La internationale de la Triennale de Milan (en anglais ), intitulée (Inégalités), s'est tenue du au au Palazzo dell'Arte de la Triennale de Milan, avec certaines sections prolongées jusqu'au . Reconnue par le Bureau international des expositions (BIE), cette explore les disparités contemporaines sous leurs dimensions géopolitiques (organisation de l'espace et des territoires) et biopolitiques (corps humains, non-humains et biologie), à travers une approche multidisciplinaire associant architecture, design, art, urbanisme, sciences sociales et biologie.

Elle conclut une trilogie thématique entamée avec (, sur la relation humain-nature) et poursuivie avec (, sur les limites de la connaissance scientifique), en se concentrant sur la dimension humaine des inégalités socio-économiques, géopolitiques, environnementales et biologiques. Stefano Boeri, président de la Triennale depuis et commissaire général, dirige le projet avec une équipe curatoriale impliquant Beatriz Colomina, Mark Wigley, Nina Bassoli, Hans Ulrich Obrist, Telmo Pievani, Damiano Gullì, Theaster Gates et d'autres figures internationales.

L'exposition occupe environ sur deux niveaux, avec 10 expositions thématiques, 8 projets spéciaux, 20 participations internationales, installations, performances et événements.

Contexte historique Depuis , la Triennale de Milan organise des expositions internationales thématiques triennales (avec interruptions). La s'inscrit dans la tradition de réflexion sur les urgences globales, en fermant la trilogie sur les inégalités qui structurent les sociétés contemporaines.

Collaborations académiques et institutionnelles

Le projet bénéficie de la collaboration de cinq universités milanaises (Université de Milan-Bicocca, Université Bocconi, Université catholique du Sacré-Cœur, Politecnico di Milano, Université de Milan) et d'institutions internationales (Princeton, Columbia, Norman Foster Foundation, Serpentine Galleries). Ces partenariats soutiennent des recherches interdisciplinaires sur les inégalités urbaines, biologiques et spatiales.

Structure et sections principales

L'exposition se divise en axes géopolitique (inégalités spatiales et urbaines) et biopolitique (inégalités corporelles et biologiques).

Parmi les sections notables :

(), curatée par Nina Bassoli, examine les dialectiques richesse/pauvreté dans les villes, avec un focus sur le désastre de Grenfell Tower (film et photographies) et des projets de régénération urbaine. (), curatée par Beatriz Colomina et Mark Wigley, explore l'intersection bactéries-architecture depuis le Néolithique, avec une chronologie historique et des collaborations designers-microbiologistes. (visualisations de données par Federica Fragapane) et . , confrontant statistiques et portraits historiques (ex. donateurs de la Ca' Granda vs. figures paysannes). , curatée par Telmo Pievani, aborde les inégalités évolutionnistes et environnementales, en lien avec les services écosystémiques urbains.

L'identité visuelle est conçue par Pentagram (Giorgia Lupi), avec visualisations de données intégrées.

Projets spéciaux notables

Parmi les projets spéciaux figure Milano. , curaté par Damiano Gullì (curateur pour l'art contemporain et les programmes publics à la Triennale) et Jermay Michael Gabriel (directeur de Black History Months Milano). Ce projet examine les tensions urbaines à Milan, en mettant l'accent sur les inégalités invisibles et les réalités vécues par les communautés noires et marginalisées.

Participations internationales

La internationale de la Triennale de Milan, intitulée Inequalities, inclut 20 participations internationales officielles, reconnues par le Bureau international des expositions (BIE) et coordonnées via les canaux diplomatiques des États membres et entités associées.

Ces contributions nationales et transfrontalières présentent des interprétations spécifiques des inégalités géopolitiques, urbaines, sociales et biologiques.

Liste des participations

Les 20 participations officielles sont :

Nation Roms & Sinté Participation transfrontalière du Pôle Nord

Ces pavillons, répartis dans le Palazzo dell'Arte, illustrent des approches variées : certains explorent les tensions entre développement urbain et ressources naturelles, d'autres mettent en lumière les inégalités corporelles et culturelles à travers des dispositifs narratifs ou documentaires.

Événements publics

L'exposition s'accompagne d'un programme public comprenant des conférences, des tables rondes, des performances, des ateliers et des projections, organisés durant les sept mois de l'événement et curatés par Damiano Gullì.

Conférences et débats

Des conférences et tables rondes abordent les dimensions biopolitiques et géopolitiques des inégalités, avec la participation de philosophes, sociologues et urbanistes. Les thèmes incluent l'accès à la santé, les disparités territoriales et les impacts de la crise climatique.

Performances et spectacles

Des performances et spectacles vivants sont programmés principalement en octobre et . Ces événements réunissent des artistes de différents contextes géopolitiques.

Ateliers et activités participatives

Des ateliers destinés aux familles et aux jeunes sont organisés dans le cadre de Triennale on Tour, programme itinérant présenté dans huit communes de la métropole milanaise entre et .

Projections cinématographiques

Des projections et rencontres cinématographiques présentent des documentaires et des films sur les inégalités urbaines et territoriales.

Réception critique

L'exposition est saluée pour son ampleur multidisciplinaire et sa capacité à cartographier les fractures contemporaines à travers des perspectives globales.

Des critiques soulignent une approche fragmentée et descriptive, accumulant exemples sans analyse systémique forte ni propositions de transformation. La collaboration avec les universités milanaises est perçue comme un atout pour approfondir les paradoxes urbains et les enjeux biopolitiques.

Notes et références

Catalogue

Le catalogue contient une introduction de Stefano Boeri, des essais de Beatriz Colomina et Mark Wigley sur l'architecture biotique, Nina Bassoli sur les villes, Alessandra Casarico, Felix Eychmüller et Chiara Serra (Bocconi SI Lab) sur les inégalités invisibles à Milan, et d'autres contributions académiques.

Voir aussi

Articles connexes

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