Le référendum constitutionnel bangladais de 2026 ont lieu le afin de permettre à la population de s'exprimer sur une modification de la Constitution du Bangladesh. Des élections législatives ont lieu le même jour.
La réforme est adoptée par 68,26 % des voix.
Contexte
vignette|redresse|gauche|Sheikh Hasina. La Ligue Awami est au pouvoir depuis 2008 sous la direction de la Première ministre Sheikh Hasina. Les précédentes élections législatives en voient ainsi la Ligue remporter à nouveau une large majorité des sièges au sein de sa coalition gouvernementale, la Grande alliance. Les élections se déroulent cependant dans un climat d'affrontement sanglants entre partisans de l'opposition et du gouvernement, qui met en place une répression politique à l'égard de ses opposants, emprisonnés ou poursuivis en justice "Bangladesh election: Opposition demands new vote", BBC News, 30 décembre 2018.
À la tête du principal parti d'opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), l’ancienne Première ministre Khaleda Zia est ainsi condamnée à dix ans de prison pour corruption, et son fils et successeur désigné Tarique Rahman à la prison à vie pour conspirationAu Bangladesh, la répression s’intensifie à l’approche des élections .
vignette|Policier face à une foule de manifestants le . Après la publication de la décision de la Cour suprême qui modifie le système de quotas d'avant 2018 dans les emplois gouvernementaux pour les étudiants, le , plusieurs étudiants venant de différentes universités de Dacca organisent des mobilisations contre le système de quotas. Ainsi, avec ce système de quotas, l'immense majorité des emplois dans la fonction publique sont réservés aux vétérans de la guerre d'indépendance et à leurs descendants, ce qui favorise les membres de la Ligue Awami au pouvoir..
De nombreuses universités publiques du pays sont concernées par le mouvement, rapidement rejointes par des universités privées. Après quelques jours de contestation, la Cour d'appel décrète le statu quo pour quatre semaines à partir du , annulant la réforme voulue par la Cour suprême. En réaction au verdict de la cour, les étudiants annoncent vouloir se débarrasser pour de bon des quotas, et que cette décision n'est qu'un début de satisfaction de leurs revendications. Le mouvement affecte également les réseaux ferrés et routiers nationaux dans les villes de Dacca, Chittagong, Comilla, Jessore, Rangpur et Râjshâhî.
Le , des violences ont lieu, opposant des étudiants manifestant contre les quotas et des membres des forces de l'ordre et de la (BCL), organisation de jeunesse du parti au pouvoir, la ligue Awami. Les militants de la BCL sont équipés d'armes de fortune et secondés par les forces de police.. Le pays décide également de couper Internet le soir du , quelques jours après avoir décidé de fermer les universités du pays. Le , des affrontements entre policiers et manifestants ont lieu dans le quartier aisé de , après que de nombreux étudiants ont bloqué plusieurs routes du quartier. La police utilise du gaz lacrymogène pour tenter de disperser les participants. Le même jour, des militants prennent d'assaut une prison, en prennent le contrôle et libèrent plusieurs centaines de prisonniers, selon les autorités du Bangladesh. Ils quittent le bâtiment avant de l'incendier. Tous les rassemblements organisés à Dacca le sont interdits et un couvre-feu est instauré.
Au moins sont tuées et plus de ont été blessées, dont et le , portant le nombre de décès à au moins 105..
Le , lors de la journée la plus sanglante depuis le début du mouvement, 97 personnes sont tuées dans des affrontements violents entre des manifestants anti-gouvernementaux et des unités de police. Le , Sheikh Hasina démissionne et quitte le Bangladesh en hélicoptère, après la prise d'assaut du palais du gouvernement par des manifestants. Le chef de l'armée Waker-uz-Zaman annonce la formation d'un gouvernement avec l'opposition excluant le parti au pouvoir...
Les représentants des manifestants appellent à nommer l'opposant et prix Nobel de la paix Muhammad Yunus comme Premier ministre.. Le , le président de la République Mohammad Shahabuddin dissout le Parlement et nomme Yunus pour diriger le gouvernement après des discussions avec l'armée et le mouvement..
Contenu
Le référendum vise à faire approuver des propositions d'amendement. D'abord, les pouvoirs du président de la République sont renforcés, et il nomme désormais le gouverneur de la Banque du Bangladesh, le président de la Commission de la fonction publique du Bangladesh, le président de la Commission de l'information, celui de la Commission du droit, ainsi que celui de la Commission de régulation de l'énergie du Bangladesh. De même, le Premier ministre en exercice ne peut plus présider un parti politique. Par ailleurs, une chambre haute est créée, et le système de gouvernement intérimaire est rétabli..
De même le système judiciaire est réformé, alors que la nationalité devient Bangladaise et non pas Bengalaise, tandis que d'autres langues doivent être reconnues. Enfin, la Constitution, jusqu'à présent amendable par une majorité des 2/3, doit désormais être adoptée par ce même quorum puis confirmée par référendum..
Résultats +Résultats nationaux. Choix Votes %Oui68,26Non31,74Votes valides90,30Votes blancs et invalides9,70Total100Abstention40,00Inscrits/Participation60,00
Notes et références
2026 Bangladesh Catégorie:2026 au Bangladesh Catégorie:Politique en février 2026 Catégorie:12 février Catégorie:Référendum en 2026