Gino Baldesi, né le à Florence et mort le à Rome, est un syndicaliste et homme politique socialiste italien.

Biographie

Militant socialiste réformiste et dirigeant syndical Dans sa jeunesse, il fut apprenti imprimeur, mousse, sculpteur et livreur, avant de s'engager dans l'armée. Durant ses fréquentes punitions, il étudia l'économie et apprit plus tard français et l'anglais . Militant du Parti socialiste italien (PSI), il fut, pendant la Première Guerre mondiale, rédacteur en chef du périodique florentin La Difesa, dans lequel se positionnait comme un soutient de l'intervention.

Il travailla ensuite aux ateliers Galileo, adhéra à la FIOM et écrivit fréquemment sur les questions syndicales dans l'Avanti!. En 1918, il devint secrétaire adjoint de la Confédération générale du travail (CGL) aux côtés de Ludovico D'Aragona et représenta le syndicat à plusieurs reprises lors de conférences internationales, notamment celle de Washington en 1919 et celle de Genève en 1921 .

Durant l'ascension du fascisme : tractations syndicales En janvier de la même année, il participa au XVIIe Congrès du Parti socialiste italien en tant que signataire, avec D'Aragona, de la motion réformiste. Lors des élections suivantes, il fut élu député. En , il fut exclu du parti avec toute l'aile réformiste et rejoignit le Parti socialiste unitaire (PSU).

Après la montée du fascisme, il entra en contact avec Mussolini avec qui il évoqua son éventuelle entrée au gouvernement. Après l'assassinat de Matteotti, il adopta une position plus critique, qu'il maintint pendant environ un an, période durant laquelle il siégea au comité exécutif du comité d'opposition de la sécession de l'Aventin. Dans une interview accordée à Epoca durant l'été 1925, il reprit la discussion sur la possibilité d'un syndicalisme au sein du régime fasciste tandis que, le 25 août 1925, dans l'Avanti!, il déclarait, concernant ses entretiens avec Mussolini en octobre 1922 : « Je suis toujours celui qui a eu le courage d'approcher M. Mussolini et de se mettre à sa disposition pour un programme de rapprochement et de pacification sociale. Alors il s'est passé ce qui s'est passé. La même occasion pourrait se présenter à nouveau et alors je suis toujours prêt. On peut rapprocher les masses du fascisme, mais il faut l'homme. » Cela ne l'empêcha pas d'être inclus parmi ceux dont le mandat parlementaire fut déclaré caduc le .

Bien que n'ayant pas rejoint l'Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro de Rinaldo Rigola, il collabora durant le régime, sous le pseudonyme de Streetman, à Il Lavoro de Gênes, journal dirigé par Giuseppe Canepa. Il mourut en février 1934.

Notes et références

Bibliographie

Luciana Trentin, Baldesi, Gino . Dictionnaire biographique des Italiens, vol. 5, 1963.

Liens externes

Catégorie:Député de la XXVIIe législature du royaume d'Italie Catégorie:Député de la XXVIe législature du royaume d'Italie Catégorie:Personnalité du Parti socialiste italien Catégorie:Socialiste italien Catégorie:Syndicaliste italien du XXe siècle Catégorie:Journaliste italien du XXe siècle Catégorie:Naissance en septembre 1879 Catégorie:Naissance à Florence Catégorie:Décès en février 1934 Catégorie:Décès à Rome Catégorie:Décès à 54 ans Catégorie:Rédacteur en chef italien