Alireza Arafi (en ), né en 1959 à Meybod, est un religieux et juriste chiite iranien. Il dirige le Centre de gestion des séminaires religieux (howzeh-ha) du pays. Il est également membre du Conseil des gardiens de la Constitution depuis 2019 et deuxième vice-président de l'Assemblée des experts depuis 2022.
Biographie Alireza Arafi est né en 1959 à Meybod, dans la province actuelle de Yazd, au sein d'une famille kurde de la tribu des laks.. Ses ancêtres se seraient convertis à l'islam depuis le zoroastrisme au . Son père, l'ayatollah Mohammad Ibrahim Arafi, était réputé proche de Rouhollah Khomeini, toutefois, certains analystes estiment qu'il pourrait s'agir d'une exagération.
À Qom, il achève ses études primaires. Parallèlement, il commence ses cours au séminaire et ses cours préparatoires. Plus tard, il suit également des cours au séminaire et apprend l'arabe et l'anglais. De plus, il étudie les mathématiques et la philosophie.
Depuis 1992, il assure la prière du vendredi dans sa ville natale de Meybod et, en 2014, il est nommé à Qom. De 2008 à 2018, il dirige l'université Al-Mustafa International. Depuis 2011, il est membre de droit du et, en 2016, il devient directeur du séminaire de Qom ainsi que du Centre de gestion des séminaires religieux. Il est également responsable des séminaires religieux pour hommes et pour femmes à Meybod.
Arafi est membre de la , du , du conseil d'administration de l', ainsi que du conseil d'administration de l'.
Le , le guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei, le nomme au Conseil des gardiens pour un mandat de six ans, qui est renouvelé le . Parallèlement, lors d'une élection partielle dans la province de Téhéran le , il décroche un siège à l'Assemblée des experts et est investi le . Réélu lors du scrutin régulier du , il est élu deuxième vice-président de l'Assemblée le suivant.
À partir de 2016 au plus tard, Alireza Arafi commence à être considéré comme un successeur potentiel d'Ali Khamenei. Ce statut se renforce après la mort du président de la république islamique d'Iran, Ebrahim Raïssi, dans un accident d'hélicoptère le , puis le , lorsqu'au lendemain de l'assassinat d'Ali Khamenei dans un bombardement israélien, il devient, aux côtés du nouveau président Massoud Pezechkian et du chef du pouvoir judiciaire Gholamhussein Mohseni Ejei , l'un des trois membres du Conseil de direction intérimaire chargé de diriger l'Iran en l'absence du guide suprême. La nomination d'Alireza Arafi au poste de guide suprême est avancée par les modérés comme un choix de compromis : doté d'importantes connaissances religieuses mais dépourvu d'influence dans les sphères politique et militaire, il apparaît comme facile à manœuvrer. Mojtaba Khamenei, fils de l'ancien guide et proche des Gardiens de la Révolutions, lui est néanmoins préféré sous l'influence décisive de ces derniers.
Idéologie Arafi présente l'islam, et plus particulièrement le chiisme, comme possédant un cadre intellectuel et civilisationnel complet, capable de répondre à la pensée philosophique, culturelle et politique occidentale moderne. Dans ses discours, il insiste sur ce qu'il décrit comme les carences morales et spirituelles de la modernité occidentale, notamment le sécularisme, le libéralisme et le matérialisme. Il soutient que la pensée islamique offre une épistémologie et un modèle social alternatifs, fondés sur la révélation et l'autorité religieuse. Il critique également les autres religions et est hostile envers les Bahai's.
Arafi est décrit comme et d'intelligence artificielle, encourageant leur adoption par le afin de moderniser ses pratiques et faire avancer la civilisation islamique.
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