‐Cécil Garnier, Daphné Deschamps et Mathieu Molard) et l'historien Nicolas Lebourg, Johan Weisz publie en 2026 Extrême Danger, connaître et contrer l'extrême droite radicale.
Affaires judiciaires
Condamnations
Condamnation pour diffamation envers une association propalestinienne En 2003, il écrit sur le site Proche-orient.info que des militants de Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient – EuroPalestine ont commis une agression antisémite. L'agression du était également rapportée par Libération ou Le Monde. L’association porte plainte en rapportant que cette accusation est « inventée de toutes pièces, pour tenter de jeter le discrédit sur une association qui réclame la fin de l’impunité dont bénéficient les crimes du gouvernement israélien »..
En 2005, le tribunal de Paris juge le média Proche-orient.info ainsi que La Paix maintenant, un mouvement pacifiste israélien créé au moment de l’occupation du Sud-Liban, qui a relayé ses propos. Le média Proche-orient.info est condamné à 2 500 euros d’amende pour diffamation. Il doit également s’acquitter de 3 500 euros de dommages et intérêts, retirer l’article diffamatoire, et publier un communiqué annonçant sa condamnation.
Condamnation pour diffamation en 2026 Le , StreetPress publie un article intitulé « Le doyen d’Excelia business school accusé de harcèlement sexuel ». Excelia dépose plainte avec constitution de partie civile pour diffamation. Les avocats dénoncent, entre autres, une « absence de contradictoire » et invoquent un préjudice d'image.
Le , le tribunal judiciaire de La Rochelle déclare coupable Johan Weisz-Myara, ainsi que la journaliste ayant signé l'article. Ils sont condamnés à une amende de 1 000 euros avec sursis, ainsi qu’à une peine d’un euro de dommages et intérêts et le remboursement de 1 500 euros de frais.
Relaxes
Procès intenté par le fondateur de la Ligue de défense juive En 2015, Johan Weisz est visé par une procédure judiciaire engagée par Pierre Lurçat, présenté par StreetPress comme étant l'un des fondateurs de la Ligue de défense juive (LDJ) en France. L'action en référé fait suite à la publication d'une enquête de Johan Weisz consacrée à l'histoire et aux activités de la LDJ. Pierre Lurçat demande également le retrait d'une photographie le concernant.
Le , le Tribunal de grande instance de Paris déboute Pierre Lurçat de l'ensemble de ses demandes et juge notamment irrecevable sa demande de retrait de photographie. Johan Weisz, directeur de la publication de StreetPress, est relaxé.
Procès intenté par l'ancien chef du Gud En 2025, Johan Weisz fait l'objet d'une procédure en référé pour atteinte à la vie privée et au droit à l'image par l'ancien chef du Groupe union défense (GUD), Marc de Cacqueray-Valménier, à la suite de la publication d'une photo de son mariage par StreetPress, dont Johan Weisz est le directeur de publication.
Par un jugement rendu le , le tribunal judiciaire de Versailles prononce la relaxe de Johan Weisz et de StreetPress. Marc de Cacqueray-Valménier est débouté de l'ensemble de ses demandes. Le tribunal le condamne également à verser aux prévenus au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale. Dans sa décision, la juridiction retient notamment que les journalistes disposaient d'une base factuelle suffisante et avaient agi de bonne foi dans leur travail d'enquête.
Publications
Avec Cécilia Gabizon, OPA sur les juifs de France, Grasset, 2006 Avec Daphné Deschamps, Christophe-Cecil Garnier, Nicolas Lebourg, Mathieu Mollard et Nicolas Lebourg, Extrême Danger, connaître et contrer l'extrême droite radicale, éditions du Commun, 2026
Notes et références
Liens externes
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