(né le ) est un homme politique japonais, député de la Chambre des représentants (quatre mandats) et président de la Commission spéciale de la Chambre des représentants pour la réforme politique, affilié au Parti de la restauration du Japon. Il a auparavant été conseiller municipal d'Osaka (quatre mandats) et 109e président du Conseil. Il utilise souvent les katakanas pour son nom : « ミノベテルオ ».
Biographie Minobe naît dans l'arrondissement Kita-ku de la ville d'Osaka, dans la préfecture d'Osaka. Il est diplômé de l'école primaire Toyono, du collège Toyosaki, du lycée Seifu et de la faculté de droit de l'université Kobe Gakuin.
Après avoir obtenu son diplôme universitaire, il travaille dans le secteur privé, dans des sociétés de voyages, de commerce et de gestion immobilière, pendant plus de 15 ans au total.
En 2003, il se présente aux élections municipales d'Osaka dans la circonscription de Kita-ku sous l'étiquette du Parti libéral-démocrate et est élu pour la première fois. Il siège au conseil municipal d'Osaka pendant quatre mandats, soit un total de 14 ans.
En 2010, au milieu de son deuxième mandat de conseiller municipal, il quitte le Parti libéral-démocrate et rejoint le Parti de la restauration d'Osaka.
Le , il est nommé 109e président du conseil municipal d'Osaka. Cependant, sa décision de faire jouer un orchestre de cuivres d'un lycée municipal lors d'une soirée de levée de fonds électorale est critiquée comme une violation de la neutralité politique de l'éducation, et une motion de censure est adoptée le de la même année. Il démissionne de sa fonction le de la même année.
Le , il démissionne de son poste de conseiller municipal d'Osaka. La même année, il se présente comme candidat aux 48e élections législatives dans la quatrième circonscription de la préfecture d'Osaka, sous l'étiquette du Parti de la restauration du Japon, mais il est battu par le député sortant, membre du PLD, Yasuhide Nakayama.
Le , Takashi Tanihata, membre de la Chambre des représentants, démissionne de son poste pour raisons de santé. Le , la Commission électorale centrale de son parti désigne Minobe comme candidat de remplacement dans la circonscription proportionnelle du Kinki. vignette|Campagne électorale de Teruo Minobe en 2021. Le , il est réélu lors de la 49e élection générale à la Chambre des représentants, battant Nakayama, contre qui il avait perdu lors de l'élection précédente.
Le , il est réélu lors de la 50e élection générale à la Chambre des représentants, battant quatre autres candidats, dont Nakayama.
Le , il est réélu à la Chambre des représentants lors des 51èmes élections générales, battant Nakayama et d'autres candidats. Le 20 du même mois, il est nommé président de la Commission spéciale de la Chambre des représentants pour la réforme politique.
Opinions politiques Minobe est partisan de la modification de la Constitution du Japon. Il est opposé à la création d’une clause d’urgence dans la Constitution. Il s’oppose aux amendements constitutionnels visant à éliminer la pratique consistant à regrouper des préfectures voisines en un seul district électoral lors des élections régulières à la Chambre des conseillers Il a une opinion positive des Abenomics. Il soutient la mise en place d'un système de professionnels hautement qualifiés qui exempterait certains professionnels très bien rémunérés des réglementations relatives au temps de travail. Concernant la production d’énergie nucléaire au Japon, il pense qu’. Il est favorable à la légalisation des casinos. Concernant l’armement nucléaire du Japon, il a déclaré : , et pense que les trois principes non-nucléaires qui stipulent qu’ devraint également être discutés. Il s'oppose à la modification de la loi sur la promotion de la santé, qui interdit en principe de fumer dans les restaurants et autres bâtiments afin de prévenir le tabagisme passif. Il a déclaré qu'il s'opposait à ce que la loi s'immisce dans la vie privée des ménages.
Vie privée Minobe est marié et a deux filles. Au lycée, il faisait partie de l'équipe de handball et excellait en défense. Il fait partie des paroissiens du sanctuaire Ōsaka Tenman-gū.
Controverses Critiques de l'« Ordonnance de soutien à l'éducation familiale » Le , alors qu'il est secrétaire général du groupe de son parti au conseil municipal, Minobe présente, en compagnie de Junko Tsuji, conseillère municipale à l'origine du projet, une ordonnance sur le soutien à l'éducation familiale. Ce texte prévoit des mesures de soutien à l'instruction à domicile et la promotion des méthodes traditionnelles d'éducation des enfants. Le projet comporte un chapitre sur la « Prévention des troubles du développement et des maltraitances », affirmant qu', que , et que .
Ce projet d'ordonnance suscite une vague de critiques, certains affirmant qu'. Le , Tōru Hashimoto, dirigeant du Parti de la restauration d'Osaka, appelle le conseil municipal à reconsidérer le projet. Le même jour, treize associations de parents d'enfants atteints de troubles du développement de la préfecture d'Osaka adressent une pétition au conseil municipal, déclarant que La ville présente ses excuses aux représentants des associations, tout en précisant : Le même jour, la ville renonce à soumettre l'ordonnance au conseil municipal.
Prestation d'un orchestre de cuivres d'un lycée municipal lors d'une soirée de collecte de fonds politiques Le , la fanfare d'un lycée municipal local est invitée à se produire lors d'une soirée de levée de fonds politique organisée pour célébrer l'investiture de Minobe comme président du conseil municipal. Environ 600 personnes sont présentes, parmi lesquelles des membres de la Diète, des élus municipaux et préfectoraux, ainsi que des sympathisants. La fanfare avait déjà joué lors de deux autres soirées l'année précédente. En conséquence, le Parti Komeito, le Parti libéral-démocrate et le Parti démocrate du Japon critiquent cette prestation, déclarant : Le maire d'Osaka et chef du Parti de la restauration d'Osaka, Toru Hashimoto, qui assistait à la soirée, déclare :
À l'époque, le parti Komeito collabore avec le parti Ishin au sein de l'assemblée municipale. Cependant, le gouverneur d'Osaka Ichirō Matsui, alors secrétaire général du parti Ishin, s'en prend directement au Komeito, déclarant : Cette déclaration entraîne un durcissement de la position du Komeito. Minobe propose comme punition à son égard une réduction de son salaire de trois mois et sollicite des éclaircissements quant à son maintien à la présidence, mais le Komeito refuse. Le , l'assemblée municipale adopte une motion de censure contre le président, soutenue par le Komeito, le Parti libéral-démocrate et le Parti démocrate. Parallèlement, le Parti communiste critique les actions des trois autres partis, les qualifiant de . Tout en reconnaissant le caractère problématique des agissements de Minobe, il se joint au parti Ishin pour s'opposer à la motion de censure, arguant qu'une démission est une sanction excessive. Le , le conseil scolaire municipal réprimande verbalement l'enseignant conseiller du club de fanfare, pour ne pas avoir pleinement compris l'objectif de la fête. Même après le vote de la motion de censure, Minobe refuse de démissionner. Le parti Ishin a alors décide de respecter son choix et de ne pas exiger sa démission, mais il démissionne finalement en décembre de la même année.
Notes et références
Liens externes
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