La Dernière Mascarade (, ), est un drame de guerre soviétique réalisée par Mikhaïl Tchiaoureli et sortie en 1934.

Il s'agit du premier film parlant produit en RSS de Géorgie.

Synopsis La lutte révolutionnaire du prolétariat géorgien, racontée à travers le destin du jeune Mito et de sa famille.

Première moitié des années 1910. Tiflis est une ville marquée par de forts contrastes sociaux. Dans les vastes salles de l'appartement princier, les préparatifs vont bon train pour le somptueux mariage de la fille du prince Diomède, la belle Tamara, avec le fonctionnaire impérial Ermolov, chef des chemins de fer. Pendant ce temps, dans un sous-sol humide, le comité de grève des cheminots se réunit. Mais les mencheviks parviennent à faire échouer la grève et ses organisateurs sont jetés en prison sur ordre d'Iermolov. L'échec de la grève pousse les ouvriers à recourir à la terreur, et deux d'entre eux tentent d'assassiner Iermolov. Ils sont arrêtés et condamnés à mort.

Le fils de l'un d'eux, Mito, arrêté lors d'une manifestation, est libéré après trois ans de prison passés dans la même cellule qu'un vieux bolchevik. Il n'est plus un jeune homme fougueux, mais un combattant conscient. Mais sans même lui permettre de voir sa mère, on l'envoie immédiatement au front de la guerre impérialiste.

Pendant que les ouvriers et les paysans mobilisés combattent au front, à l'arrière, les défenseurs, les libéraux, les mencheviks et les spéculateurs s'amusent, pour qui cette guerre est synonyme de profits, la gloire, les récompenses et les ventes aux enchères mondaines « au profit des soldats blessés », où le baiser de la fille du prince Diomède, Tamara, est offert en récompense pour la « générosité » des enchérisseurs.

Au moment de la révolution de février, les nationalistes et les mencheviks prennent le pouvoir en Géorgie. Le fils du prince, Rostom, un menchevik qui avait auparavant flirté avec le mouvement révolutionnaire, devient ministre du gouvernement bourgeois. Le ministre Rostom et d'autres membres du « clergé socialiste » livrent la république « indépendante » à leurs « protecteurs » étrangers.

Les soldats qui reviennent du front, parmi lesquels se trouve Mito, sont désarmés par des bandes de nationalistes soutenues par les troupes d'intervention anglaises.

Lorsque, dans un restaurant, la belle Tamara, sœur de Rostom, vêtue d'un costume national, danse sur ordre d'un Anglais, les mencheviks tirent sur un rassemblement ouvrier. Les bolcheviks géorgiens déclenchent une insurrection. Les détachements de partisans, dont l'un est dirigé par Mito, écrasent les troupes d'intervention britanniques et les bandes de mencheviks. La révolution socialiste s'accomplit en Géorgie.

Fiche technique Titre français : La Dernière Mascarade Titre original russe : , Чиаурели Михаил Эдишерович // Кино: Энциклопедический словарь/Гл. ред. С. И. Юткевич. — М.: Советская энциклопедия, 1987. — 640 с. Réalisation : Mikhaïl Tchiaoureli Scénario : Mikhaïl Tchiaoureli Photographie : Anton Polikevitch Musique : Grigol Kiladze, Evgueni Mikeladze Production : Gueorgui Tsagareli Société de production : Grouzia-Film Pays de production : Langue originale : russe Format : Noir et blanc Durée : Genre : drame de guerre Date de sortie : Union soviétique :

Distribution Aleksandr Djaliachvili — Mito Doudoukhana Tserodze — Maro Nato Vatchnadze — Tamara Sergueï Zavriev — Diomide Viktor Gamkrelidze — Mikho Mikhaïl Guelovani — Rostom — Vova — Boldyrev Konstantine Mikaberidze — Galifeli — le secrétaire Veriko Anjaparidze — èpizod

Notes et références

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