La guerre d'Iran de 2026, troisième guerre du Golfe La troisième guerre du Golfe devient-elle mondiale ?, radiofrance, 31 mars 2026Iran : la troisième guerre du Golfe toujours sans issue après un mois qui a choqué la planète, lesechos, 29 mars 2026, quatrième guerre du Golfe ou encore guerre israélo-américano-iranienne est un conflit qui débute le par une opération militaire conjointe américano-israélienne consistant en des frappes aériennes sur l'Iran.
Du côté israélien, l'opération est nommée (en anglais : ). et, du côté américain, (en anglais : ). En réponse, l'Iran déclenche l’, consistant en une vague de représailles massives à travers le Moyen-Orient., sur l'île de Chypre et au Caucase.
La guerre débute malgré la reprise des négociations entre l'Iran et les États-Unis en janvier et février 2026. Elle succède à la guerre des Douze Jours et à l'opération américaine de 2025, ce qui constitue le plus important déploiement militaire dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003 ..
La guerre se répand dans la région à partir du . La population libanaise subit les conséquences du conflit entre le Hezbollah et Israël. L'armée israélienne lance une campagne de bombardements sur le territoire libanais, marquant l’ouverture d’un nouveau front. Le conflit s’exporte brièvement aux frontières de l’Union européenne lorsque la base britannique d’Akrotiri, sur l'île de Chypre, est attaquée par un drone iranien.
L'Iran ferme le détroit d'Ormuz, une perturbation immédiate des livraisons mondiales de gaz naturel liquéfié et de pétrole., d'intenses spéculations boursières.sont alors observées.
Outre les condamnations des Nations unies, plusieurs États dénoncent l'enfreinte au droit international et une déstabilisation du Moyen-Orient.par les assaillants, Israël et USA. Des critiques juridiques s'élèvent également, qualifiant les frappes d'illégales au regard du droit américain et de violations de la souveraineté iranienneStéphanie Maupas, Que dit le droit international sur l’attaque israélo-américaine sur l’Iran, et sur les représailles de Téhéran ?, LeMonde.fr, 2 mars 2026.
La guerre est l'objet d'une intense propagande menée par tous les belligérants. L'IA sert dans la diffusion de cette propagande. Le coût humain est très difficile à établir (plusieurs milliers de morts et presque un million de personnes déplacées). Les conséquences pour les populations locales ne sont réellement connues qu'au Liban en raison de la liberté de la Presse : plusieurs milliers de morts civils libanais résultent des nombreux tirs israéliens. Pour le reste des populations locales, les images fournies par les belligérants et diffusées par la presse omettent systématiquement de montrer les morts, les blessés et les victimes du conflit.
Un cessez-le-feu fragile est conclu le 8 avril 2026. Le 16 avril 2026, le président des États-Unis, Donald Trump, annonce avoir obtenu du président libanais Joseph Aoun et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou un cessez-le-feu de dix jours qui aurait dû être effectif à 0 heures (CET) le 17 avril. Le même jour, l'Iran annonce la réouverture complète du détroit d'Ormuz. Le détroit est bloqué à nouveau dès le lendemain à la suite de la continuation du blocus des ports iraniens par les États-Unis. Le cessez-le-feu est prolongé sine die par Donald Trump le 21 avril 2026. Malgré toutes ces négociations, le front libanais n'a jamais cessé d'être actif.
Le , Donald Trump et l'Iran annoncent un accord visant à mettre fin à la guerre. La signature du est effectuée le à Versailles par le président américain, à la suite du sommet du G7 d'Évian, aux côtés d'Emmanuel Macron, Marco Rubio et Jean-Noël Barrot . Le 8 juillet 2026, les combats reprennent sur une intensité moins élevée et les deux parties considèrent le mémorandum d'Islamabad comme caduc.
Contexte Conflit Israël-Iran depuis 2024
Les gouvernants de la république islamique d'Iran appellent depuis leur prise du pouvoir à la destruction d'Israël. Khomeini désignait, dès les premiers jours de l'établissement de la république islamique en 1979, Israël comme le « petit Satan », une « tumeur cancéreuse » qu'il faut « rayer de la carte » et les États-Unis comme le « Grand Satan ».
La république islamique a financé le développement de l'Axe de la résistance qui vise principalement les États-Unis, Israël et leurs alliés. Les principaux affiliés sont le Hamas, le Hezbollah, la Syrie baasiste jusqu'à sa chute en 2024, et les Houthis du Yémen. Le Hamas attaque Israël le 7 octobre 2023, le Hezbollah dès le lendemain 8 octobre 2023 et les Houthis dès le ..
La guerre d'Iran de 2026 est à replacer dans le contexte du conflit entre Israël et l'Iran depuis 2024, marqué par des déclarations des dirigeants iraniens dont Ali Khamenei appelant à l'anéantissement d'Israël et formé d'une série d'escalades militaires jusqu'à aboutir à une première guerre ouverte surnommée « guerre des Douze jours », entre les deux pays en 2025, du 13 au , opposant Israël puis les États-Unis à l'Iran.
(juin 2025) Le , Israël avait déclenché une attaque surprise contre l'Iran, l' (« Lion qui se lève ») visant des sites clés du programme nucléaire iranien, leurs scientifiques, le corps des gardiens de la révolution islamique, les défenses aériennes iraniennes et les infrastructures énergétiques du pays.
L'Iran avait répliqué en déclenchant l' en frappant le territoire israélien.
()
À leur suite, le , les États-Unis avaient mené l', (« Marteau de minuit ») visant les installations nucléaires iraniennes de Fordo, Natanz et Ispahan à l'aide de bombardiers furtifs B-2 Spirit, de bombes anti-bunker GBU-57 et de missiles de croisière Tomahawk.
En réponse, l'Iran avait lancé une attaque de missiles sur la base américaine d'Al Oudeid au Qatar, sans faire de victime américaine..
Prélude Interruption du processus diplomatique (janvier-)
Le premier cycle des négociations entre l'Iran et les États-Unis est interrompu le 13 juin 2025 à la suite de l'attaque d'Israël contre l'Iran. Le , des négociations sont engagées à Mascate (Oman) . Une ultime rencontre a lieu à Genève le . Les rencontres diplomatiques de février sont préparées en amont, comme le veut l'usage. La presse indique que l'Iran intensifie la diplomatie régionale, avec la visite d'Ali Larijani à Moscou tandis que Abbas Araghtchi se rend à Istanbul. Le Premier ministre qatari Mohammed ben Abderrahmane Al Thani se rend à Téhéran. La Turquie, l'Égypte et le Qatar travaillent à organiser la rencontre entre les États-Unis et l'Iran. L'Iran demande à Oman un lieu neutre.
Les exigences des États-Unis seraient que l'Iran transfère ses restants d'uranium enrichi, qu'il arrête son développement d'armes nucléaires, restreigne son programme de missiles balistiques et cesse le soutien à des groupes terroristes tels que le Hezbollah, le Hamas et les Houthis. L'Iran demanderait quant à lui la fin des ingérences américaines dans la politique intérieure du pays.
Casus belli Le , Trump appelle les Iraniens à « continuer à protester » et à « prendre le contrôle de (leurs) institutions » ; il menace alors d'une intervention militaire imminente.. Le , Trump affirme que le changement de régime serait « la meilleure chose qui puisse arriver ».
Lors du discours sur l'état de l'Union du , Trump accuse l'Iran de relancer son programme nucléaire.
Manifestations et répression en Iran ()
En et , des manifestations nationales se déroulent en Iran, provoquées par l'effondrement économique et la chute du rial.
Le , Donald Trump affirme lors d'un briefing presse que la République islamique « a tué au moins ». Les autorités iraniennes publient pour leur part une liste officielle de pour janvier de la même année, dont environ des forces de sécurité, tandis que des organisations de défense des droits humains évoquent environ confirmés..
En , Donald Trump affirme avoir envoyé des armes aux manifestants iraniens. Il accuse les Kurdes d'avoir détourné ces armes...., ce qui est démenti par les Kurdes : « Nous n’avons reçu aucune arme durant la période des manifestations en Iran. »
Actions et mouvements militaires
Propagande de guerre Les informations sur le déroulement des événements militaires sont diffusées en majeure partie par les gouvernements dont la presse se fait le relais (ce qui est tout à fait normal vu le contexte). Elles sont destinées en priorité à la formation de l'opinion publique et suivent pour la plupart les dix commandements de la propagande de guerre. Par ailleurs, selon un article des Échos cité par Radio France, 30 à 40 % du contenu diffusé serait des contenus générés par l'intelligence artificielle.
Une censure concernant les coûts humains de cette guerre semble à l'œuvre, aucune image de blessés ou victimes du conflit n'étant diffusée, à l'exception de la situation au Liban où des journalistes peuvent faire leur travail.
Chronologie des événements Le , des hauts responsables de la sécurité nationale américaine se réunissent à la Maison-Blanche pour examiner les options militaires potentielles, notamment les frappes aériennes, les opérations cybernétiques et les raids ciblés, dans le cadre de la réponse de l'administration à la répression violente des manifestations par l'Iran.
L'armée américaine commence à repositionner ses forces au Moyen-Orient. Le , un groupe de porte-avions américains, l', est déployé vers le golfe Persique, accompagné d'autres moyens de la marine et de la force aérienne. Le , Trump annonce qu'« une immense armada se dirige vers l'Iran ».
Le , six canonnières de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) tentent d'arrêter et de saisir un pétrolier américain dans le détroit d'Ormuz. Le pétrolier Stena Imperative ignore leurs exigences et continue vers la mer d'Arabie sous l'escorte de l'. De plus, un chasseur américain F-35 abat un drone iranien Shahed 139 qui approche du porte-avions .
Le , la marine iranienne du CGRI annonce avoir saisi deux pétroliers étrangers près de l'île Farsi dans le golfe Persique et les avoir transférés au port de Bouchehr, affirmant que les deux navires sont impliqués dans des opérations de contrebande de carburant.
Le , Trump déclare qu'il va déployer un second groupe de porte-avions, l', en route vers le Moyen-Orient avec le Carrier Strike Group 12,pour soutenir l'USS Abraham Lincoln. Des responsables américains confient à Reuters que l'armée se prépare à des « opérations soutenues de plusieurs semaines ».
Le , Ali Khamenei menace le navire de guerre américain en affirmant que les forces iraniennes sont « capables de le couler ». De plus, le détroit d'Ormuz est fermé pendant plusieurs heures lors d'un exercice militaire de tir réel.
Déroulement Attaque israélo-américaine du
vignette|Des avions et des missiles Tomahawk lancés depuis les navires de la cinquième flotte des États-Unis. Le samedi à , Donald Trump annonce dans une vidéo publiée sur Truth Social que « les forces armées américaines ont commencé des opérations de combat majeures en Iran ». Un responsable américain confirme à Reuters que les frappes sont conduites « par air et par mer ». L'opération est décrite par deux responsables américains comme étant appelée à durer « plusieurs jours ».