(signifiant « lézard à épines merveilleux ») est une espèce fossile de grands dinosaures théropodes appartenant au genre Spinosaurus (famille des Spinosauridae). Ses fossiles proviennent de la formation de Farak, datant du Crétacé supérieur (Cénomanien), au Niger.

Elle se caractérise par un museau long et bas, une crête médiane unique en forme de Cimeterre sur le sommet du crâne et une grande voile dorsale.

Il s'agit de la deuxième espèce officiellement reconnue du genre Spinosaurus, la première étant l'espèce type Spinosaurus aegyptiacus, découverte en 1912 en Égypte.

Historique L'espèce Spinosaurus mirabilis est décrite en 2026 par les seize paléontologues, américain Paul Sereno, D. Vidal, N. P. Myhrvold, E. Johnson-Ransom, M. Ciudad Real, S. L. Baumgart, N. Sánchez Fontela, T. L. Green, E. T. Saitta, B. Adamou, L. L. Bop, T. M. Keillor, E. C. Fitzgerald, D. B. Dutheil, R. A. S. Laroche and A. V. Demers-Potvin, sur la base de divers ossements crâniens et postcrâniens collectés dans deux localités.

Fossiles Selon Paleobiology Database en 2026, cette espèce Spinosaurus mirabilis a deux collections référencées de fossiles, du Cénomanien inférieur du Crétacé supérieur, c'est-à-dire datant de .

Découvertes

Les fossiles de Spinosaurus mirabilis ont été collectés dans des affleurements de la formation de Farak au Niger lors de séries d'excavations menées en 2000, 2019 et 2022, dirigées par Paul Sereno. Le matériel a été recueilli dans deux localités, Iguidi et Jenguebi. La majeure partie du matériel provient de cette dernière, incluant le spécimen holotype (répertorié MNBH JEN1), qui comprend un crâne fragmentaire (prémaxillaire droit, les deux maxillaires, crête nasale, partie du dentaire droit et cinq dents maxillaires).

Un second spécimen de Jenguebi, MNBH JEN2, comprend une partie du maxillaire gauche, une crête nasale, des fragments de vertèbres cervicales et dorsales, une partie de l'ischium et du fémur gauches. D'autres spécimens (MNBH JEN3–9) incluent des dents isolées, un dentaire droit, des vertèbres caudales et des phalanges. Le matériel d'Iguidi (MNBH IGU11, 25, et 38–40) comprend principalement des couronnes dentaires isolées et des fragments de vertèbres.

Initialement, le spécimen MNBH IGU11 avait été identifié comme appartenant au Carcharodontosauridae contemporain Carcharodontosaurus iguidensis, puis fut attribué à Sigilmassasaurus avant d'être officiellement rattaché à S. mirabilis en 2026.

Étymologie L'épithète spécifique mirabilis est un mot latin signifiant « étonnant » ou « merveilleux », faisant allusion à la crête naso-préfrontale remarquablement développée qui caractérise l'espèce.

Description vignette|MNBH IGU11, centre d'une vertèbre dorsale de S. mirabilis. L'anatomie du squelette de Spinosaurus mirabilis est globalement similaire à celle de S. aegyptiacus. L'espèce n'est actuellement connue que par des spécimens immatures. L'holotype, appartenant à un individu subadulte, est estimé à environ de longueur totale, soit environ 15 % de moins que le néotype de S. aegyptiacus (FSAC-KK-11888).

Crâne et crête S. mirabilis se distingue de S. aegyptiacus par un museau proportionnellement plus bas, un prémaxillaire légèrement plus arqué s'élevant au-dessus du reste du museau, et une expansion subquadrangulaire de l'extrémité du dentaire.

Le trait le plus remarquable est sa crête pointue en forme de cimeterre, formée par les os nasaux et préfrontaux. Cette crête s'incurve postéo-dorsalement, vers le haut et vers l'arrière. Un réseau de vaisseaux et de stries suggère que cette structure osseuse était recouverte d'un étui en kératine augmentant sa taille, similairement aux crêtes des casoars modernes. Cette crête jouait probablement un rôle majeur dans la communication visuelle et la parade.

Squelette postcrânien La morphologie des vertèbres conservées suggère la présence d'une voile dorsale formée par des épines neurales très allongées, bien que la forme exacte de cette voile ne soit pas encore connue avec certitude. Les restes suggèrent également que les membres postérieurs de S. mirabilis étaient proportionnellement un peu plus longs que ceux de S. aegyptiacus.

Classification

Paléoécologie Les restes de S. mirabilis ont été exhumés de la formation de Farak, caractérisée par des grès et des schistes sabloneux, représentant un système fluvial datant du Cénomanien. Il partageait cet habitat avec des crocodiliformes diversifiés et d'autres grands théropodes comme Carcharodontosaurus.

Voir aussi

Spinosaurus Liens externes

Bibliographie

Publication originale

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Taxon fossile décrit en 2026 Catégorie:Espèce de dinosaures (nom scientifique) Catégorie:Spinosauridae Catégorie:Dinosaure du Crétacé supérieur Catégorie:Dinosaure d'Afrique Catégorie:Paléontologie au Niger Catégorie:Taxon fossile décrit par Paul Sereno Catégorie:Dinosaure carnivore