Marthe Hautebar, née le à Lys-lez-Lannoy (Nord), est une résistante et déportée politique française de la Seconde guerre mondiale. Elle meurt en déportation au camp de concentration de Ravensbrück le .

Biographie Née de parents belges, Marthe Hautebar passe son enfance à Lys-lez-Lannoy. Elle épouse Eugène Tournemaine en 1921. Le couple s'installe alors à Sailly-lez-Lannoy (Nord), non loin de la frontière belge. Elle est alors frangeuse. Elle donne naissance à deux filles : Clara Tournemaine et Bernadette Tournemaine.

Résistance durant la Seconde guerre mondiale Durant la Seconde guerre mondiale, elle rejoint les réseaux "évasion" qui portent assistance et facilitent l'évasion de soldats alliés depuis les territoires occupés.

Par l'intermédiaire de douaniers français membres du réseau, elle cache régulièrement chez elle des soldats britanniques.

Arrêtée le par la Gestapo, elle est internée à la prison de Loos (Nord). Plusieurs jours après, ses deux filles sont également arrêtées et internées. Interrogées, elles sont relâchées un mois plus tard.

Torturée, elle est finalement déportée le au camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne). Elle y décède, vraisemblablement de maladie, le , quelques mois avant la libération du camp par les troupes soviétiques le . vignette|342x342px|Au centre, Marthe Hautebar, à gauche, son mari, Eugène Tournemaine, fumant une cigarette. Elle est entourée des douaniers et de présumés aviateurs anglais.

Distinctions Par arrêté du , elle est faite à titre posthume sous-lieutenant des Forces françaises combattantes et obtient plusieurs distinctions :

62x62px Chevalier de la Légion d'honneur

60x60px Croix de guerre avec palme

58x58px|Medaille de la Resistance ribbon Médaille de la Résistance française

Son acte de bravoure est également souligné par le Royaume-Uni qui lui délivre le Certificat de la Force Expéditionnaire Alliée « comme une marque de gratitude et l'appréciation de l'aide donnée aux marins, soldats, et aviateurs de la communauté de Nations Britanniques, laquelle leur permis de s'échapper, ou d'éviter la capture par les ennemis.»

Postérité et héritage En 1970, la mairie de Sailly-lez-Lannoy inaugure la Rue Marthe Hautebar. qui mène symboliquement à l'école élémentaire René Soetard. Un musée virtuel est également créé afin de retracer son histoire.

Marthe Hautebar, symbole de la résistance quotidienne des femmes durant la Seconde guerre mondiale Mise en lumière durant l'anniversaire des 80 ans de la Libération en 2024, Marthe Hautebar est devenue récemment un exemple du rôle joué par les femmes dans la Résistance française et de l'acte de résistance quotidien comme premier refus de l'oppression.

Ses arrière-petits-fils, Anthony Spitaëls et Vincent Spitaëls fondent, en 2026, le Réseau du Courage Marthe Hautebar dans l'objectif de perpétuer sa mémoire ainsi que de récompenser les valeurs de courage citoyen, notamment féminin.

Références

Catégorie:Résistante française Catégorie:Naissance en mars 1887 Catégorie:Naissance dans le département du Nord Catégorie:Décès en décembre 1944 Catégorie:Décès à Ravensbrück Catégorie:Décès à 57 ans